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Next Gift [Shadow]
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 :: les faubourgs réhabilités :: Le centre commercial
MessageSujet: Next Gift [Shadow] Next Gift [Shadow] EmptyVen 9 Aoû 2019 - 12:21

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Next Gift  



Je ne pouvais pas me balader aux côtés d’une personne qui n’avait rien à se mettre sur le dos et pouvait presque se balader pieds nus. Non pas que cela me posait un problème quand on était à la maison, j’étais la première à courir pieds nus à droite et à gauche, et il en allait de même pour le jardin. Sentir l’herbe fraiche, la terre et les petits graviers sous la plante des pieds était un plaisir que bien peu comprenaient, préférant vivre comme les humains, avec des couches et des couches. Je comprenais l’utilité dehors, en rue : c’était sale, mais chez moi ?  Oui, je comprenais le sentiment de retrouver la liberté, du moins le sentiment de liberté, que procuraient le soleil et le vent. Elle les avait toujours connus, tandis que j’avais dû apprendre à les connaître. Je les aimais aujourd’hui, et leur absence pourrait certainement me faire beaucoup de mal. Dans tous les cas, je ne dis rien concernant sa remarque, préférant souligner un petit point important : elle n’avait pas intérêt à tenter de se barrer. Je pouvais être douce et compréhensible, mais il s’agissait de travail ici, et j’étais bien plus intransigeante lorsqu’il s’agissait de boulot. Dans la vie privée, j’avais conscience de devoir faire des concessions, conscience que je pouvais manquer de sentiments ou trop en avoir, être trop manipulatrice, et que cela posait problème. La vie privée m’obligeait à réfléchir plus afin de garder une vie sociale stable... Le travail était différent : se faire respecter, rappeler les règles, et surtout, rappeler que ce n’était pas un jeu.

J’étais chasseuse et si la demoiselle pensait que se carapater était une bonne idée, lui briser les rotules pourrait éventuellement lui montrer qu’elle avait tort. Si elle recommençait, et bien, je la retrouverai encore, je trouverai une autre astuce pour l’empêcher de bouger, et je mettrai ma menace de plus tôt à exécution : son frère ferait un parfait exemple. Quoi ? Mon boulot était de retrouver les gens, pas de les dresser. Pas entièrement. J’avais des contacts un peu partout et il me serait presque facile d’interroger les vendeurs avec mon accès de chasseuses. Elle ne resterait pas seule souvent de toute manière : la maison était toujours bien remplie. Les moments d’intimités se résumeraient aux bains ou douches, les toilettes, et le repos... Encore qu’il faudrait lui trouver un lit et donc probablement déménager quelques personnes histoire que tous les humains aient quelque chose où poser la tête. Elle comprendrait que si elle était sage, tout en restant elle-même, qu’on faisait ce qu’on lui demandait, sans tenter de râler et de blesser les autres, sa vie se verrait nettement améliorée. Je la laissai regarder la moto, l’effleurer et admirer les finitions et tout ce qui faisait de l’engin quelque chose d’aussi beau que puissant. Lucien aussi était resté en arrêt devant. Pas longtemps, juste assez pour que je puisse apercevoir son intérêt. La différence ? J’avais envie de faire plaisir à mon trésor. Shadow n’avait pas encore ce privilège, quand bien même nous allions faire les boutiques ensemble. Ce qui sembla la surprendre.

- Tu préfères rester habillée ainsi tout le temps ? Ou nue, le temps que l’on lave ces frusques ?

Elle aurait sans doute le droit de garder ses quelques possessions lorsque je la rendrai à un vendeur, surtout si je spécifiais ce droit. Je ne pouvais pas lui prêter de vêtements, nous ne faisions pas la même taille et n’avions pas la même carrure. Je pourrais éventuellement demander à Vanessa ou Lydia, mais encore une fois, elles ne faisaient pas la même taille ou carrure. Et cela ne serait pas fair-play de ma part de demander aux jeunes femmes de prêter leurs vêtements à la nouvelle arrivante. LA solution était donc d’aller lui acheter le minimum pour survivre quelques temps, et si son séjour s’éternisait, on pourrait refaire une petite journée au magasin. Sans doute que Grace serait heureuse d’accompagner. Je lui donnai le casque, prenant l’autre pour me protéger la tête, et grimpai sur la moto, invitant la demoiselle à me suivre. C’est à peu prêt à ce moment là qu’elle décida de me répondre. Je la regardai à travers ma visière, calmement. Bien, on progressait. Je ne fis aucune réflexion sur ce qu’elle aimait, je ne portai aucun jugement non plus : ce n’était pas à moi de le faire. Cela soulignait simplement le fait que la demoiselle était sportive ou du moins, qu’elle était en bonne condition physique. C’était logique pour son âge, et c’était bien. Si elle était sage, peut-être pourrais-je lui faire une surprise avec une balade à cheval, ou quelques moments de danse. Nous n’avions peut-être pas les mêmes techniques, mais j’avais dû apprendre certaines danses pour plaire aux clients. Nous verrons.

- Nous mangerons à la maison. Si tu te sens faible, dis le moi, je te prendrai quelque chose à grignoter.

Je pourrai l’affamer. Ne lui donner qu’un repas par jour, et un peu d’eau, pour la maintenir en bonne santé, histoire d’éviter toute tentative de velléité. Elle ne m’avait cependant pas encore donné de raison d’aller dans cette extrémité et elle était déjà suffisamment maigre comme ça. Je n’étais moi-même pas bien épaisse, mais je me nourrissais correctement : je n’étais pas certaine qu’il en allait de même pour Shadow. Même si Quentin nourrissait sa marchandise et la traitait correctement – plus que d’autres – cela ne signifiait pas pour autant que la demoiselle ait pu se nourrir correctement. Peut-être souffrait-elle de quelques carences.

- Tu peux t’accrocher à moi ou aux poignées du siège.

J’ignorais complètement comment cela s’appelait, mais je savais que ça servait à se maintenir. Il y avait comme deus espèce de... hanses, des poignées qui sortaient gracieusement près du siège. Cela aurait pu passer pour de la décoration, mais non. J’avais découvert l’utilité un peu par hasard quand j’avais conduit Grace à un examen à l’hôpital. Elle-même l’avait appris de Vanessa. Quoi qu’elle choisisse, je m’en moquais : il y avait peut de chance qu’elle tente de s’agripper à moi par les seins. Ca serait grossier et mal venu. Même une petite sauvageonne connaissant la politesse verbale saurait que certains gestes n’étaient pas acceptables. Encore que vu le bras cassé du vendeur, on pourrait en douter. Je nous conduisis rapidement à travers les rues, reconnaissant sans peine les des raccourcis. Ce qui fait qu’en quelques minutes à peine, nous étions arrivées dans la gallérie marchande, ou du moins, la ruelle marchande. Je nous garai, mis les casques dans le petit coffre de la moto en poussant un peu, et nous pûmes nous mettre en route. Dans l’ordre dans le quel j’avais énuméré les activités. LE truc, c’est que le coiffeur risquait de fermer pour prendre sa pause, et je n’avais pas envie de faire durer les choses. Avoir sa coiffure et les cheveux propres et sains donnerait également un autre rendu sur les vêtements : autant donc commencer par ça. J’entrai dans une boutique dont l’enseigne était amusante. Quelque chose du genre « Faudra tif hair. »

On fut accueillie par un hybride renne, au vu des bois qu’il portait. Il avait déjà son âge, ou alors il était grisonnant précoce. Il demanda si nous avions rendez-vous, ce qui n’était pas le cas, et pour qui s’était. Je désignai la petite sauvage, et l’homme fit une légèrement moue, levant un sourcil avant d’avancer sa main vers le visage de la jeune fille. Mes yeux étaient également posés sur elle dans un avertissement clair : elle pouvait être rapide pour attaquer, mais moi aussi. Et elle devait bien se comporter, même si elle serait touchée. Après tout nous étions ici pour elle, le coiffeur n’allait rien tenter devant ce qui semblait être une maîtresse désireuse de rendre son acquisition un peu plus jolie.

- Les cheveux ne sont pas trop abîmés, ça aurait pu être pire. Quelles sont vos envies ?

Il me regardait quand il demandait ça. Il avait raison d’ailleurs : la petite chérie n’avait toujours pas son mot à dire. Je n’allais pas demander de choses fantaisistes, qu’elle se rassure. Et je ne la considérais pas non plus comme une poupée qu’il fallait habiller, maquiller et je ne sais pas tout quoi d’autre. Ce n’était pas mon fantasme, j’en avais été une, et... Et bien, si cette vie était loin derrière moi et que soudainement devoir m’occuper d’une jeune fille me renvoyait aux plus belles années de ma foutue vie, ce n’était pas pareil. Shadow était jeune, mais ce n’était pas non plus une enfant, plus totalement. Une toute jeune adulte, tout au plus. Assez pour me donner envie de m’en occuper, mais pas assez pour la préserver de ma colère si elle faisait une connerie. Il ne faisait rien de mal de toute façon, juste lui tripoter les cheveux pour s’assurer qu’ils étaient propres, beaux, sains, leurs longueurs, s’ils étaient fourchus, bref, il faisait son travail.

- Shampoings, soins, coupes des pointes, bref, occupez vous bien de ses cheveux. Faites également une jolie coiffure, quelque chose de simple, que l’on puisse refaire chez nous.

Il hocha la tête, désigna un siège pour Shadow, et un fauteuil pour moi. Parfait : j’avais une bonne vision de l’espace et je pouvais garder un œil sur la jeune fille, tout en consultant mon portable : j’avais des mails à lire, ainsi que quelques documents à parcourir.

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Antarès Al Niyat
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MessageSujet: Re: Next Gift [Shadow] Next Gift [Shadow] EmptySam 10 Aoû 2019 - 4:00
Après m'avoir informée qu'on mangerait une fois arrivée à la maison j'hochai la tête. Le ventre vide quelques heures de plus ou de moins n'allaient pas changer grand chose, je pouvais largement tenir sans risquer de faire un malaise.Je m'accrochai aux poignées de maintien et la moto démarra. Les vibrations parcoururent mes muscles et je savourai cet instant. Le ronronnement mécanique parvint à mes oreilles, une mélodie que j'aimai tellement. Et enfin je partis de cet horrible endroit. Pendant tout le trajet je ne fis qu'observer. Observer la ville que j'avais parcouru mainte et mainte fois sans jamais prendre le temps de flâner. Les gens étaient en terrasse à siroter, d'autre faisaient leur course dans les petits commerces. Au bout de quelques minutes, l'hybride scorpion gara la moto et on ôta notre casque qu'elle rangea pour que nous soyons pas encombrées. Je suivi Antarès jusqu'au premier soin : le coiffeur.

A cause du manque de douche et de soins dû à la vie dans les ruelles et au magasin d'humain : ils étaient emmêlés et avaient perdu tout leur éclat. Ma chevelure avait aussi bien poussé, elle s'était mauvaisement bouclée et m'arrivait à la moitié de mes fesses. Un soin chez un professionnel ne pouvait leur faire que du bien ! J’émis un léger sourire devant l'enseigne originale de la boutique dont nous avions poussé la porte ''faudra tif hair''. Je n'avais jamais pensé à ce jeu de mot. Un membre du personnel nous accueillit et demanda plusieurs informations à Antarès. Je me demandai silencieusement si le fait d'arriver sans rendez-vous ne poserait pas problème, en fin de compte non. Je ne compris pas pourquoi l'homme aux bois majestueux fit la moue quand il approcha sa main de mon visage mais je décelai du coin de l’œil la jeune femme prête à intervenir au moindre faux mouvement de ma part. Le coiffeur ne risquait absolument rien, je me défendais je n'attaquais pas et là je n'avais aucune raison, l'hybride faisait son travail et n'avait aucun geste déplacé. Je me tournai pour qu'il puisse avoir une vue d'ensemble sur ma crinière. Au bout de quelques secondes il fit sa constatation de mon état capillaire -qui ne fut pas une catastrophe- mais demanda à la chasseuse ce qu'il lui ferait plaisir. A quoi devais-je m'attendre ? Je ne voulais pas me retrouver avec une coupe hyper courte ou des couleurs fantaisistes. Une chevelure ébène malgré ses reflets ensanglantés pouvait tout d'abord s'accorder avec tout et surtout être discrète. Finalement, ma crainte se dissipa vite car c'était aussi ce que je souhaitais. A la demande du coiffeur je m'installai au bac pour qu'il puisse les laver. Il m'enfila la blouse, positionna le siège à la bonne hauteur. Et je me mis à profiter pleinement sans me soucier des activités du scorpion. Il fallut quand même deux passages de shampoing pour que mes cheveux soit bien propre et l'hybride appliqua plusieurs soin de manière consciencieuse pour que la fibre retrouve son éclat. Il finit par rincer une dernière fois et enroula dans une serviette, une goutte glissa le long de ma tempe. Ce n'était absolument rien mais cette sensation accentua mon envie d'une bonne douche. Je me levai pour m'asseoir sur un autre fauteuil. J'en profitai pour jeter un œil à Antarès complètement dans ses dossiers.

Arrivé devant la glace, je restai quelque seconde devant mon reflet mais le coiffeur me tira de mes pensées en touchant ma chevelure. L'eau les avait complètement lissé et les mèches les plus longues de mon dégradé m'arrivaient bien en dessous des fesses. Cette fois-ci, c'est à mon avis qu'on s’intéressa :


- Comment je coupe ? Quelle longueur voudriez-vous garder ? quelle coiffure ? Bien sûr avec l'approbation de votre maîtresse.
- J'aimerai garder la forme dégradée mais une longueur juste en bas de mon dos. Et pour la coiffure, je préfère laisser l'expérience d'un professionnel en juger. - répondis-je poliment.


Il acquiesça et me fit signe de m'asseoir avant de commencer son travail. Il passa d'abord le peigne pour retirer les nœuds récalcitrants et cela me fit grimacer par instant. Ce n'était qu'un ''mauvais'' moment à passer. Une fois démêlé le renne, ciseau en main, s'affaira à rendre la bonne longueur à ma crinière. Cela pris un moment, je regardais les mèches charbon tombaient au sol ou sur mes épaules lorsque je me rendis compte que ma gorge était sèche. Je me permis aimablement de faire une demande :


- Pardonnez-moi, serait-il possible d'avoir un simple verre d'eau ? ma gorge est sèche et cela commence à être vraiment incommode.
- Bien évidemment ! Vous auriez dû le demander plus tôt. Quelques type de commerçant serions-nous si nous laissions nos clients et leur pets mourir de soif.


Il déposa son matériel et partit chercher le verre d'eau. A son retour je le remerciai infiniment et bu délicatement l'eau fraîche. Cette dernière eut un effet immédiat sur l'aridité de mes entrailles et me soulagea. Quant au coiffeur, il poursuivit la mise en forme de mes cheveux. Il boucla plusieurs mèches et attacha la partie haute avec une pince fleurie blanche, il manipula quelques brins pour peaufiner et se recula.


- Qu'en dites vous ? -questionna-t'il à Antarès et moi.


J'observai chacun de mes crins qui avaient complètement retrouvé leur vivacité et leur splendeur le tout magnifié par une coiffure splendide et très simple. Mes reflets rouges, la noirceur de ma couleur principale et la fleur couleur neige faisait un parfait mélange. Je me tournai vers l'homme qui venait de passer un long moment à s'occuper de moi et lui fit part de mon contentement avec un grand sourire :


- vraiment merci beaucoup ! Je trouve ça magnifique !


Mais il ne restait maintenant plus qu'à savoir la réaction de l'hybride chasseuse.
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MessageSujet: Re: Next Gift [Shadow] Next Gift [Shadow] EmptySam 10 Aoû 2019 - 15:33

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Une sérieuse folie



Le coiffeur savait ce qu’il faisait : je n’avais pas besoin de rester sans cesse à les observer pour les surveiller. Shadow n’avait pour le moment aucune raison de partir, surtout si c’était des heures à passer à s’occuper d’elle. Elle n’aurait rien à faire d’autre qu’à se laisser vivre, ce qui n’était pas la mer à boire. Ca lui ferait du bien, autant physiquement que mentalement. Il ne faut pas sous estimer le mental dans l’équation de la bonne volonté. On a plus rapidement envie de faire les choses correctement quand on est bien dans sa peau, le ventre plein et qu’on est propre. Tout arrivait à qui sait attendre. Vu le temps que prendrait le coiffeur, nous nous arrêterions pour prendre quelque chose dans un des snacks aux alentours. Quelque chose qui ne serait pas trop copieux, mais qui pourrait remplir l’estomac le temps que nous rentrions et que le vrai repas soit préparé. En attendant, j’avais un peu de temps – enfin – pour m’intéresser à quelque chose de particulièrement compliqué. D’aucun dirait que je devais faire ça à tête reposée, chez moi, au calme. D’autres diraient que j’avais besoin de quelqu’un pour m’expliquer tous les termes scientifiques. C’était en partie vrai : je ne comprenais pas tout. Sauf que j’avais également été un cobaye, et que j’avais donc plus de notions qu’une personne lambda, même si je n’étais pas réellement mon domaine d’expertise. En fait c’était réellement compliqué. Cela me hérissait également parce que ce que j’avais toujours refusé me servait aujourd’hui. J’avais un rapport particulier avec les expérimentations sur autrui. Mon passé me heurtait de plein fouet, et j’avais pourtant conscience que c’était important. La science n’évoluait pas n’importe comment. Je savais cependant que le dossier taisait comment les résultats avaient été obtenus.

Je n’avais pas toutes les informations, il me manquait des pages, des choses que je devrais probablement aller chercher moi-même... Mais je tenais à cette évolution. Que cela soit une lubie passagère ou la réalité, cela m’importait peu, j’allais avoir le temps d’y penser. Je devrais probablement en discuter un peu avec Lucien, ce dernier voudrait certainement savoir les risques que j’encourais. Ou pas. En fait, cela dépendrait certainement de la personnalité à laquelle j’aurais à faire. Je relevai la tête lorsque le coiffeur me demanda si je désirais également quelque chose à boire, et j’acceptai un verre d’eau. Il revint rapidement, avec nos boissons, et se remit au travail. J’observai un instant ce qu’il faisait, et oui, cela prenait forme. Cela commençait à devenir joli, le genre de coiffure que je pourrais désirer si j’avais les cheveux un peu plus longs. Cela dit, la longueur actuelle était parfaite pour n’importe quel genre : il suffisait de les mettre en forme et le tour était joué. Le temps qu’ils terminent, j’avais à nouveau le nez plongé dans mes document, à pester mentalement parce que plus j’avançais et moins je comprenais. Il y avait des notes incompréhensibles, d’autres qui faisaient références à des effets secondaires indésirables comme un changement définitif, d’autres qui mettaient tellement de temps à s’effectuer que cela ne servait à rien – qui voudrait tenter de changer de sexe si cela mettait une semaine de fatigue et d’intenses douleurs ? – il y avait l’effet secondaire mortel, évidemment, qui était apparemment fort courant : le corps ne supportait pas le changement et finissait par craquer.

Fort heureusement, mon attention fut détournée lorsque je commençais à devenir irritable. Je relevai les yeux quand les deux individus parlèrent, échangeant des paroles et des appréciations. J’haussai un sourcil en direction du coiffeur. Mouais, question coiffure simple... Elle n’était pas compliquée, mais elle pouvait prendre du temps si l’on n’était pas habitué. La pince fleurie dans les cheveux était à mon sens un peu de trop, mais ce n’était pas un problème. Le travail était fait, même bien fait, et assez rapidement pour que je ne me sente pas flouée. On avait passé un bon moment ici, mais la journée n’était pas encore terminée. En fait, vu l’heure, il était réellement nécessaire de prendre quelque chose à manger. Midi était passé, et tenir sans manger jusqu’en soirée, si c’était possible, resterait désagréable.

- C’est charmant. Je recommanderai cet établissement à mes amies.

Je fis un sourire charmant, tout en me redressant, me dirigeant vers le petit bureau encombré de papiers, d’échantillons, de bonbons aussi... Une fois encore j’avais l’impression de revenir des années en arrière, lorsque Gaïa et sa mère me conduisaient chez le coiffeur pour me refaire une beauté. Nous avions notre établissement, celui chez qui nous allions tout le temps et qui finissait par nous connaître. Il y avait toujours quelque chose pour Gaïa : c’était une enfant têtue, mais adorable, le genre qu’on a toujours envie de voir sourire et rire. Dans tous les cas, je payais, et nous reçûmes quelques échantillons gratuits pour les cheveux de Shadow, histoire qu’elle continue les soins durant quelques lavages. J’avais ce qu’il fallait à la maison : avec trois femmes, un homme et moi, Lucien qui squattait – mais était rasé donc ça ne comptait pas – et bientôt Shadow... Oui, nous étions préparés. Cela dit, on ne crache pas sur quelques produits gratuits. Je pris également quelques élastiques et pinces de différentes tailles, autant pour Shadow que pour moi, histoire qu’elle puisse se coiffer à sa convenance, sans piquer dans les affaires des autres. Et je lui donnai le petit sac en plastique biodégradable, parce que nous allions quand même avoir plein de sac et que c’était un peu pour elle que nous étions ici.

Je nous dirigeai donc vers une sorte de petit magasin, que j’avais déjà repéré par le passé. Il y avait moins de monde puisque l’heure était globalement passée, mais je savais que c’était un endroit qui ne payait pas de mine. C’était apparemment bon, et j’avais toujours souhaité tester. C’était la bonne excuse aujourd’hui. On fit rapidement la file, et pu choisir entre divers variété de plats à emporter, et bons pour la santé. Si la demoiselle désirait des hamburgers, ça serait du fait maison, avec de la bonne viande. Dans tous les cas, c’était plus facile de marcher et manger, même lentement, tout en allant ver les premiers magasins de vêtements à la mode. Enfin mode. La mode était devenue une chose légèrement surfaite à mon avis, on préférait souvent ce qui était pratique. On ne pouvait pas forcément mettre ce qu’on voulait quand on avait une foutue queue de scorpion, par exemple.

On pu entrer assez facilement dans le magasin. Aussitôt une musique connue et à la mode se fit entendre, chantée par, si je me souvenais bien, un petit hybride de type chat, qui se voulait adorable mais qui me donnait des envie de foutre des baffes dès qu’il passait à la télévision. Peu importe. Je me tournai vers la jeune fille, afin de donner les instructions. Si on peut dire.

- Prends ce qui te fait envie, mais ne tombe pas dans la vulgarité. Tu peux te faire belle, mais tu n’es pas ici pour plaire. Et ne fais pas trop attention au prix. N’exagère pas, c’est tout.

Elle pouvait prendre ce qui lui plaisait, le tissu qu’elle voulait, la couleur ou la coupe. Le prix n’était pas un problème, elle ne devrait pas trop s’inquiéter sur ce qu’elle pouvait ou non prendre – d’autant que ce n’était pas entièrement moi qui payais pour le coup – mais qu’elle ne fasse pas de folies. Elle avait des largesses, une liberté que beaucoup n’avaient pas. S’il lui prenait l’envie de faire n’importe quoi, je pourrais tout aussi bien commander des choses à sa taille, peu importe ce que c’était, et elle devrait s’en contenter. Je prévenais aussi qu’elle pouvait se faire belle, mais que le but n’était pas de plaire aux autres : je ne prévoyais pas de la vendre ou d’attirer le regard sur elle. Peut-être un autre maître chercherait à la mettre en valeur, pour faire des jaloux mais... ce n’était pas mon cas. J’aimais les belles choses, elle était belle, mais elle restait surtout une esclave à dresser. Son job, c’était de travailler.

- Quand tu auras trouvé ton bonheur, nous irons à la cabine d’essayage. Je me réserve un droit de veto sur l’une ou l’autre tenue. Et tu pourras me donner ton avis si je trouve quelque chose pour moi.

Je lui fis un clin d’œil, avant de la laisser enfin commencer la fouille des rayonnages.

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