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If the Lord don't forgive me (Lucien)
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 :: Le ghetto :: Habitations :: Bâtiment en ruine de Lucien Smith
MessageSujet: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyMer 5 Juin 2019 - 18:41

if the Lord don't forgive me 


 
Mon but n’était pas de l’humilier... En fait si peut-être un peu. Et je voulais aussi discuter calmement et comprendre ce qui clochait. Cela dit, je m’en moquais aussi un peu, j’étais du genre... lunatique, justement. Les choses qui m’intéressaient finissaient souvent par me lasser par la suite, et je ne connaissais pas assez Lucien pour me soucier réellement de son passer et de sa santé. J’avais juste une petite fixette, désireux que j’étais de l’ajouter à ma collection. Je ne me cachais même pas de mes intentions, tout comme il n’avait pas caché les siennes lors de la première rencontre. On nage en eau trouble, si on devait choisir une expression décrivant la situation. Cela avait au moins le mérite d’être intéressant et de capter mon attention. Mickael était un ange, mais il n’était certainement pas ce dont j’avais besoin durant une période comme celle que je traversais. En fait, Luce était typiquement ce dont j’avais besoin, même s’il semblait... et bien oui, lunatique et peut-être limité. Non que cela soit fondamentalement dérangeant, je ne me considère pas non plus comme quelqu’un de particulièrement intelligent. Par contre, je suis débrouillard, et je sais plutôt bien lire dans les comportements des gens, ce qui est un comble quand on sait que je n’arrive pas toujours à me comprendre moi-même.
 
Dans tous les cas, j’aurais sans doute dû voir venir ce retournement de situation. C’était, je crois, totalement dans le genre de la souris de prendre la fuite, pour se terrer dans son terrier. Et bien et bien, avait-il si peur de moi ? J’étais pourtant courtois, et je n’avais aucune arme – si on oublie les naturelles – sous la main ! Toujours est-il qu’il a littéralement fait voler la table vers moi et que si je ne me la suis pas prise de plein fouet, c’est uniquement grâce à certains réflexes. Par contre, mes vêtements ont été légèrement aspergés de vin et de victuailles. Je cille, debout, alors que Lucien se carapate en bousculant un couple sur son passage. Il est déjà loin quand j’éclate de rire et que je secoue la tête. Bien, on dirait que la chasse était ouverte. En attendant, le « ne pas faire de vague » a plutôt planté. Je comptais effectivement payer pour le repas, mais la manière dont il s’est terminé me fait rêver à une douce punition pour le fauteur de trouble. Enfin bref, je considère tout ceci comme un encas, la suite étant le plat principal. Je vais donc vers le patron, payant autant pour le repas que les dégâts, avec une petite compensation pour le grabuge. C’est une somme au final assez rondelette pour qu’il accepte de ne pas appeler la police ou une connerie du genre. Tant mieux, Mick aimait bien ce restaurant.
 
Je ressors, prends le temps d’allumer le gps intégré dans la moto et d’encoder l’adresse de Lucien. Comme il l’avait dit, j’avais fait des recherches sur lui, sans pour autant pousser la chose : j’aimais avoir du mystère, pouvoir découvrir l’autre. C’était ça aussi la surprise. Cependant, il y avait une limite. Si je désirais affirmer que le petit trésor était à moi, il était bon de savoir où il avait l’habitude d’aller, quel était son territoire et où il habitait. Je mis donc mon casque, entendant une voix charmante me dire d’aller tout droit. J’envoyai un dernier message à mon second, histoire de lui dire les changements de plans de la journée, et de continuer à laisser les traîtres baigner dans leur jus. Je donnai également les renseignements nécessaires pour trouver le client de Lucien. Lui faire peur, le bousculer un peu et lui rappeler certaines obligations. Puis enfin je me mis en route, roulant rapidement entre les rues, sans pour autant me presser particulièrement. La voix continuait de me guider et bientôt, j’arrivai en vue de... la chose servant d’habitat à la souris. Je fis la moue, me garant à proximité tout en restant à une distance de sécurité, presque de peur que la bâtisse finisse par s’écrouler sur ma moto.
 
C’était une maison en ruine, je voyais difficilement d’autres termes pour décrire cette chose. Je suppose que tous les goûts étaient dans la nature, mais personnellement, après une vie de merde, je préférais le confort outrancier de ma villa, même partagée. Grâce était du même avis : nous avions l’argent, nous ne voyions pas pourquoi nous devions nous priver. Nous avions donné notre corps et notre vie à d’autres, sans jamais rien recevoir en retour. C’était un juste retour des choses que d’avoir cette maison. Je secouai la tête, enlevant le casque et le gardant sous le bras alors que je m’avançais directement dans le territoire de la souris. Ce n’était très certainement pas la plus riche de mes idées, mais quelle importance ? Je ne pris pas non plus la peine de frapper à la porte et d’attendre qu’on m’invite à entrer : je frappai et entrai de toute manière. S’il était là, il serait prévenu, s’il n’était pas là, il aurait la surprise de me retrouver.
 
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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptySam 8 Juin 2019 - 11:53

ft. Antarès Al Niyat

If the Lord don't forgive me.

Je cours. Je cours car ma vie en dépend. Mes jambes me brûlent, mes poumons également, mon corps hurle, mais je ne ralentis pas. Je saute une barrière, franchi un obstacle, esquive les passants. Je bats limite mon propre records personnel, celui que je n'ai jamais compté et dont je m'en fous complètement. Je ne lance aucun regard en arrière, sachant le temps que je pourrais perdre à repérer si quelqu'un me poursuit. Je vais trop vite pour que la moindre odeur accroche mes narines, le vent siffle à mes oreilles, je n'entends pas grand chose, juste mon coeur qui bat énormément, qui me monte pratiquement à la gorge. Je transpire abondamment, maudissant ce connard de client qui a osé me traîner si loin de mon territoire. Je lui en veux de m'avoir mis dans une situation aussi délicate, si précaire. Je vais devoir abandonné ma vie, changé de baraque, la mienne étant devenue trop connue, trop facilement identifiable. Il va me falloir tout reconstruire, alors que je n'ai rien. Je n'ai pas de planque secret où cacher mon argent, aucune richesse dans les meubles que j'ai réussi à récupérer. La seule chose de valeur et qui vaille la peine que je retourne chez moi sont mes herbes. Mes multiples plantes que je ne pourrais pas emporter, mais je pourrais récupérer quelques plants et feuilles pour faire repartir mon business. Il me faudra également partir de la ville, m'installer ailleurs, loin, là où personne ne pourra me retrouver facilement. J'effacerais mes traces... Et Antarès ne me retrouvera jamais.

C'est avec cette idée en tête que j'arrive devant la porte de ma baraque, défonce la porte, la referme d'un coup de coude. J'halète, je transpire, je sue de partout, je tremble. Je vois lentement flou, mes muscles criant à l'agonie. Je marche lentement vers mon robinet, l’enclenche, et bois comme un assoiffé. J'en mets partout, me rince le visage, le crâne, ma casquette fait un vole planée dans la pièce, mon masque suit pratiquement le même chemin. Je trempe abondamment mon marcel avant d'éteindre l'eau. Je cligne des yeux, un peu hagard, avant de bouger, automate à moitié mort. Je vais jusqu'à ma chambre, ouvre mon placard quasiment vide et retire la planche qui cache l'escalier qui mène en bas. Je descends lentement, une main sur mon crâne brûlant. Je n'en peux plus. J'ai l'impression que je vais m'effondrer à chaque pas, mais il me faut me dépêcher. Je n'ai pas le temps de ménager ni de me la couler douce. Il faut que j'ai disparu avant demain.

Je me glisse dans la pièce où j'entrepose mes herbes et commence le tri, sélectionne ceux qui ont le plus de potentiel pour un rempotage et celles où les branches seront parfaites pour un clonage. Je fourre le tout dans un sac, délicat, et je prends un bon moment, j'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée alors que j'ai bientôt terminé, mais il n'y a qu'une heure que je suis rentré en trombe. Une seule et unique heure...

Et on toque à ma porte.

Je lève la tête, perplexe, soudain les nerfs à vifs. Je tends l'oreille, prêt à me traiter de paranoïaque, mais la porte s'est ouverte. Je reconnais le grincement des gongs, le plancher qui craque à certains endroits. Je me tends, réfléchis à toute allure. Qui ose venir me déranger ? Personne à ma connaissance ne se serait permis d'entrer sans mon autorisation, et sans être certains que je n'étais pas dans les parages. Je suis donc dans la merde. Une putain de merde qui me pousse à réfléchir à toute vitesse aux multiples options qui se présentent pour moi contre Antarès - car, qui est-ce que ça pourrait être d'autre ? J'aurais pu l'attaquer avec ma batte, mais je l'ai laissé sur mon lit et, au vu de la taille de ma demeure, il serait dans ma chambre dans moins de dix secondes. Et je ne pouvais pas attendre qu'il parte, me cachant dans mon sous-sol car j'ai laissé la porte de mon placard ouvert et les escaliers à découvert. Il n'aurait qu'à être un petit peu curieux pour découvrir mon antre secret. Je pourrais tenter de me transformer, mais mon odorat serait alors plus sensible... Et dès que le scorpion aurait laissé son odeur pénétrer le secteur, je vais signer mon arrêt de mort. Et il verrait mes fringues par terre et saurait que je me suis métamorphosé. De plus, il n'y a aucune cachette ici bas. Seules trois cages dans la grande pièce et la pièce de mes plantes... Aucun endroit où je pourrais me faire oublier pendant qu'il fouillera.

Je prends ma tête entre mes mains, me sachant perdu. Putain, mais pourquoi n'ai-je pas pensé à ça ? Pourquoi ne suis-je pas parti me cacher quelque jours dans la décharge puis revenir ici ? Je grince des dents. Car il aurait fait surveiller le bâtiment. Je pensais que j'aurais plus de temps que ça, que je pourrais prendre ce dont j'avais besoin et prendre la poudre d'escampette. Apparemment, je me suis trompé. Trop prévisible, sans doute. Qu'est-ce que je fais, maintenant ? Je n'ai aucun échappatoire, aucune sortie de secours. Bordel de merde !

Je siffle, enragé, et finis par me glisser contre la cage la plus éloignée des escaliers, celle qui a la plus de chance de passer inaperçue et qui pourra momentanément me "cacher". Je colle le sac d'herbe près de moi, cherchant à camoufler toute odeur environnante avec son contenu et j'attends. J'attend qu'il descend. Qu'il me découvre, qu'il se moque de moi. Je ne peux rien faire. Me battre est impensable. Pas alors que je peux basculer dans un état stable et normal à l'autre à la moindre effluve. Je suis perdu. J'ai un infime espoir qu'il ait envoyé un de ses hommes de mains plutôt que de faire le sale boulot, mais j'ai comme l'impression que je suis un cas un peu spécial, le genre de cas qu'il préfère gérer, quitte à se salir les mains...


 

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptySam 8 Juin 2019 - 19:54

Come and save me from it



Rien ne me disait que la souris irait se terrer chez lui. C’était même la pire idée qu’il pourrait avoir, tellement elle était évidente. Cependant, on pouvait se dire qu’il irait là-bas, justement parce que c’était tellement évident qu’on ne penserait pas à y aller. J’aurais sans doute pu envoyer d’autres personnes le chercher, dans d’autres endroits de la ville, mais... Tout ceci ne regardait que moi. C’était ma petit obsession, et il n’était pas question de mêler mes hommes à l’éducation de mes petits trésors, du moins, pas aussi tôt dans l’apprentissage. J’étais toutefois surpris de cette réaction, me demandant durant tout le trajet jusque chez lui ce qui pouvait susciter une réaction aussi épidermique. Cela ne pouvait pas être uniquement la peur de moi : je faisais peut-être beaucoup de sous-entendus, mais j’étais toutefois quelqu’un de patient et de juste. Je ne m’amusais pas à punir ou sermonner sans raison, et je connaissais l’importance des explications pour apprendre de ses erreurs. Pour cette raison, chaque trahison était prise très personnellement, parce que j’avais l’impression qu’on s’était joué de moi, qu’on m’avait pris pour l’adage « trop bon trop con ». Ce n’était pas ça. J’étais peut-être limité intellectuellement, mais je n’étais pas un demeuré pour autant. Je savais me défendre, je savais me faire respecter et je n’avais certainement pas peur de me salir les mains. J’étais un chasseur après tout, et si mon pendant animal n’était pas un prédateur à proprement parlé, je me savais suffisamment débrouillard et dangereux pour compenser ce fait.

Dans les faits, la réaction de Lucien était donc vexante. Je ne me décourageais pas pour autant, songeant qu’une autre approche serait peut-être préférable, bien que le comportement lunatique de mon trésor soit une composante inhérente à ce que j’allais devoir faire. Non que cela soit un problème, mais j’imagine que la douceur n’était pas non plus une possibilité. Peu importe, nous verrons. Dans l’immédiat, je me garai devant son horrible maison, et même si je devrais me garder de juger son habitat, et bien... Et bien je juge. Avec tout ce qui s’est passé cette dernière décennie, on ne me fera pas croire qu’il n’avait pas pu trouver mieux. Je n’aime pas que mon petit trésor habite là dedans. S’il voulait rester dans le quartier, et bien, il pouvait toujours rénover, et s’il n’avait pas l’argent, il pouvait toujours essayer de le faire lui-même !

Donc, garé, je quittai ma moto, me dirigeant vers la demeure et frappant avant d’entrer, sans attendre d’invitation quelconque. C’était ouvert de toute manière. Encore que j’ignore si la maison portait quel que verrou que cela soit : cela tombait en ruine. Peut-être pas aussi en ruine qu’on l’imagine, mais assez pour qu’on puisse imaginer entrer sans difficulté. J’entrai donc, regardant autour de moi. C’était indéniablement habité, mais je n’entendais rien pour autant. J’avais pourtant l’intuition qu’il était déjà rentré, et pas seulement parce que la porte était ouverte. Il avait amplement eu le temps de joindre sa demeure, je lui en avais laissé le temps, sans me presser. Etant donné l’endroit où j’étais, je ne privai pas pour faire un petit tour du propriétaire : si Lucien ne voulait pas de moi, il m’aurait déjà chaudement accueilli. Dans tous les cas, le salon et la cuisine étaient vides. Un coup d’œil rapide à la chambre m’appris qu’il était probablement passé par là, et je levai les yeux au ciel. En temps normal, j’aurais sans doute fait fi de toute politesse et courtoisie – puisque je n’étais jamais réellement dans une chambre pour autre chose que le boulot – mais cette fois, quelque chose me soufflait qu’il valait mieux me faire inviter. Je ne pouvais pas prôner la politesse si moi-même ne montrait pas l’exemple. Je lançai donc en direction du trou, assez fort pour être certain qu’il m’entende :

- Sors de là trésor, je ne vais pas te mordre !

Peut-être parlais-je dans le vide. Peut-être y avait-il un trou, menant à un tunnel, débouchant sur un dehors libre. Ce qui serait profondément absurde : il aurait pu sortir par la porte d’entrée et se barrer sans avoir besoin de tunnel. Sauf s’il avait été construit pour une urgence. Je ne pouvais pas être une urgence, du moins, pas encore. Je n’avais rien fait de violent ! A peine étais-je menaçant dans mes propos ! Je pouvais me montrer plus véhément et plus vulgaire, sans aucun doute. Je fis la moue, allant dans le salon et m’installai sur le canapé. Dans un premier temps, j’envoyai un message à Grâce, pour lui faire part de la situation grotesque dans laquelle je me trouvais. Le temps qu’elle me réponde, j’avais ouvert l’un des jeux installés sur mon téléphone, histoire de passer le temps : Grâce pouvait être occupée à travailler, et donc, ne pas me répondre tout de suite. Elle pouvait également être avec ses humains, ce qui pouvait également l’empêcher de répondre immédiatement. Sauf qu’apparemment, quoi qu’elle fasse, ce n’était pas assez prenant pour l’empêcher de me répondre. Sa réponse m’arracha un rire léger et amusé : Grâce faisait partie des rares personnes pouvant me parler franchement sans risquer de me vexer. C’était une amie, en vérité, et par là, elle pouvait se permettre des choses que d’autres pouvaient difficilement espérer. En somme, elle me disait qu’elle comprenait parfaitement la réaction de la souris : je pouvais faire peur lorsque je le voulais. Et que je n’avais pas à bouder, après tout, je l’avais bien cherché. La conversation continua, dans quelque chose qui dura pas plus de dix minutes.

En somme, elle m’enjoignit à bouger mon cul et à trouver la souris pour soit mettre ma fierté de côté et m’excuse, et m’expliquer, ou... Ou rien du tout, il n’y avait pas d’autres options. Malheureusement, je ne voyais pas pourquoi je ferais une telle chose : je ne tenais pas plus que ça à la souris. Je ne voyais donc pas l’intérêt de faire autant d’efforts. Je soupirai pourtant, me redressant et retournant en direction de cet espèce de sous-sol caché. Je débouchai sur une pièce vide. Il y avait un trou sur la droite, dans lequel je m’engouffrai. Je m’intéressai à peine à ce que je vis : les plantes. Belles, elles étaient sans nul doute la principale entrée financière de la souris. Quant à elle... Il ne me fallu pas très longtemps avant de la découvrir dans une cage – cela me fit sourire – terrée avec un sac qui n’était probablement pas très légal collé contre lui. Je m’accroupis, me mettant à sa hauteur sans pour autant entrer dans la cage.

- Il semblerait que j’ai manqué à tous mes devoirs. Malheureusement pour toi, je suis possessif et obsessionnel.

Ce qui rendait toute fuite de sa part complètement inutile, en plus de me vexer profondément. Il ne voulait pas que ça arrive. De plus, comme je venais de le dire, j’étais quelqu’un de possessif. J’aime attirer l’attention, j’aime qu’on me regarde. J’estime que je suis suffisamment agréable pour rendre la chose aisée, sans parler du reste de ma personne. Je donnais donc une explication sur ce qui s’était passé dans le restaurant : je m’étais en partie fourvoyé sur ce qui se passait avec ce type, et même si cette comédie avait été faite justement pour ne pas attirer l’attention sur eux... Et bien, ça avait attiré la mienne, pour le meilleur et surtout le pire.

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyDim 9 Juin 2019 - 13:29

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If the Lord don't forgive me.

Inspire, expire. Je tente de me faire aussi petit que possible, collé contre ma cage. Les barreaux me broient les côtes et j'attends. J'attends la suite. Je n'ose pas me lever, n'ose pas me déplacer, trouver une posture plus agréable. Jusqu'à entendre le son de sa voie. Il m'appelle trésor, me faisant grogner légèrement, et me demande de sortir de là. Ainsi donc, il sait que je suis en bas. Il a un minimum de cervelle, et même un peu d'indifférence. Il se croit tout permis ! Il n'est pas chez lui et pourtant, il se permet de faire comme s'il l'était ! Comme si c'était moi le cambrioleur dans l'histoire. Il me prévient même qu'il ne va pas me mordre. Un comble tout de même ! Connard d’orgueilleux ! Je ne bouge pas, reste campé sur mes positions, certain de ne pas vouloir obéir à ce mec qui ose pénétrer dans MON domaine sans MON autorisation !

Je remarque un truc. Un détail que j'aurais dû prendre en compte dans mon idée de fuir Antarès. Et qui me permettrait non seulement de ne pas l'approcher mais de l'empêcher de me toucher. Je me redresse, mon sac dans mes bras et m'approche de la porte de ma cage. Je sors mon trousseau de clé, que j'ai constamment dans les poches, avant d'ouvrir et de pénétrer dans ma propre prison. Je referme habilement, me tordant un peu le bras pour y parvenir, avant de me glisser dans le fond, une nouvelle fois contre les barreaux. Ahah ! Ainsi prisonnier, Antarès ne pourra pas me tirer à l'extérieur, ne pourra pas s'approcher et ainsi me rendre gaga. Grâce à mon sac d'herbe, je n'aurais pas à sentir son odeur. L'idée par excellence, n'est-ce pas ?

J'attends. Ce connard met long. J'en aurais bien tourné dans ma cage tellement le temps ne passe pas. Chaque minute me semble des heures et je grogne d'impatience, me demandant ce qu'il fout. Pourquoi ne descend-t-il pas ? J'enrage intérieurement, me posant milles et une questions. Peut-être ne va-t-il jamais descendre et qu'il est parti ? Non. Aucune chance. Il finira par venir, au minimum pour inspecter la pièce et voir si je m'y trouve véritablement ou non. Il ne partira pas sans au moins regarder. Sinon, l'intérêt de venir m'emmerder jusqu'ici n'aurait aucun sens. Mais alors, qu'est-ce qu'il branle ce merdeux ?! Il farfouille mes placards ? Mon lieu de vie ? Je n'entends aucun bruit, malgré que je tende l'oreille. Aucun meuble ne semble se briser. Et je n'ai pas tant de mobilier que ça.

Ah, enfin ! Je l'observe descendre, ses chaussures d'abords, son pantalon, son haut, puis son visage. Aucun doute, c'est bien lui. Je plisse les yeux, me retranche davantage contre mes barreaux, mon sac contre moi. Il semble inspecter un instant ma misérable pièce avant de me détecter. Il n'a qu'à tourner la tête et il me voit. Je grimace, le foudroie de mon regard. Il s'approche et plus il comble la distance, plus je grogne lentement. Je sais mon plan parfait, mais un doute subsiste. Jusqu'à LA révélation. Alors qu'il s'agenouille en face de moi, qu'il est à mon niveau, je prends conscience de ma connerie. Putain, mais s'il décidait de rester là ? Squattant sans même sourciller ma piaule ? Testant ma patience, mes limites, celles qui me pousseraient à sortir. La faim, la soif. Ce genre de truc élémentaire... Je grimace, lui me glissant être possessif et obsessionnel. Non, tu déconnes, là ? J'avais pas remarqué ! Je le foudroie de plus belle, et, si mes yeux auraient pu tuer, il serait déjà mort depuis sa venue.

- J't'appartiens pas ! Crachais-je sèchement, ma colère vibrante. Chais ce que j't'ai dis à notre première rencontre, mais ce n'était pas moi, okay ? Donc, ça ne compte pas !

Je m'entends. Je sais que j'ai l'air d'avoir une mauvaise foi. De ne pas assumer mes paroles, mes mots. Mais je ne veux pas lui expliquer le problème. Je ne le pourrais de toute façon pas, n'ayant pas encore bien compris moi-même. Un traumatisme passé qui me pousse à chérir mes proies ? Il risque d'être vexé à l'extrême !

Je me décale, cherchant à m'éloigner de lui, pour qu'il ne me touche pas. J'en oublie que mes cages ne sont pas bien grandes. Ce n'est pas pratique une fois dedans, quand on fuit son agresseur. J'enrage. L'idée m'avait semblé bonne, tant que j'étais de l'autre côté des barreaux. Je jette un coup d'oeil à une autre de mes cages et me félicite d'avoir laisser Lyra avec quelqu'un de confiance, le temps que je règle deux-trois trucs. Ca devait bien faire une semaine maintenant. Je n'aurais pas voulu qu'elle me voit dans cet état. Je dois toujours avoir l'air fort auprès de mes esclaves si je ne veux pas perdre le peu d'autorité que j'ai auprès d'eux. Et connaissant cette pauvre conne, elle m'aurait fait voir de toutes les couleurs. Du coup, je me remercie pour cette petite attention...

- T'as pas ton groupe à aller emmerder ? demandais-je en sifflant, irrité, ma tête de nouveau tourner vers le scorpion.
 

Lucien Smith

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyDim 9 Juin 2019 - 17:38

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Sans l’intervention de Grâce, j’aurais très certainement pris tout mon temps. J’aurais joué, j’aurais suivi la traque du client de Lucien, j’aurais peut-être cuisiné un peu, parce que finalement j’aime ça, surtout préparer des dessert somptueux. C’est très con, mais je trouvais ça génial de pouvoir créer tout un univers comestible grâce à du chocolat et du sucre. Evidemment, c’était pareil avec les gâteaux, mais j’avais peu de temps à moi en général, et donc m’adonner à cette petite passion était pas mal compliqué. J’aurais pu donc cuisiner un peu, manger à sa table, faire comme chez moi en attendant qu’il sorte de là. Grâce m’avait cependant convaincu de bouger mes fesses et de descendre. Je ne risquais pas grand-chose, à part peut-être quelques blessures morales et physiques. Elle me faisait confiance pour survivre et ne rien faire de complètement con.

Tenais-je assez à Lucien pour ne pas être un abruti ? Pas du tout. Mais j’étais prêt à faire quelques efforts pour ne pas me montrer trop odieux ou menaçant. Je descendis donc jusqu’à lui pour le voir littéralement enfermé dans une cage. J’aurais pu certainement trouver une tonne de blagues là-dessus, mais je me mordis la joue pour me taire, me contentant de me mettre à sa hauteur pour lui parler, lui servir une sorte d’excuse, de drapeau blanc. Un drapeau qu’il n’avait visiblement pas particulièrement envie de prendre. Je suppose qu’on ne pouvait pas espérer que les choses s’améliorent en moins de cinq secondes ! Cependant, il répliqua quelque chose qui attira mon attention. Pas lui ? Pas la même personne ? Oh, je m’en étais aperçu. Je savais que c’était physiquement lui, mais mentalement... il y avait quelque chose, peut-être même de l’ordre du dédoublement de personnalité. Dans ce cas, effectivement, il n’y avait pas un, mais deux trésors pour un même corps. Deux personnalités qui n’auraient rien à voir l’un avec l’autre. Sauf que d’après ce que j’avais lu, les personnalités ne savaient pas ce que faisait l’autre, ce qui contredisait ce qu’il avait dit, à savoir, avoir des souvenirs. Bref, tout cela me rendait curieux, mais il ne semblait pas particulièrement pressé de raconter son histoire.

Je dédaignai complètement sa question suivante, plus là pour m’emmerder que pour réellement recevoir une réponse. De toute manière, ce que j’avais à faire avec mon groupe ne le regardait pas puisqu’il n’en faisait pas partie. Je m’installai aussi confortablement que possible devant lui, contre le mur, les jambes étendues et croisées, le regard posé sur lui. Je passai une main dans mes cheveux, dégageant un visage qui m’avait apporté autant de malheur et de souffrance que de bons souvenirs. Parlé ne me dérangeait pas outre mesure : ce n’était pas un secret, j’évitais juste d’en parler parce que ce n’était pas sexy. Mes hommes savaient ce par quoi j’étais passé et donc savait que j’étais tout autant un survivant qu’eux, voire même dans le plus pur du terme. Je n’étais pas le seul cobaye à avoir été utilisé, mais ils n’étaient tout de même pas aussi légion que les esclaves sexuels ou de compagnies.

- Je ne suis rien d’autre qu’une expérience, un cobaye destiné à trouver un remède. Quand les humains ont fini par trouver les expériences sur animaux injustes, ils ont prit une autre matière première : nous.

Je n’étais littéralement rien. Je n’avais pas de parents, pas d’ancêtres, j’étais un bébé éprouvette et je n’avais jamais cherché à savoir si j’étais réellement créé artificiellement où si un ovule avait été fécondé par un spermatozoïde. Je m’en foutais parce que je n’avais pas grandi naturellement et que cela ne changeait rien à mon existence d’avoir des racines ou non. Cela soulignait juste une existence de misère absolue, un misère qui expliquait pourquoi je pouvais être considéré comme aussi malade mentalement et aussi possessif et matérialiste. Quand on n’avait jamais rien possédé, on avait tendance à vouloir accumuler tant et plus. Ce n’était pas la seule explication, mais peu importait. Je ne cherchais même pas d’excuse, ou d’explication à mon comportement Je me fichais pas mal de lui donner des informations sur moi parce que ça ne lui serait d’aucun secours : il ne pourrait pas me blesser avec ça. J’avais fait de leurs horreurs ma vie. J’étais plus fort, et même si certaines choses continuaient de me mettre mal, les humains n’avaient plus aucun pouvoir sur moi. J’étais libre.

- Tu es exactement comme mes camarades. En colère, plein de rage, mais tu sembles incapable de te détacher du passé.

Cela dit, qui pourrait lui en vouloir ? Je pouvais également totalement me tromper, la psychologie de comptoir, c’était mon rayon : pas d’étude, juste de l’observation et des déductions liées au nombre de personne que j’avais pu rencontrer durant ma vie.

- Ou alors je me trompe complètement et tu es juste un énième rescapé inintéressant, brisé par un humain quelconque.

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyLun 10 Juin 2019 - 13:44

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If the Lord don't forgive me.

On s'observe un instant, en chien de faïence, chacun essayant sans doute de découvrir ce que l'autre cache, entre les regards noirs et les silences qui s'éternisent. Je comprends qu'il soit possessif, mais je ne vois pas ce qu'il a vu chez moi qui pourrait l'intéresser. Peut-être mon état second l'a-t-il intrigué, poussé s'attacher à lui sans que je n'arrive à bien comprendre pourquoi. Car, en toute sincérité, en type relativement normal, quand un autre crétin vient escarmoucher à lui, il ne va pas chercher à le poursuivre à son tour dès qu'il est loin ! Surtout pas quand il l'appelle épouse et tout le tralala ! Je ne pige pas. Je plisse les yeux, septiques, cherchant à déceler cette réponse sur son visage, mais rien n'apparaît. Et je ne suis pas très doué pour lire les expressions, il faut l'avouer. J'en aurais soupirer d'exaspération si je ne me trouvais pas dans une cage fasse à mon pire cauchemars...

Il ouvre la bouche. Il s'exprime, enfin ! Mais je ne m'attendais pas à ça. Il me raconte n'être qu'un cobaye, une expérience pour les humains pour trouver un remède. Je cligne lentement des yeux, abasourdis, estomaqué même. Ainsi donc nous avions les mêmes "racines" ! Lui aussi n'a vu le jour que pour empêcher le poison d'atteindre leurs organes et mourir. Il a vécu la même chose sur ce point, jamais vu le moindre parent, jamais réellement côtoyer ses frères ou soeurs. Ou en tout cas, pas assez longtemps pour garder autres choses que de vagues souvenirs quasiment effacés à présent. Les Hommes nous ont retirer nos valeurs, notre humanité, qu'importe ce que ce nom veut réellement dire, et ont fait de nous de vulgaires rats de laboratoire. Ce qui est un comble quand on est une souris, vous ne trouvez pas ?

Je détourne légèrement le regard, réfléchissant à ses paroles, avant qu'il ne poursuive et ne me force à le regarder de nouveau. Étrangement, je grappille la moindre information le concernant, ça devient presque vitale, alors qu'il ne m'explique rien et tout à la fois. Il parle de ses camarades, aussi enrager que moi, dont la colère et incapable de se détacher de son passé. Il parle de son groupe, mais pas de lui. Un point qui nous sépare. Un simple mot non prononcé et c'est déjà le gouffre qui s'ouvre, qui s'étant. Je plisse les yeux, le maudis pour avoir réussi là où j'échoue toujours. Mais ce n'est pas les souvenirs de mon passé qui m'agrippe, m'enfouit six pieds sous terre alors que j'avais réussi à mettre le nez à l'extérieur de ma tombe... Non. Ce n'est que mon instinct, les habitudes profondément encrées en moi qui m'obligent à ne plus être moi face à ma proie...

J'hausse un sourcil par la suite. Si je lui explique mon état, me trouvera-t-il inintéressant ? Me mettra-t-il dans le groupe des hybrides qui ont souffert aux mains d'un maître ? Je ferme les yeux, cherche à me rappeler mon passer, celui que j'essaie d'oublier. Je me rappelle encore nettement les multiples épouses qui m'ont été présentés, mais pas leur visage. Leurs odeurs, oui. Chacune avait un parfum différent et à la fois semblable. Je frémis, me souvenir de l'une d'elle nettement. Comme Antarès, il s'agissait d'un scorpion. Centruroides sculpturatus. Le nom ne m'a jamais rien dit, mais il avait été mis dans ma cage pour que les scientifiques étudient le venin qui coulerait dans mes veines une fois piqué par son dard.

Je frémis, chasse mes souvenirs, assez vite que je le peux. Je tremble légèrement, secoue vivement la tête et serre à m'en faire mal aux mains le sac d'herbe. Je regarde le sol, vaguement conscience mon état plus que précaire. Je ne dois pas me rappeler. Pas maintenant. Pas avec lui dans les parages. C'est trop dangereux. Pour moi, évidemment. Pour lui, ça serait de la rigolade. Je ricane. Un rire sans joie, où la colère se mélange à la désillusion, celle qui ne cesse jamais de m'étonner et de m'agripper la gorge quand je m'y attends le moins.

- Disons simplement qu'on se ressemble plus que j'l'aurais cru. Chuis un cobaye. J'ai été créé pour trouver des vaccins contre certains poisons, dont ceux de scorpion.

Je lui lance un regard de défi, tentant de lui faire comprendre que son dard, il pouvait bien l'agiter devant mon nez, je n'aurais pas peur du venin qui coule à l'intérieur. Je laisse un sourire mauvais se glisser sur mes lèvres, avant de me redresser, le sac dans les bras, soudain conscient que nous étions au même niveau. Et je n'aime pas être aussi bas que lui. Je veux pouvoir lui montrer que malgré ma position peu enviable par apport à la sienne, je peux encore garder la tête haute. Qu'il ne peut pas me rabaisser sans que je ne le veuille ! Pas question non plus de me soumettre à lui. Car, pourquoi serait-il ici, sinon pour me remettre à la place qu'il estime être la mienne ?

- Le seul maître que j'ai eu était un maquereau. Mais contrairement à toi, j'étais pas assez intéressant en tant que pute. Mais ça, tu t'en fous, hein ? Si j'te dis ce que tu veux savoir, t'me fous la paix ?
 

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyMar 11 Juin 2019 - 9:09

Come and save me from it  



Raconter ma vie pourrait sans doute tenir dans un livre entier, comme les humains traumatisés aimaient le faire dans le passé pour se défaire des souvenirs, s’exprimer, et surtout gagner du pognon. Ma vie pouvait aussi se résumer en quelques lignes, quelques points que je jugeais important. Des épisodes que force est de constater, j’arrivais à oublier la plupart du temps. Ou alors, c’était tout le contraire et mon comportement de maintenant était intrinsèquement lié à ce que j’avais vécu. L’implant qui avait supprimé si longtemps mes émotions et me privant de l’apprentissage essentielle qu’est la pitié. Oh, je peux la ressentir, mais qu’on ne se trompe pas : la personne peut bien crever avant que je ne me décide à la sauver gratuitement. Ou elle pourrait vivre mille supplices avant que je ne l’achève par pitié, justement. En fait oui, je n’aime pas vraiment me souvenir de tout ça parce que certaines choses sont encore floues et que finalement, il y avait trop de réponses laissées en suspend.

Dans tous les cas, je regardais Lucien, essayais d’en savoir plus sur lui, lire ses réactions face à un bout du passé qui lui était révélé. N’était-ce pas ce qu’il voulait ? Quelque chose pour se défendre, un bout de savoir pour attaquer ? Petit animal enragé qui se débattait face à... et bien, je l’ignore. Je pouvais faire peur, mais je n’avais rien fait de particulier qui puisse le mettre dans cet état aussi rapidement. Quoi qu’il en soit, je ne sais pas si cela suffit ou non à débloquer la situation. Attirer son attention c’est certain, mais la suite ? Il parle de nous, un point commun trouvant son origine si pas dans notre naissance, au moins nos racines. Cela importe peu de savoir que nous n’étions pas dans la même section, que les sévices n’étaient pas les même. Après tout, nous étions là, face à face, l’un enfermé, l’autre libre de partir et restant pourtant devant l’autre. Je glousse à sa réplique, comme une bravade destinée à me faire comprendre qu’il n’avait pas peur de moi, de mon poison tout du moins, et que la seule chose qu’il parvenait à faire, c’était me rendre curieux d’essayer. Je n’étais pas un scorpion ordinaire. Le rôdeur mortel dont j’étais en partie issu, n’était normalement pas mortel au vu de sa taille. Il pouvait cependant être extrêmement dangereux parce que douloureux comme de la merde. L’Androctonus en revanche, était considéré comme l’un des plus dangereux au monde. Le plus fun était aussi de savoir qu’ils étaient extrêmement agressif. Comme quoi, tout avait toujours une explication : l’implant n’était pas uniquement pour me garder en sécurité.

- Probablement pas, chéri.

J’étais honnête. Je le regardai avec cet éternel sourire énervant, mais je n’étais pas menaçant. Il pouvait sortir s’il le souhaitait : je ne le menaçais pas. Il était libre de ses mouvements et sa position actuelle n’était que de son fait. Enfin, il avait trouvé le courage de se redresser et de me regarder pour dire tout ça, mais cela ne changeait vraiment rien au fait qu’il était derrière les barreaux : avoir la clé n’était qu’un détail.

- Mais nous avons un autre point commun : un cher maître maquereau. Je suppose que la comparaison s’arrête là s’il ne t’a pas utilisé.

J’ignore si nous pouvions dire que c’était tant mieux pour lui. Probablement. Le fait est que quand toute l’existence ne se résume qu’à une immense plaie, il est difficile de juger les choses comme normales ou anormales. Il y avait des choses que je détestais de cette époque, mais il fallait être honnête ; si je détestais autant être une pute, je ne continuerai pas maintenant. Le fait est que ça me laissais totalement indifférent. Je choisissais mes clients, j’avais mes règles, je gagnais suffisamment ma vie pour arrêter si je le souhaitais. Or... Et bien, j’avais encore un client il y a un peu plus d’une heure à peine. Quant à savoir si Lucien m’intéresserait encore en sachant tout ce que je voulais savoir... probablement. Et effectivement, je me fichais de savoir qu’il était « pur » de ce côté-là de sa vie. Je me fichais qu’il soit chauve, ou amputé de la queue, je me fichais de savoir s’il était seul dans sa tête, ce qu’il avait vécu. C’était sa personne qui m’intéressait et l’amusement que je pouvais en tirer : tout ce qu’il était était compris dans le paquet. Donc oui, le fait qu’il me raconte tout n’allait pas aider parce que j’aurais fini par le savoir de toute façon, en lui demandant, en étant patient, ou plus certainement, en fouillant allègrement dans sa vie sans lui demander la permission.

- On dirait bien que tu es condamné à m’avoir dans les pattes.

Et nous en étions déjà à concrétiser ce que j’avais dit : lui enfermé pour mon bon plaisir. Ou quelque chose du genre. Si j’avais su que ce que je disais était à ce point vrai ! Je ne m’attendais pas particulièrement à trouver des cages dans son sous-sol, des cages qui ne laissaient que peu de place à l’imagination. J’avais déjà visité ce genre de demeure, du genre à me faire apprécier la liberté et devenir incontrôlable lorsqu’on tentait de m’en priver.

@feat joueur Désoley, c'pas terrible èé Si tu souhaites que je continue ou rajajoute/mofifie quelque chose, tu sais où me trouver ♥
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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyDim 16 Juin 2019 - 12:00

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If the Lord don't forgive me.

Probablement pas. Si je venais à tout déballer, il resterait dans le coin. Ce n'est donc pas des informations qu'il désire me soutirer mais véritablement me faire tenir la promesse que je ne me souviens qu'à moitié avoir prononcé. Pendant qu'il souriait, de ce sourire de putain de prétentieux qui sait qu'il a le pouvoir sur l'autre et qu'il peut l'étaler autant qu'il le désire, je le foudroie du regard. Je ne peux faire que ça. Ca et planter mes doigts dans le sac d'herbe, le tissu, en toile de jute, rugueux et légèrement agressif me rassurant. J'ai un doute en le fixant. Un doute qui prend de l'ampleur plus j'y pense. Une pensée parasite qui me laisse l'esprit en ébullition, vulnérable. Il se fiche de savoir ce que je pourrais lui raconter, car il sait. Il connait déjà tout. Ou s'il lui manque des morceaux, il les récupérera assez vite. Il ne fait que jouer avec moi. A me tirer dans un sens, à me faire imaginer une porte de sortie qui n'existe pas. Il n'a pas besoin que je parle. Il finira par tout savoir. Mais comment ? Mon ancien maître - qu'est-ce que je peux haïr ce mot ! - m'avait récupéré  dans une animalerie. Je ne sais même pas s'il a gardé les papiers - sans doute que oui, mais je doute que le chat qui habite maintenant dans l'ancien bordel ait tout garder - et j'ai été envoyé depuis les Etats-Unis. Un pays relativement gigantesque et je ne savais même pas précisément où. C'était mission impossible. Alors pourquoi semblait-il si sûr de lui ? D'où a-t-il pu tirer les infos ?

Alors que je me tritures les méninges, à la recherche d'indices sur une éventuelle fuite, je réaliste un truc. La seule personne que j'ai recroisé de ma vie d'avant a été Amos. Si Antarès sait la moindre chose sur mon passé, ça doit être sa faute. Ce putain d'esclave est donc toujours en vie ? Et il collabore avec le scorpion ? Ce connard a-t-il pénétré dans ma demeure, récupérer la perle rare - dans les coups et la violence - et lui soutire tout ce qu'il sait ? Ca aurait du sens s'il l'autre Dard-Dard m'avait déjà connu un peu avant. Hors, il n'a sans doute appris réellement mon existence qu'une fois que j'ai merdé. Et je n'ai fais le con qu'une fois mon esclave s'étant volatilisé. Impossible, donc. Mais il aurait bien pu le récupérer après. C'est une nouvelle possibilité. Comment, pourquoi, aucune idée. Ce crétin de serpent n'a fait que râler et chercher à s'enfuir depuis que je l'ai récupéré. Oh, et également à décuver, son addiction à la drogue m'ayant plus d'une fois servis pour le tenir un minimum en laisse. Il ne sert donc à rien. Du moins, à moi ne m'a-t-il pas beaucoup servi, juste à m'amuser. Et à cauchemarder. J'ai été con à cette époque, quand même !

Je n'aime pas avoir de point commun avec Antarès. Alors en avoir deux... Comme moi, il a été sous la surveillance d'un maquereau. Contrairement à moi, il a dû faire le tapin, le trottoir. Un métier que je respecte, l'ayant approché de très près sans jamais y toucher. Être garde du corps des prostitués m'a appris combien les humains pouvaient être des enflures. J'ai dû en cogner quelque uns pour faire des exemples pour les autres ; on ne frappe pas mes trésors. C'est ainsi que les appelait le patron et c'est ainsi que j'ai finis par les nommer à mon tour. Une époque où je pouvais dire que j'étais quasiment heureux. Entre le besoin d'oublier et de garder mes racines. Un bout de ma vie où je n'avais pas encore ce désir brûlant, ce déchirement intérieur. J'étais... Plus ou moins moi-même. Ou alors, c'est à partir de là que j'ai fini par me détruire, tirailler entre mon désir brûlant de côtoyer deux trésors souris grises et mon travail. Je ne sais pas. Je n'y ai jamais réfléchi.

Je laisse un grognement sortir ma gorge alors qu'il se foutait de ma gueule. Je ne veux pas l'avoir dans mes pattes ! Je veux pouvoir être tranquille, merde !

- P'tain ! Mais vire-toi de là ! T'es quand même dans MA baraque ! D'jà que tu t'invites sans autorisation, mais maintenant, tu restes !?

Je lui aurais bien jeté quelque choses en pleine tronche pour le faire partir, mais je n'ai que mon sac et il ne passe pas entre les barreaux. J'ai toujours la clé, mais ce serait me condamner inutilement... Et stupidement en plus ! Adieu le Lucien diplomatique - un rôle où je suis particulièrement mauvais - et bonjour au colérique !

- T'as ton putain de groupe de merde à gérer, okay ? Moi, j'ai mon esclave à aller récupérer. Alors, maintenant, tu t'barres et t'me fous la paix. On fait comme si rien ne s'était passé et on s'oublie !

Je le regarde avec hargne. Je ne tiens mon sac plus que d'un bras, l'autre enserrant le barreau à mes côtés. Je me tiens tapis dans un des coins, debout, fier, colérique, imperturbable. Je veux qu'il s'en aille ! Tout de suite ! Je ne peux pas le foutre à la porte, évidemment, le toucher reviendrait à me maudire. Mais plus mon énervement est croissante, plus son calme est présent, plus je risque de commettre des conneries. Je jette un coup d'oeil à la porte de ma cage, me demandant combien de temps il me faudrait pour l'ouvrir et foutre le camp. Beaucoup trop de temps. Il serait déjà devant, à me barrer le passage, alors que je m'acharnerais encore contre la serrure. Putain de merde ! Pourquoi n'ai-je jamais tester mes cages dans ce sens là, dans l'optique de ce genre de situation merdique ?
 

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyLun 17 Juin 2019 - 12:40

Come and save me from it



Comme c’était intéressant ! Plus le temps passait et plus nous nous découvrions des points communs ! J’étais sans doute le seul à m’en extasier, vu la tête que tirait Lucien. En un sens, je pouvais le comprendre : je m’invitais chez lui, sans crier gare, alors même qu’il avait tenté de me fuir. Je suppose que je ne verrais pas non plus d’un bon œil un type –ou une femme – venant dans ma demeure sans qu’il ou elle n’y soit convié(e) ! Je serais probablement même un peu plus virulent que Lucien à défendre ce qui m’appartenait. M’étais-je trompé ? La petite souris n’était-elle que cela ? Un petit mammifère sans grand intérêt qui préfère se terrer dès que les choses ne tournent pas en sa faveur, qui nie en bloque certaines situations, certains événements ? Je me refuse à le croire, je sais reconnaître un petit trésor quand j’en vois un ! Cela prendra certainement du temps avant de le connaître réellement, et de rassembler toutes les pièces du puzzle qu’était sa vie, mais je ne me faisais pas de soucis. Soit il me raconterait, soit je finirai par le découvrir moi-même. Peut-être étais-je trop orgueilleux, mais la vérité était surtout que j’avais parfaitement conscience de ce que je pouvais faire lorsque je voulais quelque chose. Lucien avait-il pensé qu’il pouvait être le seul obsédé tortionnaire de la ville ?

Que neni.

Il avait autant jeté son dévolu sur moi que l’inverse, et aujourd’hui qu’il essayait de faire machine arrière, il se heurtait à mon refus : on ne me chante pas la sérénade en espérant ensuite que je ferme les yeux ! Enfin, encore fallait-il que j’écoute le champ nuptial, ce qui n’était pas gagné. Je ne l’avais pas fait avec lui, j’avais juste eu envie de m’amuser, c’était toujours le cas maintenant, tout en sachant qu’il pourrait m’apporter beaucoup de surprises. Je clignai des yeux, presque ingénu, alors que mon sourire jouait toujours sur mon visage, faussement innocent.

- Je n’ai pas dit que je resterai, mon chou.

J’avais dit qu’il m’aurait dans les pattes, nuance ! Cela dit, cela ne me dérangeait effectivement pas d’aller dans sa chambre et d’utiliser son lit pour me reposer, si je ne pensais pas qu’il en profiterait pour me buter dans mon sommeil ! Il pouvait autant me foudroyer du regard qu’il le voulait, la vérité était qu’il était coincé dans sa cage, par sa faute, parce qu’l n’avait ni l’envie, ni le courage apparemment, de m’affronter. Ou de sortir de là puisque je ne venais même pas pour chercher la bagarre ! Alors que j’avais de quoi faire ! Il m’avait lancé une table à la gueule, j’avais un peu de vin renversé sur moi, vin qui coutait la peau des fesses et que j’avais laissé derrière moi. Rien ne m’obligeait à le faire d’ailleurs, mais le fait est que Lucien avait réellement était une bite alors même que je ne cherchais que des explications ! Peut-être avais-je été un peu menaçant, mais toujours moins con que lui ! Oui, je commençais encore une fois à me vexer. Grâce avait plus de patience que moi pour ce genre de truc. Il n’était même pas un client un peu stupide qui pensait pouvoir jouer sans payer, non ! C’était juste un type qui mordait et griffait après s’être rendu compte que ses actions avaient des conséquences inattendues.

- Oh ? Un petit animal de compagnie ? Je n’aurais pas cru ça de toi.

Il n’avait pas vraiment l’air du genre à pouvoir se gérer lui-même, alors un humain ou une perle rare ? J’avais bien envie de voir ce que ça donnait ! Cela dit, j’en avais un avant goût : il l’avait perdu, où l’esclave c’était enfui. Un homme apparemment, parce que Lucien ne me semblait pas assez bête que pour oublier de mettre les articles au féminin. Cela ne m’apportait pas grand-chose de le savoir cela dit, même s’il me serait assez facile de dénicher les papiers, s’il y en avait, d’adoption. CE que cela m’apporterait ? une petite chasse.

- Et si tu me parlais de cet esclave ? Je pourrais éventuellement prendre ce contrat, en preuve de bonne volonté.

Les chasseurs avaient du boulot, moins que les flics parce que même si notre travail avait quelque aspect similaires, il était différent, mais surtout... Et bien les humains n’étaient pas tous sages, il y avait souvent des fuites, et vu que nous étions moins « chargés » que les flics, ce genre de cas nous étaient plus facilement rapportés. C’était un boulot aussi amusant que payant.

- Et par contrat, je parle de travail légal, chéri. Je suis un chasseur.

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyAujourd'hui à 14:21

ft. Antarès Al Niyat

If the Lord don't forgive me.

Un flottement se passe entre nous au moment où il me parle une nouvelle fois. Je reste un instant perplexe, réfléchis deux secondes à ce qu'il vient de me dire, avant de décider que, franchement, je ne pourrais jamais comprendre ce type. On ne se connait pas assez, certes, mais je sens qu'il y aura toujours des incompréhensions les rares fois où on discutera - ce que je préférerais éviter, en toute franchise - et puis, franchement, ne peut-il pas être un minimum logique ? Avant, il me déclare que je vais l'avoir dans les pattes puis maintenant, il me balance qu'il n'a jamais dit qu'il resterait. Mais merde, il se contredit, Machin ! Et il ne va pas me faire croire que ce n'est pas la même chose car, si, c'est clairement le cas !

Je renifle, dédaigneux, alors qu'on se fixe encore. Je ne dis rien, mais je le pense, et fort. Mon visage continue d'exprimer mon mécontentement, mes muscles se crispent alors qu'il poursuit, s'étonnant de me savoir en possession d'animal de compagnie. Est-ce que lui avouer que j'avais eu deux perles rares et que les deux sont morts, en plus du troisième esclave que j'avais récupéré, lui fera perdre son sourire mielleux ? J'en doute. Alors je ferme ma gueule, continue de bouillonner en silence, le regarde planté sur lui. J'essaie de déterminer une faiblesse sous cette carapace dont il se recouvre, me demandant soudain si cette situation n'était pas un simple jeu pour lui. Me voir dans une cage doit bien l'amuser...

Je fronce les sourcils quand il me demande de parler de mon esclave. Prendre le contrat ? De quoi parle-t-il, encore ? Je plisse les yeux, avant de grogner. Je le savais ! Ce fumier a récupéré Amos ! Et il ose me proposer d'aller le "chercher" moyennant sans doute un petit prix ! Quel enfoiré ! Il croit pouvoir m'arnaquer ainsi ? Me mener par le bout du nez ? Hors de question !

Fou furieux, je jette mon sac d'herbe contre lui et il s'écrase contre les barreaux, éparpillant son contenu dans une large zone. Cela touche le scorpion, mais ce n'est qu'un peu d'herbe. Je m'approche, en deux enjambé et tends le bras dans sa direction. Je suis trop loin, ma main bat dans le vide, mes doigts ne rencontrent que l'air, je frôle à peine son haut. J'en rage, je me colle davantage, comme un animal enragé, ma queue fouettant derrière moi.

- Connard !!! Où t'as planqué Amos, fumier ?! Ce crevard m'appartient ! Il est à MOI, t'entends !!!

Mon corps a mal, trop pressé contre les barreaux. Je dois mettre un peu déboîté l'épaule au vu de la souffrance, le choc ayant été particulièrement violent. Je m'en fous qu'il soit chasseur. Je connais un peu le job, courir après des esclaves en fuite, des perles rares, la résistance. Si le dernier groupe avait bien voulu me prendre dans leur rang, j'aurais été leur cible. Un cible facile si cela avait été Antarès qui m'aurait trouver. Je me serais sans doute agripper à son cou et je ne l'aurais relâché qu'une fois qu'il m'aurait envoyé dans une cage... Mais dans un sens, ce n'est pas un peu ce qui s'est passé ? Il m'a forcé à m'enfermé en tout cas... Putain de vie !

- T'as intérêt à me le rendre ! L'écailleux n'a qu'un seul maître et c'est moi !

Je me calme à demi, agrippe les barreaux entre mes mains, l'un replié à l'extérieur, l'autre à l'intérieur. J'arrête de me coller contre la cage, mon crâne me faisant mal. J'ai dû me la cogner pendant ma mini crise. Je suis trop près d'Antarès. Son odeur va finir par m'enivrer, mais, grâce aux herbes, j'ai quelque instant devant moi... Peut-être...
 

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MessageSujet: Re: If the Lord don't forgive me (Lucien) If the Lord don't forgive me (Lucien) EmptyAujourd'hui à 15:56

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Ainsi donc, il avait un esclave ? Je ne sais pas pourquoi cela m’étonnait. C’était chose courante ces derniers temps, probablement plus encore chez les chasseurs. Pourtant je ne possédais personne. Moi qui avais plus d’argent que je ne savais quoi en faire, je n’avais aucun animal de compagnie. Je n’y voyais pas l’intérêt. Grâce me faisait la réflexion que je n’avais pas encore trouvé la bonne personne, ce qui me mettait toujours dans une profonde interrogation. Que voulait-elle dire ? Généralement, ce genre d’expression ne se disait qu’en Amour... Peu importe : je ne voulais pas d’esclave, parce que c’était inutile. Que lui en ait était intéressant et en révélait peut-être plus sur sa personne qu’il ne voulait bien l’admettre. Peut-être n’aimait-il pas être seul, que la solitude le dévorait et le tuait et qu’il trompait la solitude en achetant des esclaves. Vu le personnage, cela n’était pas étonnant qu’il l’ait perdu : son caractère était suffisamment mauvais pour qu’on préfère rester loin de lui.

Et vu sa réaction, il devait y avoir plus que ça. Mon visage se figea, tout comme je perdis mon sourire. Je n’avais pas peur : je m’étais déjà retrouvé face à des gens violents, pensant que les démonstrations de force étaient un moyen efficace pour prendre l’ascendance... Je n’avais pas peur non plus parce qu’il était toujours derrière les barreaux et qu’il était trop loin pour m’attraper, et qu’il n’avait même pas pu me toucher avec son sac. Seuls quelques brins étaient venus s’étaler sur mes pieds, mes vêtements, voire sans doute un peu mes cheveux. Il était enragé, s’imaginant je ne sais quoi pour je ne sais quelle raison. Son explosion fut rapide et soudaine, et il se retira tout aussi rapidement, comme une vague qui s’écrase contre la roche avant de se retirer. Sauf que le sentiment était différent devant ce spectacle.

- Pitoyable. Quelle utilité aurais-je d’un esclave ? Réveille-toi et cesse donc avec ta sacro sainte paranoïa.

Ma voix ne s’était pas élevée : il n’y avait pas besoin de gueuler pour se faire entendre ou respecter. Ou faire peur. Peu importe l’émotion que je faisais naître au sein du son petit cœur rachitique, le fait est que ma voix avait claquée, glaciale, sans pour autant être plus forte qu’une simple conversation. Mon visage exprimait, pour la première fois, la même dureté. Il m’insultait, me menaçait, ne respectait pas sa parole, et je pouvais continuer à dresser une liste bien longue des choses qui finissaient par m’ennuyer. Avais-je pour autant envie de me retirer ? Du tout. J’avais envie de lui cogner très fort la tête contre les barreaux, jusqu’à ce que son crâne soit assez ouvert pour laisser échapper toutes les conneries qu’il renfermait. Malheureusement, pareille chose était impossible sans le tuer. Grace, j’espère que tu sais à quel point je fais de gros efforts.

- Dire que tu continues encore et encore à me montrer tes faiblesses. Tu oses ensuite prétendre que tu as le contrôle...

Je fis un geste de la main, comme si par ce simple fait, je balayais la conversation, qu’elle était oubliée. Sauf qu’elle ne l’était pas et que je connaissais le nom de son animal de compagnie, que je savais qu’il y tenait et que le savoir peut-être aux « services » d’un autre l’énervait. Pour un peu, il donnait l’impression de quelqu’un de trahi, qui avait placé sa confiance et son affection en quelqu’un. C’était pitoyable. C’était aussi pour ça que je me refusais à avoir qui que se soit à mon service (comme esclave) : cela entraînait forcément une familiarité que je n’étais pas prêt à partager. Race me suffisait amplement, c’était la seule pour qui je vouais une affection sincère.

- Bon courage pour le retrouver, visiblement tes recherches ont été fructueuses jusqu’ici... Je m’amuserai avec lui, lorsque je le retrouverai.

Pas « si » mais « lorsque. » Ce n’était qu’une question de temps, même s’il ne s’agissait que de trouver un corps en décomposition. Lucien ignorait complètement jusqu’où je pouvais aller, et ce dont j’étais réellement capable. Chasseur, pute et dealer. Empoisonneur. Me salir les mains n’avait jamais été un problème, et pour un type ayant de sérieux problème d’instinct de conservation, il était évident que peu de choses m’arrêteraient dans mes recherches. Il y avait une limite à ma miséricorde.

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If the Lord don't forgive me (Lucien)
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