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Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès]
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MessageSujet: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyLun 5 Aoû 2019 - 12:05

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

Ma maison. Vide. Une table en bois, des chaises un peu bancales, un canapé troué, une télé démodée dont les chaînes ne fonctionnent qu'une fois sur deux, la cuisine qui donne sur le salon tellement l'espace a été compressé. Un deux pièce minuscules, du moins si on ne compte pas la cave immense, craquelée. Les murs ont vu des jours meilleurs, l'une des fenêtres à une vitre en moins et laisse passer le froid en hiver - rendant la température intenable pour un animal du désert - et la porte ne ferme qu'une fois sur deux. De l'extérieur, la maison menace de s'effondrer sur elle-même à tout instant, mais elle m'appartient. Le seul nid que j'ai réussi à garder, le seul que personne ne risque de vouloir me prendre. Plus le bâtiment est pourri, moins les groupes et les gangs y verront une bonne opportunité et plus j'avais de chance de pouvoir vendre mon herbe. Mais en contrepartie, mon confort s'en faisait ressentir. Seul le lit mérite qu'on s'attarde, un matelas sans la moindre fissure, encore blanc, sans tâche, que j'ai enroulé dans un draps pour le protéger. Très confortable, je fais des nuits de rêves, quand je ne cauchemardes pas.

C'est dans cette demeure que je parle avec ma douce Antarès, hybride scorpion appétissante que je rencontre pour la deuxième fois. Mais le courant passe très bien. Elle me propose déjà de me trouver un métier ! Un boulot que je me vois malheureusement dans l'obligation de ne pas vraiment accepter. Car, franchement, mise à par vendre ma drogue et taper sur des personnes, je ne vois pas très bien en quoi je pourrais lui être utile. Et pour le premier, je ne suis pas franchement bon. Ne sachant pas compter, j'ai dû développer un système pour être payer convenablement ; je demande la couleur des billets. Et je regarde la grandeur des pièces. Plus elle est grande, plus elle semble importante. Une tactique qui m'a fait défaut au départ mais qui a finit par se révéler efficace par la suite. Je ne rends évidemment pas la monnaie, chose qui a tendance parfois à énerver certains, mais j'ai eu tôt fait de les faire... comprendre.

Pour revenir à Antarès, j'ai de nouveau perdu la tête à cause de son parfum. L'autre s'est libéré et je me retrouve coincer, endormis. Et le scorpion ne m'aide pas à m'en sortir. Limite s'il ne trouve pas la situation complètement normale. A-t-il déjà vu d'autres hybrides dans le même cas que moi ? A sauter d'un état instable à un autre ? A lui vouer la mort, puis l'amour d'un claquement de doigt ? De désirer la fuir comme la peste, puis vouloir rester à ses côtés jusqu'à la mort ? Peut-être. Ca expliquerait pourquoi il reste aussi... tranquille. Si on peut réellement appeler cette froideur, ce calculateur de tranquille...

Elle me parle de la protéger. L'idée me plait. Je m'imagine être son chevalier servant, comme dans les histoires qu'on me lisait quand j'étais petit. Un protecteur sur qui elle pourrait se reposer, s'appuyer. Et qui la maintiendrait à la surface quand elle touchera le fond, qui l'aiderait dans les plus mauvais moment, repoussant les ennemis et les indésirables. Sans armure et elle sans château, je lui ferais découvrir la princesse qui sommeille encore en elle et lui montrerait les délices que je peux lui apporter !

Mais je ne dis rien, fermant la porte, mon esprit en ébullition. Pour voir ce que je pourrais faire pour elle, mise à part garde du corps ou vendeur de drogue, j'aurais besoin de savoir ce dont elle a vraiment besoin. mise à part d'un homme dans sa vie, ce que je pourrais sans aucun problème combler, on s'entend. Et l'idée d'aller chez elle pour y parvenir m'est venu tout naturellement. Quoi de mieux de vivre un instant dans son univers pour apporter un oeil neuf et trouver sa place ?

C'est pourquoi je le propose. Et sa réaction me laisse perplexe ; elle se lève, débarrasse son assiette et commence à laver sa vaisselle. Je reste sur le pas de la porte, attendant un signe, une réponse, mise à part ce simple haussement d'épaules qui ne vaut rien dire. Ou tout dire, je ne sais pas. Je ne bouge pas, l'observe s'essuyer les mains, récupérer ses affaires et se diriger vers la porte. Et de moi par la même occasion. Je me décale, incertain, la laisse sortir, la suis sans savoir quoi dire, quoi faire. Je la regarde envoyer un message à quelqu'un, une pointe de jalousie broyant mon coeur, me demandant à qui elle pouvait s'intéressée alors que j'étais là. Elle devrait mettre toute son attention sur moi. Rien que moi !

Quand elle grimpe sur sa moto, j'étais renfrogné. J'attrape le casque son mot dire, mais me déride lentement à la perspective d'être si proche d'elle. Je me glisse derrière elle, me cramponne à elle. J'ai déjà fais de la moto. Je ne sais plus quand, ni dans quelle circonstance. Peut-être l'autre. Je place mes mains là où il faut, me colle pourtant plus que nécessaire à elle, la visière du casque baissée. Je ne peux plus autant sentir son odeur venant de sa peau, mais le protège-tête en est imprégné. Je me laisse balader, le vent s'engouffrant dans mes vêtements, fais frissonner ma peau. J'en avais oublié la sensation agréable, le plaisir que d'aller vite sur un deux roue à moteur.

Le trajet est pourtant court. Trop court, mais peut-être pourrais-je demander à Antarès de me prêter sa moto une autre fois. Quand je descends de l'engin, j'observe autour de moi et grimace. Une partie de moi a la maison en horreur. Trop belle, trop chic, trop exposé. La zone n'est pas non plus ma préférée. Sécurisée, peut-être, mais quelque chose me chiffonne, mais je ne sais pas quoi. Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je laisse ma douce chérie passer en premier, promenant mon regard autour de moi. L'endroit semble être très bien entretenu, il y a une piscine, l'odeur le prouve en tout cas, la végétation est plutôt présente... Et la maison en elle même a l'air très... Imposante. Un sentiment étrange me prend aux côtes, mais je le chasse.

Quand nous passons la porte d'entrée, Antarès crie un prénom, puis prévient l'individu qu'ils avaient un invité. J'observe ma blondinette, incertain, déposant mon casque à côté de celui de mon épouse. Je laisse mon nez identifier les odeurs de la pièce, faisant quelque pas pour mieux sentir, mieux me repérer. Il y a beaucoup de parfums, beaucoup de senteurs. J'arrive à en identifier certaines, mais pas toutes. Je cligne des yeux en regardant le scorpion qui me fixe. A-t-elle dit quelque chose ? Peut-être. Je ne l'écoutais pas. Pas du tout, même, trop concentrer à m'adapter à ce nouvel habitat.

- Qui est Grace ?

Je la fixe un instant, jaloux, avant qu'une odeur ne vienne capter mon attention. Ca sent la nourriture. La bonne nourriture, par de celle que je fais. Je me détourne d'Antarès une demie seconde, mon estomac me commandant d'aller voir, d'aller goûter. Mais son parfum m'emprisonne de nouveau et je retourne sur elle, lui prenant lentement la main pour la guider, qu'elle ne me quitte pas, même une seconde. Qu'elle ne puisse pas aller voir Grace pendant que je ne suis pas là. Qui est-il ? Qu'importe. Un ennemi.

- Il y a de la nourriture, n'est-ce pas ?

Face à la nourriture, je suis un être faible. Il faut bien me comprendre, je ne mange que ce que je suis prêt à préparer et je n'ai pas toujours les sous pour m'acheter des aliments différents de ce que je me prépare - des sandwiches à 90%. Et les livres de cuisines ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval...

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyLun 5 Aoû 2019 - 14:06

Cuisine-moi, mon scorpion



Si j’avais conscience du malaise de Lucien, je ne le montrai pas, pas plus que je ne dis quoi que se soit. J’avais conscience que la richesse pouvait rendre mal à l’aise, et cela tendait également à lui montrer que j’étais une créature de luxe qu’il faudrait pouvoir entretenir. Plus ou moins. Parce que même si j’avais certains standards, je n’avais besoin de personne pour vivre ma vie. La preuve avec cette maison : elle était grande, spacieuse, et je pouvais encore construire des annexe, si jamais il me prenait la fantaisie d’acquérir des esclaves. Ou si Grace continuait d’adopter des humains comme on adopte des chatons. Si c’est le cas, je devrais vraiment lui dire que l’argent dépensé dans leur confort n’était pas le même. J’ai beau être outrageusement riche, j’ai pas particulièrement envie de payer pour les bestioles de ma meilleure amie... Or c’est ce que je fais en partie, quoi qu’elle en dise. Cela dit, je profite aussi des avantages de leur présence...

En attendant, Lucien regardait autour de lui, que cela soit perdu ou émerveillé, la ligne était mince. Peu importe, il voulait venir chez moi pour voir ce qu’il pouvait m’offrir. En vérité, je ne manquais de rien, c’était tout ce qu’il gagnerait en observant la demeure. Peut-être pourrais-je l’interroger plus tard, sur ce qu’il ressent ou les idées qu’il avait pour rester à mes côtés et m’être utile. Comme je l’avais souligné, il avait différentes possibilités qui s’offraient à lui, celle de garde du corps étant probablement la plus inutile pour moi, mais qui lui permettrait de rester à mes côtés. Et moi de m’amuser, principalement à ses dépends, tout en gardant un œil sur lui.

Je regarde fixement la souris, qui... Et bien, semble se réveiller et avoir une sorte d’élan de jalousie. Pour un peu, j’allais tirer la gueule. Mon trésor ne peut quand même pas être si... si bête ? Ou avoir une mémoire aussi peu efficace ! C’est une souris, mais leur cerveau n’était tout de même pas con ! J’avais parlé de Grace. Bon, pas en long et en large, mais j’avais évoqué son nom comme étant ma colocataire hybride. Je devrais peut-être parler plus amplement de tout ce beau monde. J’allais répondre, quelque chose comme : cherche dans ta jolie petite tête, chéri, mais il me devança en humant l’air. Il vient de capter une odeur, c’est évident, et son ventre parle pour lui. Ou presque. La petite souris ne perd pas le Nord et m’attrape délicatement la main pour me guider. Je souris, amusé. Sérieusement ? Il se laisse guider lui-même par l’odeur, et fini, sans trop de mal, à trouver la grande cuisine.

Grace était bien là, se tenant dans la cuisine, avec Lydia assise à une chaise, feuilletant un magasine de mode. On aurait pu croire que c’était l’inverse, après tout, un maître n’est pas censé cuisiner, mais... Grace et moi avions cette passion commune, nous n’avions donc aucune raison de laisser quelqu’un d’autre s’en charger. Comme le fait que c’était normalement mon tour de cuisiner. Genre, on s’était vu obligé de mettre cette espèce de règle en place, histoire d’éviter les disputes et nous permettre de cuisiner équitablement. Bref, de nous faire plaisir. Il y avait parfois des entorses, surtout quand l’autre n’était pas là, qu’il n’avait pas envie ou pas d’idée. Bref, ce n’était pas universel, mais là, c’était bien à mon tour, saloperie. Je quittai Lucien, saluant à peine Lydia et allant directement aux côtés de l’autre femme magnifique. Je posai un simple baiser sur sa joue, avant de lui pincer vicieusement la hanche, la faisant d’abord glousser sous le bisou, puis légèrement crier et sursauter.

- C’était mon tour.
- Je fais de la moussaka. J’ai besoin de temps pour tout préparer. Et comme tu étais avec ton chéri, j’ai pensé que tu ne reviendrais pas.

Elle se tourna vers Lucien, un sourire lui mangeant le visage. Elle jeta juste un coup d’œil à la cuisinière, histoire de s’assurer que rien n’allait brûler, avant de s’avancer vers la souris. Je la suivis, peut-être légèrement plus alerte. Grâce n’était pas naïve, mais elle était naturellement gentille. Elle était plus douce que moi, même si ce n’était pas difficile. Elle était forte, mais elle faisait aussi trop facilement confiance aux autres. Du moins c’était mon avis, et j’avais tendance à dire que la preuve résidait dans cette maison. Il fallait être demeuré pour laisser entrer trois inconnus chez soi, même si c’était des esclaves. Grace avait la chance qu’ils soient corrects. Et que j’ai eue une petite discussion avec eux.

- Je m’appelle Grace. Tu dois être le trésor d’Antarès ? Lucien, c’est ça ?

Je suppose qu’il ne me restait plus qu’à faire le dessert et à Lucien de s’installer sur la chaise, à côté de Lydia. Je n’avais pas imaginé l’après midi ce finir comme ça, tient.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyMar 6 Aoû 2019 - 11:49

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

Je n'attends pas sa réponse sur Grace ; je suis déjà passé à autre chose. Un parfum qui anime mon corps, mon estomac prenant les commandes un court instant. Je ne la reconnais pas. Cette effluve m'est étrangère. Elle m'intrigue, et, quand je pénètre dans la cuisine avec Antarès, je m'arrête net. J'observe les deux étrangères, lâchant la main de ma chérie, incertain sur le comportement à adopter. L'une m'est indifférente, une simple humaine, sans doute esclave. Sa peau de pêche, ses cheveux de miel, son visage de porcelaine, elle ne détonne pas dans cet univers de merveilles et de luxe. Un peu l'idée qu'on se fait d'une princesse. Elle est belle, de ce style de femmes aux joues délicatement rondes mais au corps fin, comme si elle n'était pas encore sorti de l'enfance. Elle me rappelle certaines héroïnes des livres d'images que les scientifiques me lisaient, étant petit. C'était avant les premières études. Avant mes épouses.

L'autre personne pose problème. Une jolie hybride, même si elle n'était pas de mon goût, mais son odeur, plus discrète que celle d'Antarès à cause de la pâtisserie qu'elle est en train de faire, m'attire. Je ne sais pas pourquoi, mon cerveau ne veut pas traiter l'information. Il nie en bloc, se cabre, jette l'idée dans un coin. Tant que ma douce chérie est près de moi, il ne peut rien m'arriver. C'est ce qu'il affirme, ce qu'il me chuchote à l'oreille. Il m'envoie un signal, de danger, de détresse. Car il sait, avant moi, que la situation peut très vite m'échapper, me glisser entre les doigts. Mon scorpion m'avait posé la question de savoir ce que je ferais face à un scarabée. Elle parlait de sa colocataire. Merde.

Et quand elle me quitte pour elle jusqu'à elle, je me pétrifie, je me tétanise. Son parfum s'éloigne, se mêle légèrement à celle de l'autre hybride. Pour l'instant, je suis sauf. Mais je ne peux quitter des yeux les deux femmes, mon coeur balançant d'un être à un autre. La brise, la pince. Elles parlent. Un peu de moi. Je me sens tout chose quand l'insecte souligne qu'elle pensait Antarès ne reviendrait pas vu qu'elle était avec son chéri. Qui est l'enfoiré avec qui elle était sensé être ? Moi ? Je ne le comprends qu'une demie seconde plus tard, la joie se faufilant dans mes membres, dans ma chaire. C'est la première fois qu'une personne extérieure le remarque sans sarcasme.

Elle me regarde. Je me tends. Je me crispe. Elle me sourit et j'aurais voulu fondre, me glisser contre elle et la faire sourire pour toujours. Pourtant, quand elle s'approche, j'ai un mouvement de recule, un pas en arrière. Une sorte de fuite inutile, instinctive. Pour la première fois, je ne veux pas que son parfum m'atteigne. Je ne veux pas qu'elle devienne mon Epouse. Mon regard dévie sur Antarès, presque suppliant, alors qu'elle s'approche aussi. Le danger s'éloigne au fur et à mesure qu'elle est plus proche, comme un garde du corps. Se méfie-t-elle de moi ? Impossible. Je lui suis dévoué, après tout !

Je fixe de nouveau Grace. C'est ainsi elle, la fameuse Grace ! J'aurais dû me sentir idiot d'avoir été jaloux de cette beauté, mais mon cerveau n'est pas en capacité d'avoir autre chose qu'un tiraillement intérieur.

- Ouais... Z'êtes belle...

Ma voix est hachée, je manque de souffle. Elle est trop proche par apport à Antarès. Je m'oblige à me décaler, à contourner la belle créature, cette épouse que je désire autant que je ne veux pas. Je force mes jambes à aller en direction de mon scorpion, de m'éloigner du scarabée, ma tête prête à exploser. Je la prends dans mes bras, enroule ceux-ci autour de sa taille, pose ma tête sur son épaule, respire son odeur. Je me purifie. Je laisse mon esprit se vider pour ne plus qu'avoir elle et personne d'autre.

- J'peux pas... J'y arriverais pas...

Je me décroche et sors de la pièce, laissant la senteur de la nourriture derrière moi. C'est la première fois que je bats en retraite. Que je m'oblige à m'éloigner d'une de mes épouses. Normalement, je suis collé à elle, je ne veux pas la voir partir, la laisser me filer entre les doigts. Mais ne l'ai-je pas déjà fait avec Antarès, à notre première rencontre ? Quand je l'ai laissé s'en aller avec la promesse que nous reverrons ? Peut-être. C'était différent.

Je trouve le salon et m'y assoie. Pas très bien, je dois l'avouer. J'ai les genoux ramenés près de moi, les enlaçant de mes bras, ma tête poser dessus, ma queue enroulé autour. Je porte toujours mes chaussures. Je salis sans doute le tissu. Mais, bizarrement, je m'en fous. Ma tête me brûle.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyMar 6 Aoû 2019 - 13:43

Cuisine-moi, mon scorpion  



J’avais emmené Lucien jusque chez moi, comme il l’avait demandé. J’avais fait fi de sa première réaction, la mettant sur le compte de l’étonnement et de la surprise. Puis il avait décidé d’investir les lieux tout seul, et de se retrouver nez à nez ou presque, avec la traîtresse qui cuisinait. C’était mon tour ! Lydia était là aussi, mais personne ne lui prêtait réellement d’attention. Personnellement, je préférais aller saluer mon amie avec un baiser et un pincement, le tout dans une démarche naturelle, prouvant l’intimité et la proximité qui nous unissait. Elle était autant une mère qu’une sœur, qu’une amie et qu’une amante. Cela pouvait paraître étrange mais cela prouvait que rien dans la vie ne pourrait réellement nous éloigner. Trop de choses vécues ensemble, trop de souvenirs, bons comme mauvais. J’avais d’ailleurs parlé de Lucien à la jeune femme, comme en témoignait notre conversation texto. Elle se rapprocha de lui, souriante, ne semblant pas remarquer les changements émotionnels de l’autre. Il passait de la colère à la joie si rapidement que je me demandais s’il n’était pas un peu bipolaire. Puis il y eut la peur, et j’étais curieux. Je mentirais en disant qu’il ne s’agissait pas d’un test. Il avait affirmé qu’il n’aurait d’yeux que pour moi, avant de dire à demi-mot qu’il avait quelques problèmes. J’ignorais les quels, mais il semblerait que Grace puisse en faire partie.

Je rejoignis le duo, les laissant communiquer comme ils le voulaient, mais pas loin. Je ne craignais pas de violence de la part de la souris, mais il était quand même bon d’observer tout ça. Je glousse, comme Grace. C’est toujours charmant de voir un homme donner un vrai compliment sans attendre quelque chose en retour. Ou presque. Je n’étais pas réellement sûr avec Lucien. Il avait l’air légèrement constipé pour le coup, mal à l’aise et ne sachant pas où se mettre. On dirait aussi qu’il tente de respirer le moins possible.

- Il est chou.

J’hausse un sourcil, elle hausse les épaules. Elle a aussi conscience que quelque chose cloche, mais que ce n’est pas fondamentalement dangereux. Encore que Lucien semblait réellement au bout du rouleau On repassera pour le test, hein. Il vint s’accrocher à moi comme si j’étais sa bouée de sauvetage, il essayait de s’ancrer dans une réalité, et il semblait choisir la mienne, sans pour autant parvenir à se contrôler totalement. Mouais, pas totalement un échec, mais ce n’était tout de même pas bon. Grace avait depuis longtemps baissé la main, celle que Lucien aurait dû serrer par politesse, et nous regardait, les yeux interrogateurs, tandis que la souris se gorgeait de mon odeur. C’est bon, je gérais. Vraiment ? semblait vouloir dire son visage. Grace était prévenante. Douce, gentille. Mais je savais de quoi elle était capable. Quant à la souris, elle finit par se détacher de moi, avançant telle une âme en peine vers ce qui devait être le salon. Il s’éloignait de la source de conflit, ce qui l’empêchait de réfléchir posément.

- Umh. Tu lui fais de l’effet, apparemment.
- Dis pas de bêtise.
- Tu comptes le laisser se morfondre dans le salon ? S’il pleure, je ne le console pas. J’ai une moussaka à terminer.
- Tellement charmante.

Je levai les yeux au ciel, alors qu’elle retournait à la découpe de ses aubergines. Je passai effectivement devant un Lucien prostré dans le canapé, chaussures sur le tissu. Mouais, s’il voulait vivre ici, il y allait avoir certaines règles à suivre. En attendant, je me dirigeai vers ma chambre, trouvant sans peine dans le dressing ce que je cherchais. Un voile de couleur majoritairement bleue, mettant en valeur mon œil de cette couleur. Il avait également des touches de rouge pâle, virant au brun doux, et du blanc presque transparent. C’était un objet qui avait presque couté un bras, mais que j’appréciais assez pour le mettre régulièrement. Elle portait donc suffisamment mon odeur pour calmer l’individu loquesque en bas. Je retournai vers la souris, me postant devant lui et me penchai, tournant le voile autour de sa tête, laissant le tissu se poser délicatement sur son nez. C’était presque ridicule sur lui, mais tant pis. Je suis presque certain que ça allait lui plaire. Je m’accroupis ensuite pour lui prendre une jambe et enlever la première chaussure.

- Si tu comptes rester ici, tu ne mets pas tes chaussures sur le mobilier. Nous avons des chaussons ou des pantoufles pour ça. Limite, tu y vas pieds nus.

Je retirai l’autre chaussure, et me relevai, allant les déposer près d’une armoire, proche de l’entrée. Je me tournai vers Lucien, le regard imperturbable. Ma voix quant à elle, demandait à ce qu’il ne me déçoive pas.

- Tu mangeras avec nous. J’espère également que tu me rejoindras dans la cuisine, et que tu m’aideras à préparer le dessert.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyVen 9 Aoû 2019 - 12:03

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

Je sais que mes yeux changent, qu'ils se transforment. Je le sens au plus profond de mes tripes. Je subis les contrecoups de ma fuite, mon cerveau hurlant sa douleur, mon cœur battant à toute allure. Je ne remarque pas les faibles tremblements qui secouent mon corps, à ce point concentrer pour ne pas me métamorphoser. Car une fois fait, je ne pourrais plus revenir ; l'Autre ne m'en laissera pas la possibilité. Il prendra le contrôle et je ne pourrais qu'assister, impuissant, aux événements futurs. Il tentera sans doute de fuir, par la porte ou une fenêtre, attendra dans un trou le temps qu'il faudra, oublié de tous... Dans l'espoir qu'Antarès ou sa colocataire ne le trouve pas entre temps, évidemment...

Je ne lève le museau qu'une fois que je sens un tissu se glisser sur ma tête, dans un sursaut, alors que le monde m'apparaît un instant bleu. Je cligne des paupières, incertain, alors que mon scorpion est face à moi, qu'elle noue le voile autour de moi, que son odeur est encore plus présente qu'auparavant. Je m'interroge, touche légèrement le cadeau du bout des doigts et je comprends que le parfum vient de là, très présent. Une pièce qu'elle doit souvent porter.

Un frisson parcourt mon échine, le bonheur grimpant dans mon estomac, chassant les dernières trace d'une possible métamorphose. Ce simple geste, cette maigre offrande, m'apporte bien plus qu'elle ne pourrait l'imaginer et je n l'en aime que davantage. C'est pourquoi je la laisse me déchausser, l'observant attentivement, amoureux. C'est stupide de se dire qu'elle est la personne qui m'est destinée, mais je le pense vraiment. Sinon... Pourquoi aurait-elle choisi de venir à moi plutôt que de rester auprès de sa colocataire et de son humaine ?

Elle est partie avec mes chaussures, mais la revoilà. Elle m'invite à manger avec elle - sous forme d'ordre, mais je ne le prends pas ainsi -, et elle me glisse qu'elle aimerait me voir cuisiner avec elle. Du coup, je me déplie, je me redresse, serrant le voile contre moi avant de partir à sa suite, docile souris. Quand je mets le nez dans la cuisine, je laisse mon regard vagabonder près des deux femmes présentes, mais mes yeux retournent immanquablement sur Antarès. Aucune excuse ne franchie mes lèvres, aucun air coupable non plus, la scène n'ayant plus d'intérêt à mes yeux. Je passe à la suite.

Je laisse mon nez me guider un peu, mais... Je n'ai jamais vraiment fait de la cuisine. Sauf quelque fois pour affamer mon dernier pet, Lyra, mais c'était l'autre. Je lâche l'affaire en ouvrant l'armoire à ustensile, fronçant les sourcils en découvrant qu'il y a des couteaux qui servent pour autre chose que de beurrer le pain ou le couper. Je jette un regard à Antarès, puis refermer le tiroir, comprenant sans parler qu'un couteau ne risque pas d'être très utile dans la confection d'un dessert...

- Chérie, qu'est-ce que je dois prendre pour t'aider ?

Est-ce que j'avais l'air perdu ? Oui. Mais j'étais motivé à apprendre. A lui faire plaisir. Son odeur est avec moi, le parfum envoûtant de Grace mise dans le placard. Je suis en sécurité. Autant que peu l'être une souris face à un scorpion du moins.

Lucien Smith
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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyVen 9 Aoû 2019 - 17:02

Cuisine-moi, mon scorpion



Ca avait l’air d’autant le surprendre que de le calmer. J’avais été bien inspiré de lui mettre le foulard autour du nez, puis de m’occuper de ses chaussures. Ca lui mettrait les idées au clair, tout en lui permettant de participer à la vie presque familiale. Aussi, je fus content de le voir obéir et se lever, me rejoignant et nous faisant donc arriver à deux dans la cuisine. Grace ne nous lança qu’un unique regard, tandis que Lydia affichait un sourire amusé qu’elle cacha bien vite derrière la lecture de son magasine. Oui, certes, le bleu ne mettait peut-être pas entièrement Lucien en valeur, et c’était sans doute un peu trop féminin pour sa carrure. Ou son style. Bref, ça le rendait peut-être un peu ridicule, mais ce n’était pas grave. Les gens de cette maison savaient parfaitement que les genres, les habits, la sexualité... Tout cela n’avait aucune importance. Lucien allait mieux avec ça, c’était le principal. Même si cela n’avait rien à voir avec l’habit en lui-même.

Ma petite souris, en adorable compagne qu’elle voulait être, tenta de prendre les devants et ouvrit une des armoires, tombant sur des ustensiles qu’elle n’avait sans doute même jamais vus. Lucien referma rapidement. J’eu un rire léger, et un sourire, tandis que je lui venais en aide en lui désignant les placards et les outils nécessaires. Même si cela ne l’intéressait probablement pas, je donnais chaque fois le nom, et à quoi ça allait servir. Grace faisait semblant de ne pas écouter, Lydia ne se donnait pas cette peine. Il fut dire que je n’amenais personne à la maison, ou très rarement, et je ne me montrais généralement pas aussi patient ou courtois. D’ailleurs, la rencontre avec la petite souris aujourd’hui n’aurait pas dû nous entraîner vers ce genre de situation. Il faudrait que je pense à une punition digne de ce nom, au moins pour son aller égo rabat joie. Et impoli.

Je doute qu’il ait jamais cuisiné, et peut-être parce que j’avais envie de partager quelque chose que j’appréciais, je passai pas mal de temps à l’aider et à montrer comment battre les œufs, ou séparer le blanc du jaune, à quoi ça servait et pourquoi le faire, lui dire de faire attention à ne pas mettre de coquille dans le plat, et si ça arrivait, comment l’éviter. Je faisais aussi ma part du travail, ce qui était plus technique et requérait plus de précision, mais dans l’ensemble, lui laisser faire une partie du travail montrait que je le savais capable de réussir et que je lui faisais confiance. Je lui demandai sur la fin, de couper quelques fruits, pour les disposer délicatement sur le gâteau, alors que je terminais moi-même la décoration en chocolat. Le gâteau – qui n’en était pas réellement un – fut sorti du four, je mis la touche finale avec la poudre aromatisée, et le reste des décorations, et offrit à Lucien le loisir d’observer le travail. Cela avait prit un bon moment pour le faire, autant de temps que le plat principal, c’est-à-dire dans les deux heures, voire même trois, vu qu’il avait fallu tout expliquer à la souris... Mais c’était un résultat agréable, et Lucien avait bien fait ce que je lui avais demandé. Du moins...

- Tu as bien fait ça trésor, je suis fier de toi.

Un petit compliment ne pouvait pas faire de mal. Et je le pensais : il n’était peut-être pas doué en cuisine, mais il avait fait de son mieux, probablement pour essayer de me rendre heureux. Je ne sais pas si je l’étais, mais fier ? Moui, quelque part, je l’étais.

- Nous allons bientôt manger, mais que dirais-tu d’aller te baigner avec moi à la piscine ensuite ?

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyLun 12 Aoû 2019 - 13:22

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

Je me sens maladroit, dans cette cuisine ultra équipée. Dans la mienne, je n'ai qu'un micro-onde qui n'a l'option que de réchauffer ce que je lui donne. Celui d'ici semble pouvoir cuir, réchauffer et cuir en même temps, faire les toasts et apprendre à danser. Quoique, les deux derniers points, ce n'est pas sûr, les petits icônes ne me disent rien et je trouve étrange ce type d'option. Mais bon, la technologie de nos jours... Je me suis donc perdu, à tâtonner le terrain, mes yeux tentant de repérer les objets que je pourrais avoir chez moi, et essayant d'identifier ces modèles-ci et les miens. Trop de choses sans doute pour que je m'y attarde plus longtemps, mon attention étant de nouveau parti sur Antarès qui veut bien m'aider, me montrer comment faire et m'expliquer les états à suivre. Elle commence par les oeufs, que je dois cassé et ensuite battre. Je réussis à éviter de mettre trop de coquilles, récupère ceux que je repère, pensant que de toute façon, si j'en rate quelque uns, ça ne fera que donner un peu de croustillant à la pâtisserie. Ca ne peut donc pas être un mal, n'est-ce pas ?

Le plus dur a été de séparer le blanc du jaune. Une technique que je n'ai pas vraiment bien compris, mais dont j'arrive à obtenir un résultat plus ou moins correcte. Si on oublie mes doigts collants et gluant que je lèche par habitude et où je me retrouve grimaçant de dégoût, le goût étant infecte. Je le fais trois fois, mon cerveau ayant peut-être besoin de temps pour enregistrer un truc... Après, je finis par me laver les mains sous l'eau, grommelant dans ma barbe. Dès que je n'ai rien à faire, je tourne autour du scorpion, curieux dans sa manière de faire, d'observer ce qu'elle fait, de comprendre. Je ne dis rien, tente de ne pas trop me retrouver sur son chemin, mais je le suis sans doute deux ou trois fois car, elle finit par me demander de couper les fruits. Je le fais grossièrement, écrase sans le vouloir un ou deux, les gobe discrètement, pensant que personne ne me regarde faire, pour recommencer. Puis je dépose les morceaux sur le gâteau, comme demandé, essayant de faire ça bien.

Je jette un coup d'oeil à la langue de chat, ustensile que je connaissais pas, mais Antarès a refait mon éducation sur le monde de la cuisine, m'apprenant patiemment chaque outil et leur utilité pour que j'attaque au mieux la préparation de la pâtisserie. Il est couvert de la mixture que le scorpion a glissé sur le gâteau et, alors que j'observe notre oeuvre, je le nettoie tranquillement avec ma langue, nappant le glaçage sans même en avoir honte. Je faisais tout de même attention de ne pas salir le voile offert, mais je ne suis pas très regardant et une coulure ou deux ont tôt fait d'atterrir sur le tissu. Ni une, ni deux, je le suçote et le plie pour tente d'effacer ma faute, de la cacher.

Je cligne des yeux, relève le nez de ma tâche alors qu'Antarès me félicite. Je souris comme un idiot, la sensation d'avoir pu la rendre fière, heureuse, me plaisant. Je me gratte un peu la joue, ne sachant si je dois la remercier ou l'embrasser, mais elle m'en empêche en poursuivant, me figeant sur place. Aller me baigner dans une piscine ? Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai été dans un point d'eau profond, où je pouvais immerger mon corps... Mis à part dans une baignoire, évidemment. Et j'ai beau réfléchir, je n'arrive pas à trouver de souvenirs. Est-ce que je sais nager, au moins ? Mon côté souris devrait me permettre de pouvoir éviter la noyade, mais mon côté désertique me fait remarquer que mon espèce de souris n'a pas tant d'occasion de croiser la route d'un lac ou d'une rivière et qu'elle n'a pas besoin de boire pour survivre, pouvant s'abreuver directement sur ses victimes. On peut donc marquer dommage sur une possible survie dans un milieu aquatique. Mais j'ai très envie d'aller avec elle faire trempette... Je suis sûr que ce n'est qu'une petite piscine, rien de bien grand et profond, j'aurais pied tout le temps. Je suis grand. Logique.

- Chérie, après t'avoir manqué dans la douche, il est impossible que je te refuse ça.

J'oublie que nous ne sommes pas seul. Ma phrase peut-elle comporter certains sous-entendu ? Sans doute. Je ne fais pas attention aux autres personnes, mon attention focaliser sur Antarès. Je ne peux pas gérer plus de monde. On ne m'a pas appris. L'Autre oui, il a dû. Moi, je n'en avais pas besoin. Et je n'en ressens pas le besoin non plus ici. Je caresse tendrement la joue de mon scorpion avant d'avoir la brillante idée de mettre la table. Je mets une assiette pour chacun, un couteau, une fourchette, un verre, et me retrouve à n'avoir mis que pour trois personnes. Je note les noms des personnes présentes, hoche la tête. Oui, c'est ça. Le compte y ait. Je cherche ensuite la gamelle pour l'humaine, mais je ne la trouve pas. Bizarre. Peut-être qu'elle mange dans sa chambre ? Tant pis. Je retourne auprès de ma chérie pour l'inviter à prendre place. Tout est parfait !

Sauf que l'esclave essaie de s'asseoir là où elle ne devrait pas. Je me mets à côté d'elle avant qu'elle ne tire trop la chaise, posant ma main dessus pour la retenir, l'observant d'un oeil froid, agacé, me demandant pourquoi elle veut poser son gros cul ici. Déjà qu'elle n'a même pas été foutu de mettre la table, un travail qu'elle devrait être capable de faire et qu'elle aurait dû faire. Je veux bien être gentil, mais elle pousse le bouchon un peu loin.

- Qu'est-ce que tu crois foutre, toi ?

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyMar 13 Aoû 2019 - 18:01

Cuisine-moi, mon scorpion



C’était probablement une maisonnée bizarre. C’était un endroit spacieux, qui ne manquait probablement pas d’agitation. On pourrait certainement être plus nombreux et l’idée ne me déplaisait pas tellement. C’est juste qu’il faudrait repenser l’aménagement, et que pour le moment, j’avais mieux à faire. Dans une maison normale, les esclaves devaient sans doute faire les repas, en plus de nettoyer la maison, de l’entretenir, voire même faire les courses, masser les pieds du maître et ce genre de bêtise. C’est parce que je pensais que tout cela était inutile que je ne possédais personne. J’aimais mon autonomie. J’aimais cuisiner, j’aimais encore passablement faire la vaisselle, j’appréciais arroser moi-même le jardin après une longue journée de chaleur... Je n’en avais pas toujours le temps, évidemment, mais je n’étais pas absolument seul pour faire ce genre de chose : Grâce était là, ainsi que ses trois humains. Humains qui, d’un point de vue extérieur, ne faisaient pas grand-chose. C’était en partie vrai : il n’y avait pas assez de corvée pour occuper tout le monde. Donc, Lydia ne faisait rien de particulier pendant que nous préparions le repas. Elle aurait pu mettre la table, mais encore une fois... Elle s’en abstint. Elle aurait dû, cela dit, mais Lucien semblait tellement enclin à vouloir me faire plaisir et me plaire que la remarque ne viendrait que plus tard.

En attendant, c’était bêtement agréable de passer une journée normale, calme, après des moments plus mouvementés. C’était étonnant comme dédoublement de personnalité, mais le côté doux et petit chiot n’était pas complètement déplaisant. C’était même plutôt adorable de voir son visage s’illuminer lorsque je lui faisais un compliment. Dans tous les cas, il prit le parti de dresser la table, et je le laissai faire. Vu qu’il avait cuisiné avec nous, il savait où était la plupart des fournitures... Le reste, il était parfaitement capable de le trouver seul : c’était un grand garçon normalement. Un peu comme l’invitation à la piscine. C’est après l’avoir laissé partir sous une remarque qui pouvait prêter à confusion, que je me souvenais d’un détail. Est-ce qu’il savait nager ? C’était censé être quelque chose de naturel, or... Bah ça ne l’était pas forcément pour tout le monde. Il y avait une différence entre taper de tous ses membres pour vaguement flotter, et nager normalement. Je ne savais pas nager jusqu’à ce que Gaïa me dise que c’était inadmissible. En fait, j’avais une part de mon esprit, celui du scorpion, qui quand il voyait une grande étendue d’eau, avait envie de s’y laisser couler. Pas pour retrouver un peu d’humidité après s’être cramé, non... Juste pour couler.

Bref. J’aidai Grâce à terminer la cuisson, et transportai le plat à table, pour remarquer... Et bien, que ce n’était pas particulièrement bien mit. Je suppose que je ne pouvais pas lui en tenir rigueur : qui mangeait avec les esclaves de sa colocataire, et préparait à manger pour eux ? J’haussai un sourcil, alors que Lydia se massait le poignet, essayant tant bien que mal de ne pas foudroyer la souris du regard et de garder sa langue en poche. Bien : on reste polie avec les invités.

- Lucien-chéri. Les humains mangent avec nous.

Mon toit, mes règles. Et s’il se posait des questions, alors je pourrais lui dire que cela permettait de nouer des liens et d’éviter qu’ils se barrent. Bien traiter une personne permettait de la rendre redevable, de lui donner une certaine importance, même factice. Cela permettait aussi d’apprendre des choses, et toute information était utile. S’asseoir tous autour d’une table était aussi un acte que je trouvais profondément familial. Lorsque j’y réfléchissais, cela me renvoyais, encore une fois, à une époque bénie, où j’avais réellement été heureux. J’évacuai cette idée de ma tête, la nostalgie ne m’allant pas au teint. Je fis signe à Lydia de terminer de mettre la table, et d’appeler les autres. Qui arrivèrent rapidement. Tout le monde se mit à table, s’acclimatant facilement au nouveau venu, même si Vanessa et Lucas lançaient de curieux regards à l’invité. Ca allait être bizarre tient, je le sens gros comme une maison.

- Comment s’est passé ton rendez-vous ?

Je présume que n’importe quel autre moment aurait été mieux que celui-ci pour aborder le sujet. Je crois avoir compris que la petite souris, contrairement à son homologue énervé, n’aimait pas beaucoup la concurrence.

- Quelque peu perturbé par le petit trésor ici. Enfin, son alter égo, je présume. Un jeune homme charmant qui marche sur mes plates bandes.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyMar 27 Aoû 2019 - 17:37

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

L'atmosphère dans la pièce est lourde, puissante, chargée d'électricité. J'observe l'indélicate d'un regard noir, attendant une explication, une réponse, une excuse. Mais rien ne vient de son côté. Elle se masse le poignet, sans doute y a-t-il une marque, mais n'ouvre pas la bouche. Contrairement à Antarès qui, d'une simple phrase, me force à porter mon attention sur elle, étonné, choqué même. Les humains... Mangent avec nous ? Parce qu'il n'y a pas qu'elle ? Je tente de rester calme, mon sang bouillonnant dans mes veines alors que l'idée ne me plait pas. Étonnamment, j'aimerais le hurler, gronder la femme que j'aime depuis peu, mais je me calme d'une simple inspiration, son parfum venant titiller lentement mes narines. Ainsi donc, ici, les esclaves mangeaient avec leurs maîtres. Très bien. Je peux l'accepter. Je ne suis pas chez moi, je n'ai pas voix aux chapitres et, de plus, j'ai déjà eu la possibilité de dîner avec hybride et humains réunis, quand j'étais encore garde du corps. Il me faut juste m'habituer... Cela risque d'être long, part-contre.

Je garde mes questions multiples pour moi, sachant qu'elles finiraient par être posée tôt ou tard, mais de préférence seul à seul avec Antarès. A la place, je pris place, non sans jeter un dernier regard peu amical à l'humaine, peu enclin à m'excuser. Je ne voyais même pas l'intérêt. Peut-être devrais-je les présenter à sa maîtresse, mais je ne savais pas de qui, entre ma chérie et ma deuxiè.... le scarabée, l'a acheté. Alors je préfère faire tête basse et ne pas froisser une nouvelle fois.

Je hausse un sourcil quand l'humaine appelle deux autres personnes qui n'étaient pas encore dans la pièce - sauf si elle appelait Antarès et Grace par le surnom de Vanessa et Lucas - alors qu'elle venait de terminer de mettre la table. Deux individus inconnus au bataillon apparurent et je ne peux empêcher mon corps de se tendre, légèrement méfiant auprès de ces nouvelles têtes. Etaient-ils là pour m'empêcher d'être auprès de mon scorpion ? Allaient-ils me manquer de respect et est-ce que je devrais, si c'était le cas, fermer mon clapet et faire comme si de rien n'était ? Impossible. Je me connais. Je finirais par grogner et perdre un peu de mon côté gentleman. Vous savez, celui que j'ai auprès de ma scorpion ?

Ils s'installent, je ne bronche pas. Je les observe attentivement, nullement gêné ou embêté, fixement. Jusqu'à ce qu'un ouvre la bouche et demande si le rendez-vous d'Antarès s'est bien passé. Instinctivement, mon regard se porte sur elle. je la fixe, mon coeur battant à tout rompre alors que j'attends sa réponse. Un rendez-vous. Avec qui ? Pourquoi faire ? Me trompe-t-elle, moi qui n'ai touché personne d'autres qu'elle, qui n'ai aimé et choyé qu'elle depuis que je l'ai vu ?

Sa réponse m'apaise et je ricane. L'image me plait bien. Je me détends et attends d'être servi pour attaquer. Et là, j'écarquille légèrement les yeux à la première bouchée. Je fronce les sourcils, mâche lentement puis avale avant de continuer. J'aime ce que je suis en train de manger. Ca change du sandwich-jambon que j'ingurgite en vitesse, à la maison. Là, je prends mon temps. Je mâche avec application, mon cerveau concentrer sur la nourriture. Si on vient à me parler, je ne l'entends pas... Je ne lève le nez de mon assiette qu'une fois qu'elle est vide, incertain à me resservir. Gourmandise ou non... Je me rappelle du dessert préparé et je décide d'attendre.

- Ma douce, j'a rarement mangé quelque chose d'aussi bon !

Je la regarde droit dans les yeux quand je dis ça. Mon visage est légèrement souriant, déjà conquis par cette femme. Certains hommes s'amuseraient à faire des tonnes pour impressionner et complimenter leur conquête, pas moi. Je le pense sincèrement. Je frétillerais presque en attendant le dessert, voir le goût qu'il pourrait avoir ! Et j'ignore parfaitement tout le monde. Eh, je n'y peux rien, je n'ai plus la capacité à me concentrer sur plusieurs personnes à la fois !

- Qu'est-ce que c'était ?

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptySam 31 Aoû 2019 - 18:31

Cuisine-moi, mon scorpion



Je pouvais presque sentir le malaise dans la salle à manger, autour de la table. Pouvais-je y faire quelque chose ? Bien entendu, tout comme Grace. La demoiselle était généralement douée pour mettre les gens à l’aise, je n’avais pas honte de dire que tout ce que je savais, je le lui devais. Elle était là avant moi dans la maison close, et elle connaissait... bien son travail. J’avais été éduqué autrement, mais le fait est que j’étais aussi un bon élève. Sous sa supervisassions et celle du mac, j’étais parvenu à quelque chose d’aussi bon... Mais Grace avait l’avantage d’être une véritable femme, et quoi que cela soit cliché, les femmes, les vraies, parvenaient toujours à envoyer quelque chose de plus rassurant. Je pouvais autant gruger le monde que je le voulais, il y aurait toujours quelque chose de trompeur chez moi, parce que c’était dans ma nature même. Pourtant, Grace fit l’erreur de mentionner le travail : non pas que cela soit interdit autour de la table, mais en cet instant, ce n’était peut-être pas le sujet de conversation le plus sain.

Cela dit, je n’allais pas éviter de répondre parce que Lucien était là et risquait de ne pas apprécier mes mots. C’était un bon garçon jusqu’à présent, fautant un peu, mais rien de bien grave. Il avait raison après tout, il était peut-être invité, et donc avait plus d’indulgence de ma part, le fait est qu’il était chez moi et devait donc se conformer à certaines règles. Comme celle de ne pas gueuler comme un putois en plein milieu d’un repas. Fort heureusement, à part me fixer... fixement, avec cette espèce de panique latente qui amènerait fort probablement à un éclat de colère si ce que je disais ne lui plaisait pas. Je répondis donc, sans entrer dans les détails, et sans mentir. Cela aurait très certainement terminé chez mon clients, pour une séance de câlins, mais le préciser n’avait aucune importance puisque Lucien était apparu dans toute sa splendeur, marchant sur mes plates bandes et causant pas mal de grabuges parce qu’il ne savait pas se tenir. Oui : il était bon maintenant, mais ça n’avait pas été le cas en tout début d’après midi.

Le reste du repas se déroule comme tous les autres, Grace et moi discutons beaucoup ensemble, parfois l’un des humains se joint à la conversation, disant quelque chose de pertinent. Que cela soit pour prévenir qu’il y aurait des travaux dans le quartier, qu’il faudrait appeler le nettoyeur pour la piscine bientôt, ou que Grace pensait à adopter un nouvel animal... Un humain évidemment, ou un hybride, une « perle rare » pour changer. C’était une mauvaise idée, et vu mon travail, je ne pouvais que le lui souligner. Les Perles rares ne le devenaient pas en étant des modèles d’intégration. Je n’en étais pas un non plus, mais je connaissais la différence entre eux et moi : je serais exécuté parce que j’étais trop dangereux. Ou on me couperait la queue, et si c’était quelque chose que j’avais déjà pensé à faire, il y avait une différence entre le faire soi-même de sa propre décision, et être obligé de subir. Bref. Pendant ce temps, Lucien mangeait avec application, pour terminer son assiette et relever la tête pour complimenter le plat, en me regardant, l’adoration visible dans les yeux. Je ris.

- Ce n’est pas moi que tu dois complimenter trésor, je n’y suis pour rien cette fois.

Peut-être était-ce inutile de souligner ce point, mai je n’allais pas m’attribuer le mérite de quelque chose que je n’avais pas fait. Ce n’était pas mon genre, quoi qu’n en dise. J’étais capable de faire ce plat, mais ce n’était pas la question. Je voyais également que la souris avait encore envie d’en prendre, mais que cela soit parce qu’il était gêné de demander ou parce qu’il n’avait plus faim, c’était évident. Et il pouvait parfaitement se laisser à la gourmandise : le dessert pourrait être pris à côté de la piscine, après notre baignade. Comment cela, il n’était pas sain de nager après avoir mangé ? Pitié, il suffisait de faire attention. En vrai, d’après ce que je savais, il ne s’agissait que d’une légende urbaine. Il s’agissait juste d’inconfort et le véritable problème était un risque d’hydrocution qui n’avait rien à voir avec le repas.

- De la moussaka. C’est un plat grec à base d’aubergines, de tomates et pomme de terre. Et du bœuf haché.

Il y avait évidemment pléthore d’épices, mais je lui épargnais ça. Peut-être serait-il intéressé, vu qu’il avait toujours le nez dans les plantes, mais cela n’avait pas d’importance.

- Tu peux te resservir, tu sais. On gardera une part du dessert pour la piscine.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyDim 1 Sep 2019 - 12:03

ft. Antarès Al Niyat

Cuisine-moi, mon scorpion.

Mes oreilles captent les mots perles rares et adoptions pendant la conversation, mais je suis trop concentré sur mon repas pour en avoir quelque chose à faire. Ce n'est qu'une fois mon assiette vide, avoir complimenté Antarès, et demandé le nom du plat, que mon cerveau retire lentement les informations et les place dans mon esprit. Ainsi, les deux demoiselles ont débattues sur une possibilité d'obtenir une perle rare. Je repense aux miens, ceux que j'ai perdu alors que j'en avais la charge, dont l'un des plus récents et qui m'a fait vivre des émotions contradictoires. Dans ma vie, je n'en ai que deux. Sur quatre esclaves. Des hybrides à vendre que je n'ai acheté que par vengeance, pour punir indirectement la résistance de m'avoir rejeté. A l'époque, les rejoindre m'avait paru être une bonne idée, une solution toute trouvée pour ne pas redevenir "moi". Fuir mes proies et compter sur le soutient du groupe pour m'empêcher de replonger. Sauf qu'ils n'ont pas compris mes motivations, moi qui ne supporte pas les humains et qui ne sais pas si j'apprécie ou non mon nouveau mode de vie.

Un délicat sourire se glisse sur mes lèvres alors qu'Antarès se permet de se sous-estimer. Je laisse mon regard glisser vers Grace, sans doute la cuisinière pour aujourd'hui et lui offre un hochement de tête de remerciement - je suis spécialisé dans ce type de mouvement, moi qui ne supporte pas de le dire à voix haute - et j'ai enfin la réponse à ma question. De la moussaka. Rien que le nom sonne exotique. J'aime bien. Qui n'avait pas l'air, d'après la composition, très difficile à préparer. L'idée de me mettre au fourneau me tente bien, mais je sais qu'elle n'est que passagère ; je ne suis pas fait pour cuisiner. L'agacement m'attrape très vite et je n'ai pas la patience d'attendre, d'où mon régime alimentaire des plus... basique.

Quand le scorpion me propose de me resservir, je le fais sans hésiter plus d'une seconde, ne prenant qu'un peu plus pour apaiser ma faim. Mon regard se pose sur les inconnus, ceux que je n'ai rencontré que pendant le repas et que j'ai superbement ignoré jusque là. Une femme. Un homme. Des humains. Après avoir compris ce détail, je les efface de ma mémoire, et recommence à manger. Ce n'est pas que je les trouves transparent, mais ils ne sont pas miens et je ne sais pas me comporter avec ceux des autres. Autant faire comme s'ils étaient muets.

- J'ai eu deux perles rares avant.

Je lance ce fait comme ça, remettant la discutions sur le tapis alors qu'elle était terminée depuis un petit moment. Je laisse mes yeux rencontrés ceux de Grace, celle qui semblait trouver l'idée d'en adopter un comme étant un changement bienvenue. Une option qui me semble irréfléchie et stupide. Mon regard est plus acéré alors que je repense à mes deux esclaves. Zephirr, hybride chat rosâtre, et Amos, serpent à la couleur vive. Deux personnes terriblement différentes, l'un plus doux et taquin que l'autre. Le premier m'étant inconnu pendant l'achat, le deuxième ayant fait parti de mon passé pendant dix bonnes minutes. Tout deux insupportables. Et avant qu'on ne me questionne sur eux, je glisse, nonchalant :

- Ils sont morts. Ils ne méritaient pas de vivre.

Je note une certaine différence dans l'atmosphère, mais je ne la comprends pas. Je baisse mon regard sur mon assiette et recommence à manger, mon esprit repartant ailleurs, sur l'odeur que le châle dépose à mon nez. Je termine le repas peu après mes révélations, sors de table en emportant ma vaisselle et les rince tranquillement. Je reviens auprès d'Antarès, attendant qu'elle ait terminé pour passer à l'étape suivante ; la piscine ! Et le dessert, évidemment.

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MessageSujet: Re: Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] Cuisine-moi, mon scorpion [Pv Antarès] EmptyDim 15 Sep 2019 - 12:39

Cuisine-moi, mon scorpion  



Un repas somme toute normal, quoi que notre invité puisse en dire. Et même sa présence n’était pas tellement surprenante. Même si Grace ne ramenait que rarement du monde à la maison, et que j’étais, pour ainsi dire, reclus dans ma maison, avoir une nouvelle tête n’était pas si étrange. Nous voulions garder l’intimité de notre demeure, mais nous ne fermions pas pour autant notre porte. Ce n’était pas une preuve de confiance ou d’intimité, juste qu’on acceptait de partager un autre bout de notre vie, tout en sachant que s’il arrivait quelque chose de fâcheux, nous saurions nous en sortir et... disons faire payer l’imprudent. Lucien se tenait à carreaux, restant poli et silencieux, préférant manger que de participer à la conversation. Il se décide pourtant à prendre la parole à un moment, reprenant une conversation que nous avions eue plus tôt, pour... et bien, nous faire partager un peu de son histoire, de son point de vue, je suppose. J’haussai un sourcil à l’évocation des deux perles rares qu’il avait eues. Dépendait d’où on les prenait, mais j’avais souvent l’impression qu’elle était plus chères, parce que plus rares. Où avait-il trouvé l’argent pour en acquérir deux ? Non pas que cela soit réellement dispendieux, mais... Je suppose qu’à force de manger des sandwichs et rogner sur le chauffage et les rénovations, on fait des économies.

Sa remarque suivante, si elle devait s’attirer une réaction, ne fit rien sur Grace et moi : nous avions trop vécu pour nous émouvoir de ce genre de chose. Les humains... Lucas grimaça, Vanessa secoua la tête mais ne dit rien et Lydia observait Lucien avec un regard presque conspirateur. Je suppose qu’elle se demandait quel genre de type disait ce genre de chose. Si c’était seulement pour se faire bien voir, ou juste ouvrir sa gueule pour avoir quelque chose à dire, comme les hommes peuvent souvent en ressentir le besoin.

- Oh ? Amos est mort ?

Je sais additionner un et un. Il n’avait pas clairement dit que c’était son esclave, d’ailleurs cela pouvait juste être un type lambda, mais vu sa réaction lorsque j’avais dit son nom, comme il avait parlé... J’estime ne pas trop m’avancer en disant ça. S’il disait qu’il était mort, les recherches allaient se compliquer. Je pouvais toujours trouver des restes et les lui envoyer en colis, parce que je faisais toujours ce que je disais, et que je n’avais pas aimé la manière dont il m’avait traité. Son comportement présent n’excusait en rien ce qu’il avait fait. Comme un homme qui bat son ou sa partenaire et offre ensuite des cadeaux, promettant monts et merveilles avant de recommencer. Même si c’était différent, je n’étais pas le genre de personne à me laisser écraser ou à laisser passer de tels actes. Il finit par se relever, et se dirigea vers la cuisine pour, semble-t-il, nettoyer sa vaisselle. Je secouai la tête, Grâce, m’indiquant que je pouvais y aller. Je le savais : les humains allaient débarrasser la table, mettre les restants dans des Tupperwares, et faire la vaisselle. Je terminai donc et rejoignit la souris, lui indiquant de passer par la chambre avant. On pourrait s’en passer, mais au cas où autant prendre un maillot, et vu que nous avions plus ou moins la même taille... pas la même carrure cependant, mais j’avais tout de même ce qu’il me fallait. Je lui tendis donc ledit maillot, prit le mien et partis en direction de la large piscine.

C’était l’un des endroits que je préférais de la maison. Originale, les murs de la piscine étaient faits de verre, et donc, étaient transparents. La cascade au fond de la piscine créait un remous suffisant pour que l’eau ne soit jamais stagnante, tant que ladite cascade fonctionnait. Faite de roches, elle sentait le naturel et invitait à grimper au dessus pour sauter directement dans l’eau, tel un plongeoir naturel. J’aurais aimé qu’elle soit à débordement, mais on ne pouvait pas tout avoir et il faudrait faire d’autres travaux, en plus de trouver une certaine utilité et esthétique naturelle à la chose. En attendant, c’était bien assez grand pour s’amuser, nager ou s’étendre sur un large matelas. Je me déshabillai, mettant les vêtements suffisamment loin de l’eau pour qu’ils ne soient pas mouillés, et enfilai le maillot, avant de plonger. Je pourrais dire que c’était gracieux, mais c’était bêtement un plongeon bien effectué. Le frisson au contact de l’eau était normal : bien que le différentiel de température ne soit pas grand, il l’était suffisamment pour être légèrement désagréable quand on entrait dedans. J’avais toujours détesté y aller doucement, pas par pas, en se mouillant les pieds, jambes, bras et nuque, puis un peu le ventre, le tout pour s’acclimater.

Je ressortis quelques mètres plus loin, et passai une main dans mes cheveux pour les dégager. Je battais doucement les jambes pour garder la tête hors de l’eau, n’ayant pas pieds, et regardai Lucien.

- Tu sais nager, chéri ?

Ce n’était pas péjoratif : rares étaient les hybrides ayant appris. Du moins, dans mon secteur. Moi-même, j’étais plus doué dans la plongée que dans la nage à proprement parlé, simplement parce que les scorpions avaient la fâcheuses tendance à se jeter dans le fond d’une piscine pour ne plus en sortir.

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