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Come and save me from it. [Lucien]
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 :: les faubourgs réhabilités :: Le centre commercial :: Restaurants
MessageSujet: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptySam 1 Juin 2019 - 20:27

Come and save me from it.


 
Le temps continuait de passer, inexorablement, d’heures en heures et de jours en jours, et si j’aimais à dire qu’ils ne se ressemblaient jamais, c’était plutôt faux, quoi que je veuille faire croire. Peu importe les clients qui se présentaient, la finalité était toujours la même, une relation de pouvoir et de besoins, régit par l’argent et le sexe. Les hybrides se gargarisaient toujours de leur supériorité, mais ils avaient exactement les mêmes travers que les humains, ils souffraient des mêmes vices, des mêmes peurs, et savoir se transformer en animal ne leur conférait qu’un très maigre avantage. La vérité, c’est que je m’ennuyais. Grace m’avait proposé de m’amuser avec l’un de ses esclaves, pensant probablement bien faire, malgré le peu d’intérêt que je leur portais. Le sexe avec eux ne m’intéressait pas, d’ailleurs, le sexe en général n’était souvent pas bien passionnant, probablement parce que je rencontrais trop de gens demandant trop souvent les même choses. Cela se ressemblait trop souvent. On disait que l’amour changeait tout, qu’avec l’amour, la moindre caresse, le moindre baiser, rendait tout plus merveilleux. L’union était alors une chose magnifique... Je n’ai jamais aimé. L’amour n’est qu’un jeu, une histoire d’hormones et d’illusion, tout au plus.
 
Et je suis frustré, terriblement frustré parce que même Lucas, Camille et Lydia – les trois esclaves – n’arrivaient pas à m’amuser, peu importe ce que je demandais de faire. Grace m’ayant demandé de ne pas être trop... brutal avec eux, je les avais simplement congédiés, et tout avait continué avec cette frustration grandissante de ne pouvoir être satisfait dans ma curiosité. Le monde était vaste, pourquoi devrais-je me contenter d’une vie monotone ? D’aucun dirait que ma vie était remplie, que diriger un gang, être pute et maître étaient suffisant pour faire de chaque jour une découverte. Même la découverte de traîtres dans mes rangs n’était pas une découverte ! C’était juste ennuyant, et le problème était relégué à :  foutez les dans un entrepôt, laissez les macérer, je m’en occuperai plus tard. Rien d’intéressant. Rien de plus qu’un contre temps qui finira par eux me parlant et me suppliant de les épargner alors qu’ils savaient comment ils finiraient : dans un broyeur s’ils avaient de la chance. Vivants. Evidemment. C’était infiniment plus spectaculaire et ça permettait de faire un composte de premier choix. Sinon, je pouvais les donner aux cochons, ils mangeaient tout. Je pouvais aussi le vendre au marché noir : la chair hybride ou humaine était un met que certains consommaient, pouvant y mettre le prix.
 
- Tu n’es pas très attentif aujourd’hui. Tu as des problèmes ?
 
Je posai les yeux sur la main qui caressait la mienne, avec une douceur que j’aurais espérée feinte, mais que je savais authentique. Mickael était, comme son prénom le disait, un ange. J’ignore toujours s’il s’est donné ce nom dans un manque flagrant d’imagination, ou si les humains avaient désirés rendre cela ironique et humoristique. Il s’avère que Mick était un hybride cygne, ça ne le rendait pas particulièrement dangereux, mais ça lui permettait d’arborer une magnifique paire d’aile d’un blanc limpide. Au soleil, cela faisait presque mal de les regarder. Un cygne et un scorpion... Ridicule. Cependant, le client est roi lorsqu’il me paie suffisamment, et Mickael était un régulier, ne demandant pas grand-chose de plus que mon attention et ma bienveillance. Le sexe avec lui était extrêmement rare et n’était généralement que la conclusion d’une soirée qui était tendre et détendue. En somme, comme le ferait un couple. Seulement, nous ne le somme pas : ce n’est qu’une belle illusion, et s’il voulait réellement autre chose, s’il voulait trouver chaussure à son pied, il faudrait tôt ou tard qu’il lâche l’affaire. En attendant... Et bien, son boulot le payait assez pour qu’il me retrouve au moins une fois par semaine. Il n’était pas correct de ma part de penser à mon autre job en sa présence.
 
- Rien de particulier, trésor.
- Vraiment ? Tu sais que si ton travail est trop... prenant, tu peux...
- Chéri, tout va bien. Je m’ennuie simplement lorsque je suis seul.
 
Je lui fis un clin d’œil pour faire bonne mesure, et si ça ne le rassura pas, au moins ne tenta-t-il pas de continuer sur cette lancée. Parler de mon boulot – celui d’escorte, pour dire joliment les choses – était censé être tabou, interdit. L’autre, celui qui pouvait réellement poser problème, n’avait jamais été porté à sa connaissance. Il n’était pas stupide pour autant, il savait parfaitement que je trempais dans des trucs louches et que je savais parfaitement me défendre. Le contraire aurait été vexant, et il savait qu’il valait mieux éviter de me vexer. Du moins, lorsque ce n’était pas sous le couvert d’un jeu sexuel. Ce n’était pas son genre de toute manière.
 
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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptySam 1 Juin 2019 - 21:33

ft. Antarès Al Niyat

Come and save me from it.

Il parait qu'avec le temps, tout s'efface. Je ne sais pas qui a osé dire pareille connerie, mais je suis la preuve vivante que c'est faux. Tous mes souvenirs, toutes mes actions me reviennent en pleine gueule dès que j'ai le malheur de me réveiller et de réfléchir deux secondes. A chaque fois, c'est pareil. Je me lève, je me fais un brin de toilette et je me fixe dans mon miroir fissuré. Et c'est là que les problèmes arrivent. Mon tatouage, qui se reflète dans le verre et que je ne vois pas autrement, me renvoie à mon passé. A ma vie d'avant. Je dois me faire violence pour m'arracher à ces souvenirs, à cette histoire qui ne m'appartient plus. J'ai décidé qu'elle n'aurait plus d'emprise sur moi. Du moins, c'est ce que je ne cessais de me répéter, persuadé qu'à force d'y croire, ça deviendrait réalité. Sauf que ma rencontre avec un hybride scorpion m'a fait comprendre combien que je m'étais fourvoyé. Il m'a fallu trois jours pour que ma mémoire retrace point par point ce que j'avais fais ce jour là, ce que j'avais dis. J'en ai vomi pendant de longue minutes, mon crâne menaçant d'exploser. Mon comportement, mon attitude, face à cette femelle, à ramper quasiment à ses pieds pour entrer dans ses bonnes grâces... Je me dégoûte. J'en frémis encore d'horreur rien que d'y repenser. Comment est-ce que j'ai pu laissé ça arriver ? Comment est-ce que j'ai pu tomber aussi bas ?

J'ai bien du mettre une bonne demie heure pour me rependre. Pour chasser les vestiges de ce comportement dégoûtant et dégradant. Et cette conne qui a osé me laisser faire ! Elle jouait avec moi, avec mes sentiments dégoulinants ! Elle ne cessait de répéter que j'étais sien ! Alors ça, ma vieille, tu t'es foutu le doigt dans l'oeil ! Mais plutôt que de ressasser, plutôt que d'y réfléchir et repenser davantage à ce jour là, j'ai préféré me jeter corps perdu dans la recherche de mon esclave, celui que j'ai perdu, celui qui m'a été arraché chez moi. Et plus le temps passe, plus je me demande pourquoi je le cherche encore. Une question de fierté, sans doute. Je ne supporte pas qu'on puisse me filer entre les doigts, surtout pas alors que je n'en ai pas terminé avec la personne. Il s'est enfuit, j'aurais réussi à le rattraper. Je l'ai déjà fais après tout. Et il a payé très cher cette fuite. Son corps doit sans doute s'en rappeler encore. Et si ce n'est pas celui-ci, lui doit s'en souvenir. L'entendre crier d'arrêter m'a fait beaucoup rire à l'époque. Maintenant, je ne sais pas. Tout me saoule quand ça le concerne.

A tel point qu'un jour, j'ai arrêté de le chercher. Et où j'ai préféré me consacrer à mon activité ; mon herbe. J'ai réussi à récupérer quelques clients, à récupérer un peu d'argent. Je ne refuse aucun rendez-vous, mais, le dernier en date me laisse perplexe. J'observe depuis cinq minutes mon portable, incertain. Il veut qu'on se voit au restaurant. Est-il débile ? J'ai horreur de faire du trafic dans les beaux quartiers. Mon domaine, c'est le ghetto, je n'ai rien à foutre de l'autre côté de la ville ! Je grince des dents, observe le montant qu'il est prêt à me payer et enrage intérieurement. C'est plus que je ne lui aurais réclamer en temps normal et il le sait, le connard ! Je tape rageusement mon message, le prévenant que je serais là, avant d'envoyer. Puis je note un nouveau message, que je n'ai pas lu malgré le temps de l'envoie. Rah ! C'est l'autre scorpion qui m'a écrit ! Il me dit qu'il est devant une école, avec un gamin... Mais il croit que j'ai quelque chose à carrer de sa vie ?! Je lui réponds tout aussi haineusement qu'à mon client et éteint mon portable. Quel enfer !

Je marche d'un pas ferme, un masque chirurgicale sur le visage. Une simple précaution pour qu'on ne me reconnaisse pas. Je ne suis pas très populaire par ici, mais je préfère éviter que la police m'identifie et me demande ce que je fous dans le coin. Tant que je me tiens dans mon côté de ville, ils me foutent la paix. Mais il ne faudrait pas que je foute la merde chez eux, tout de même ! Je grince des dents, les mains terriblement vide. J'aurais aimé prendre ma batte, mais j'aurais eu l'air trop suspect avec...

Je rentre dans le restaurant et repère mon client. J'abaisse ma capuche et marche jusqu'à lui. Du moins, est-ce que j'aurais fais si une tête familière ne m'avait pas arrêté. Je stoppe ma marche, l'observe attentivement, mais secoue la tête. Ce n'est pas elle. C'est un mec qui lui ressemble pas mal. Avec une queue de scorpion... Grr... Il me faut m'éloigner de lui et je félicite le patron de l'établissement d'avoir forcé la main sur les bâtonnets d'encens. Ca irrite la gorge, mais c'est efficace pour ne pas sentir son voisin ! Je poursuis mon chemin, sachant que malgré mon envie de passer sans faire de vague, mon arrêt a attiré un peu l'attention sur moi. Mais pas assez pour que le gérant se déplace et vienne me poser des questions. Je tire la chaise, raclant les pieds sur le sol et m'asseye avec toute la mauvaise grâce que je peux y mettre. Je foudroie mon client sur regard alors qu'il pose sa main sur la table, le bras tendu vers moi. Je grogne, soupire, puis abandonne ce petit jeu et entrelace nos doigts. Je le laisse farfouiller dans ma manche ce qu'il recherche, dans une mise en scène qui se veut naturelle et amoureuse. Un délire à lui. Quand il a la came, il sourit et la cache d'une main experte dans sa propre manche avant de caresser ma paume. Il me propose de boire un verre. J'accepte à contrecoeur. Je sais qu'il n'ouvrira son porte-monnaie qu'une fois entièrement satisfait...

- Mais j'veux de la bonne, pigé ? Et tu paies.


 

Lucien Smith

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptySam 1 Juin 2019 - 22:26

Come and save me from it  


 
Suivant le client, il peut m’arriver de chercher les ennuis. Suivant la personne, je savais m’adapter, être une créature douce et aimant, à vomir de tendresse. On pourrait croire qu’il fallait avoir reçu pareille émotion pour pouvoir la reproduire, mais c’est faux. Personne ne s’est jamais plain de ma manière de faire, ce qui signifie que j’étais plutôt convainquant dans mes attentions. Mon client d’aujourd’hui était du genre à aimer la douceur, il était tendre, le genre de personne qu’il serait probablement facile d’aimer, mais envers qui je n’éprouvais qu’un très vague intérêt : celui qui sait que même eux ont de sales secret, généralement pire que les autres, et qu’il suffisait de creuser pour trouver. Je ne l’avais pas fait avec lui : c’était un client. Il payait, et je donnais, c’était le deal. Je jouais le jeu. Un jeu que je savais toujours dangereux parce que mes vies pouvaient s’entrechoquer violemment, comme cela se passait brusquement en cet instant.
 
Contrairement à mon trésor rasé, je l’ai reconnu. Comme je l’avais dit à notre première rencontre, il n’avait pas été des plus courtois lors des réponses à mes messages, et là... et bien il continuait sa route après un bref arrêt, regardant à ma table mais ne notant pas plus de reconnaissance que cela. Probablement parce que je n’étais pas aussi apprêté que ce jour là. Pas le même genre, littéralement. Cela dit, la couleur de mes cheveux, la cicatrice sur mon visage et la queue de scorpion auraient dû lui mettre la puce à l’oreille. Je fronçai les sourcils tout en le suivant du regard, alors que je le vois s’avancer jusqu’à un autre client, et s’asseoir à sa table. Il n’y a aucune hésitation dans ce geste, mais très peu de motivation. Pas d’effusion de joie, de geste d’affection, rien de plus qu’une personne s’asseyant en face d’une autre pour quelque chose de professionnel. Ou pas. La main du gars est posée sur la table, rapidement prise par Lucien. Je peu voir d’ici que ça ne lui plait pas, mais qu’il obéit de plus ou moins bonne grâce. Est-il du genre à fourrager dans plusieurs prés ? A butiner plusieurs fleurs ? Non que cela me pose problème... En fait si. Je suis une créature qui aime l’exclusivité dans tous les domaines, et qui n’aime clairement pas partager l’attention. Egoïste de ma part en sachant que je ne donnais clairement pas ce que je demandais.
 
- Soren ?
 
Je fronçai encore les sourcils. Le nom que Mick me donne me parait grotesque sur le moment, avant de me souvenir que je ne donnais pas toujours mon nom à mes clients, histoire de profiter d’un peu d’anonymat dans un monde où même un type comme moi ne passe pas forcément inaperçu. Je reporte mon attention sur mon compagnon de table, lui offrant un sourire d’excuse, tout en sachant que ce que je m’apprêtais à faire était aussi dangereux qu’inutile. C’était juste amusant, et le monde savait que je n’étais pas tout à fait sain. Je sortis mon portable, trouvant Lucien rapidement. Le message fut envoyé en un temps record.
 
« J’espère que ton excuse sera bonne, trésor, parce que ta punition le sera sûrement. »

 
Une bonne, une excellente punition, longue et douloureuse. Je me fiche qu’il soit ici pour affaire amoureuse ou une autre connerie. Qu’il m’ait reconnu ou non, que je mêle deux activités dans une rencontre professionnelle. Mon petit trésor était là et il se jouait de moi. Je n’aime pas que l’on se paie la tête. D’autres sont tombées pour moins que ça. Ca m’ennuierait beaucoup de mettre cette souris avec le reste des traîtres dans mon futur composte biosanglant. Quant à l’idée d’être une petite merde chiante et autoritaire, qui ferait foirer n’importe quel plan qu’avait ma souris... Et bien c’était totalement tentant.
 
- Je suis navré, chéri. Nous allons devoir écourter notre repas...
 
Il parrait confus, cherchant à savoir s’il s’était montré trop curieux ou entreprenant, et je me retrouve à devoir le rassurer. Conformément à mon rôle, je n’aie pas peur des mots doux et des caresses, de quelques petits baisers également, avant de lui affirmer qu’il n’avait pas à me payer : la séance n’était pas terminée, et à notre prochain rendez-vous, il aurait une ristourne, histoire de m’excuser de ce contre temps. Nous finissons par nous quitter, par une autre marque d’affection, et encore une fois, je lui assure que je vais régler la note. Ce que je fais en laissant un bon pourboire avant de me lever, gracieux dans mes mouvements, mais surtout dangereux, tel le prédateur qui a trouvé sa proie. J’arrive à hauteur du duo, sous l’œil attentif du gérant. Sans lui porter la moindre attention – il n’en est pour le moment pas digne – je tirai une chaise d’une table près de Lucien, et d’un mouvement contrôlé la tournai, pour m’asseoir dans ce même mouvement. C’était totalement pour faire le malin, mais... c’était classe, pourquoi me priver ? Ma queue était là, légèrement repliée, et quiconque avec un tout petit peu d’instinct de survie comprendrait la menace explicite.
 
- Continuez. Je trouve tout ceci particulièrement intéressant.
 
Encore une fois, mon sourire est là, enjôleur. Mon ton est doux, avenant, courtois et séducteur, et pourtant, rien de cette apparence charmante ne gagne mes yeux. Qu’on ne s’y trompe pas, je donnais bel et bien un ordre. Qu’ils continuent ou que Lucien me donne une explication valable. Un esclandre qui me fera rire aux éclats, avant que je ne le tire par la peau du cul jusqu’à un antre qui serait fait pour la petite ordure que j’imagine qu’il est.
 
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Antarès Al Niyat

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyDim 2 Juin 2019 - 19:27

ft. Antarès Al Niyat

Come and save me from it.

Sa main est toujours en contacte avec la mienne, et cela même après avoir commander un vin relativement cher tout en me jetant un petit sourire. Je fronce les sourcils, le foudroie du regard, reconnaissant son petit jeu. Ce salaud veut m'en mettre pleins la vue, me faire comprendre combien il est cent fois plus riches que moi et que ce n'est donc pas un problème pour lui de dépenser son argent pour une bouteille que je ne pourrais jamais m'offrir. Sale con. Je me retiens de l'envoyer se faire foutre, mais il ne m'a pas encore payé. Je le laisse faire, sachant que son comportement de pauvre con n'est là que parce qu'il sait que je déteste ça. Plus je m'énerve contre lui, plus il va continuer. Et avant que je ne l'agresse, il va brandir la carte client sous mon nez avec un petit air hautain. Le client est toujours roi, n'est-ce pas ? Surtout quand il a BEAUCOUP plus de richesse que soit ! Je hais ce type !

Je prends mon mal en patience, fulminant lentement dans mon jus. Une ombre passe près de notre table et je ne me tourne pas pour l'observer, sachant que ce n'est que le serveur qui revient avec notre commande. Je préfère tuer du regard mon client... Jusqu'à ce qu'il détourne le sien et regarde l'individu d'un air perplexe. Surprit. Oh. Pas bon. Je tourne lentement la tête, les sourcils déjà froncés, m'attendant à voir l'incompétence du serveur qui est revenu pour nous expliquer qu'ils n'avaient plus la bouteille qu'on a commandé... Sauf que non. Ce n'est pas le serveur qui est à mes côtés, qui vient de tirer une chaise et qui s'est assit dessus d'un même mouvement. Ce n'est pas non plus le personnel de l'établissement. Ni le gérant. Non. Et je le connais. Chevelure blonde, cicatrices sur la joue - que je n'avais pas vu de loin mais qui me saute à présent au visage -, les yeux vairons, un bleu, l'autre vert. Je cligne des paupières et il me faut bien deux à trois secondes pour réagir, le temps que le type fasse son intéressant et nous demande de continuer, l'air de rien, spectateur indésirable et indésiré. Je fais un mouvement brusque sur le côté, me lève de ma chaise, fais tombé celle-ci dans ma précipitation et je suis heureux de porter un masque pour qu'il - ou elle ? Je ne sais plus, ma mémoire doit me jouer des tours - ne puisse pas voir combien j'ai l'air d'un débile, la bouche ouverte, comme un gobeur de mouche.

Je ne note la queue de scorpion qu'après ma semi fuite. Je me traite de tous les noms, sachant combien une simple piqûre pourrait m'être fatal. Je sens mon portable vibrer dans ma poche. Un message. Vraiment ? Maintenant ? J'aurais dû l'éteindre. Ca me déconcentre. Je jette un oeil à mon client qui a préféré reculer lentement sa chaise, prêt à filer quand ça va péter. Car il sait que ça va exploser. Il connait trop le milieu et il n'est pas complètement débile. Ou juste pas assez suicidaire pour vouloir intervenir entre son dealer et une personne qui a l'air de l'effrayer.

Attend...

Je serre les poings, mon attitude d'avoir défensive, limite fuyard change et je laisse un grognement faire vibrer ma gorge. Je foudroie ce connard d'Antarès, car je suis sûr que c'est lui - ou elle, qu'importe. Notre dernière rencontre remonte à un petit moment, mais j'aurais préféré ne plus le revoir. Ne plus le croiser. J'ai eu de la chance de tomber sur lui dans ce restaurant puant plutôt qu'à l'entré, là où le vent m'aurait envoyé son parfum en plein visage. Je déteste ce type. L'idée même qu'il puisse m'effrayer m’écœure. Je n'ai pas peur de lui, mais de ce qu'il peut représenter pour moi. Je ne veux pas devenir dépendant de ma drogue. Car s'en est une, n'est-ce pas ? Je veux être clean, moi ! Pas retomber, pas rechuter !

- Qu'est-ce que t'veux, Barbie ? T'vois pas qu'chuis occupé ? Retourne t'faire sauter par ton mec, là-bas !

Je crache ses mots, ivre de rage. La table est entre nous. Mon client a déserté les lieux. Il a profiter de ma crise de colère, qui a tendance à grimper lentement, pour filer à l'anglaise. Enfoiré ! Je grince des dents, me promettant de lui casser la figure la prochaine fois que je croise son chemin. Il m'a même pas filé mon pognon ! Tout ça à cause de l'autre connard, là ! Je ne dois pas m'approcher de lui. Je dois rester aussi loin que possible de son parfum. Mon masque ne me protégera pas éternellement et l'encens non plus. J'attrape le premier couteau que je peux voler sans trop m'abaisser, le menaçant d'un simple couteau à découper. Même moi, j'ai l'air perplexe en le brandissant. Tant pis !
 

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyDim 2 Juin 2019 - 20:34

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Je n’accorde que peu d’attention au gars qui semble surpris de me voir. Qui ne le serait pas : je m’invite à leur table sans qu’on ne me le demande. Etais-je gêné ? Ressentais-je une honte quelconque à les déranger ? Pas du tout. Je savourais la réaction du Lucien, à savoir se relever, la surprise et presque l’horreur dans son regard. Peut-être n’était-ce qu’une sorte d’hallucination et que je rêvais tout ça, mais en tout cas, j’aime la sensation que j’éprouve, celle d’emmerder. Mon sourire est toujours là alors que j’attends une réponse qui tarde à venir. Juste un silence qui s’étire, ainsi qu’un profond malaise qui s’installe. L’autre gars semble vouloir se carapater, et en d’autres circonstances, j’aurais salué ce bon sens.
 
- Tu regretteras de bouger ton cul de là, très cher.
 
J’ai beau regarder Lucien lorsque je parle, ma remarque est destinée à l’inconnu. Probablement peu de gens sont capable de lui parler comme je le faisais, probablement parce qu’il était propre sur lui, du genre a avoir de l’argent et du pouvoir. Parfait, j’en avais également à revendre. Sa présence même est une insulte à ma personne, et vraiment, j’aimerais qu’ils continuent sur leur lancée, même si ça n’arrivera pas. J’ai presque aussi envie que l’inconnu ne suive pas mon conseil et parte... Et bien, c’est ce qu’il fait et je lève les yeux au ciel – plafond – avec un sourire qui n’augurerait rien de bon pour lui. J’allais retrouver cet homme et lui poser quelques questions, et lui dire une petite chose qu’il semblait ignorer : Lucien était à moi jusqu’à ce que je me lasse. Il n’avait pas à l’approcher, à moins d’avoir une excuse que je jugerai bonne ou mauvaise. Vu mon ennui chronique du moment, elle sera très certainement mauvaise. Bref, le gars est parti et la hargne de Lucien est tout juste amusante. J’hausse un sourcil, autant pour le ton qu’il avait employé que le couteau qu’il venait de prendre. Je regardai ostensiblement la place vide, avant de reporter mon attention sur lui.
 
- Es-tu jaloux ? Moi je le suis. Je pensais avoir été clair. Quelle déception de voir mes prévisions se réaliser.
 
Des promesses faites en l’air, l’oubli, juste un jeu dont il se détournait dès que je n’avais plus les yeux posés sur lui. C’était un animal désobéissant qu’il allait falloir éduquer. Je n’apprécie que moyennement qu’on se joue de moi, tout comme j’apprécie peu les marques de jugement de la part de quelqu’un qui peu importe ce qui venait de se passer, mentait comme un arracheur de dents. Non pas que je sois fondamentalement meilleur que lui, mais il y avait des choses déplaisantes dont nous devions éventuellement parler. Que cela soit ici ou ailleurs, peu importait. Et vu les regard qu’on nous lançait, il était bon que Luce se souvienne d’om il était, et ce e nous risquions à être trop... nous-mêmes.
 
- Assieds-toi, chéri, et range ton jouet. Nous pourrons l’utiliser plus tard, quand il sera temps de t’apprendre les bonnes manières.
 
Parce que, dois-je réellement souligner le fait qu’il a été discourtois, à plusieurs reprises, et pas seulement envers ma personne, mais toute la gente féminine ? Je pouvais encore tolérer une petite glissade, parce que forte était l’habitude. Malheureusement, cette habitude semblait vouloir sortir un peu trop souvent de cette jolie bouche qu’il ne savait pas tenir. Quoi qu’il en soit, le serveur arriva enfin, avec la bouteille. Elle n’était pas débouchonnée, conformément au protocole des restaurants. Le serveur nous regarda, regarda principalement Lucien, se demandant visiblement s’il devait quitter la table et nous laisser à notre houleuse discussion, ou s’il devait continuer de faire son job, contre vents et marrées. Et c’est ce qu’il choisi, même s’il passa encore deux autres longues secondes à se demander à qui il devait présenter la bouteille. Apparemment, je fus choisi... Peu importe ce que cela signifiait. Quand l’étiquette me fut présentée, je ne pus m’empêcher de glousser. Un vin. A cette heure ci, sans repas ! Juste de l’étalage. Soit. L’homme rembourserait cette bouteille, de toute manière, dès que je l’aurais retrouvé. Un vin rouge, un Leroy Domaine d’Auvenay Mazis-Chambertin Grand Cru, Cote de Nuits, au vu de l’étiquette. Un vin, qui d’après les quelques « cours » que m’avait dispensé Gaïa et sa mère, était un vin allant taper dans les quatre milles pièce, au minimum. Jamais plus de huit milles : cela serait surévalué. Je fis signe et le serveur ouvrit la bouteille, versant un fond dans mon verre, et je goutai, avant d’autoriser l’homme à servir Lucien et moi. Je lui demandai également de nous apporter quelque chose à manger, qui ne gâcherait pas le goût du vin... Puisqu’ils arrivaient à le vendre ici, autant espérer qu’ils arrivaient à faire autre chose que de la merde.
 
 - Et si tu m'expliquais, chéri ?

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyDim 2 Juin 2019 - 21:16

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Mon couteau tremble légèrement. De rage. De colère. Je m'imagine déjà le lui planter profondément, lui qui ose menacer mon client, qui ose apparaître dans mon champ de vision et qui n'hésite pas à venir me hanter. J'ai l'air con. Je le comprends en le voyant regarder autour de lui, voir si quelqu'un bouge pour lui venir en aide. Je grince des dents, encore. A force, je vais finir par les fissurer. C'est devenu une habitude, une irritation qui ne cesse de grimper et se montrer. Mais je continue de le menacer. J'essaie de l'intimider, mais je n'arrive qu'à recevoir son dédain. Il agit comme s'il contrôlait la situation, comme s'il ne pouvait rien lui arriver. Intouchable, inatteignable. J'aimerais lui faire perdre cette certitude, lui faire regretter son attitude.

Je cligne des yeux, perplexe par ses paroles. Jaloux ? De quoi parle-t-il ? Je fronce les sourcils, tente de chercher dans ma mémoire défaillante les souvenirs que j'ai essayé désespéramment d'enterrer. Et je trouve ce que je cherche, les mots d'amour échangés, les promesses glisser. Que je lui appartenais. Une monté de bile menace et je suis obligé de respirer lentement pour la refouler. Putain. J'ai l'impression que ma migraine va revenir, mais ça va. Je gère. Pour l'instant du moins.

- J'vois pas de quoi tu parles...

Je mens. Mal. Mais je ne suis pas d'humeur à m'appliquer. Et je me félicite de mon manque de bonne foi, les ordres qu'il me lance me hérissent le poil. Je lance un nouveau regard autour de moi, remarque combien les gens autour de nous sont mal à l'aise, sur la défensive. Si je joue au con, je vais me faire arrêter. Je suis sûr que certains ont déjà dégainé leur portable pour pouvoir appeler la police, en douce. Il n'y a pas d'honneur ici. Si le chose dégénère, personne ne va tenter de comprendre la motivation de l'agresseur, préférant s'occuper de la victime. Et dans le cas d'Antarès, ce serait lui offrir le couteau pour qu'il le plante !

Pendant que je pèse le pour et le contre, que je me tâte à lâcher mon arme improvisé, le serveur est de retour avec le vin. Il hésite dans l'attitude à avoir, visiblement intimidé par notre confrontation et il met quelque seconde à se décider. Et, étrangement, il choisit de nous servir. D'abords le blondinet, si calme et si sûr de lui, comme si c'était lui qui avait commandé la bouteille alors qu'il sait que ce n'est pas le cas. Puis, après qu'il ait goûté et donné son feu vert, il me sert moi. Moi qui est toujours debout, un couteau dans les mains. J'ai fais un effort, j'ai baissé les bras, ceux-ci commençant à fatiguer, mais il n'en reste pas moins que je dois avoir l'air imprévisible et dangereux. Ce type a un instinct de survie moisi ou alors il a un esprit commercial à tout épreuve ! Il repart ; il va revenir avec de la nourriture, comme le souhaite le scorpion.

Je grince des dents - encore -, mais finis par m'asseoir de mauvaise grâce, me laissant tombé dans le siège qu'à laissé mon client, la place la plus loin à mes yeux d'Antarès. Je pose mon arme et croise les bras, le foudroyant du regard. Je vais devoir me montrer un minimum coopératif avec lui si je ne veux pas me retrouver dans la panade. De un, je peux pas le tabasser à mort dans le resto - on m'arrêterait aussi sec -, mais, de deux, si je pars, il va me suivre. Et dehors, son odeur va me rattraper, m'ensorceler et je vais de nouveau perdre les pédales. Et je pense qu'aucune de nous deux ne veut que ça arrive...

- Que j't'explique quoi, hein ? T'viens de me faire perdre un client ! Et toi, alors ! T'étais pas une meuf, au départ ? T'es trans ?

Je m'en foutais. Mon ton dégoûté n'est là que pour lui faire comprendre que je ne l'appréciais pas, qu'importe ce que j'ai pu dire dans notre première rencontre. L'a-t-il remarqué ? Que je ne suis pas le même ? Qu'il y a comme un problème de comportement entre ce qu'il a vécu et maintenant ? Il n'a pas l'air complètement débile. Ou alors, un débile dangereux. Je renifle, dédaigneux, avant de foudroyer mon verre plein. Je ne bois quasiment jamais de vin. Je ne me rappelle même pas en avoir déjà goûté. Peut-être pendant mes "études". Hors de ma cage, je n'en avais pas les moyens. Peut-être pendant les fêtes... Les scientifiques sont parfois très généreux... Je prends cette chose comme si elle allait me sauter à la figure, maladroitement, avant d'abaisser le masque qui habile encore mon visage et en boire un peu. Je bois trop. Trop vite aussi. Evidemment, j'ai prise l'habitude de siffler les bières qu'on m'offre et je n'ai que de l'eau dans mon frigo. Je n'ai donc pas l'habitude de ce breuvage... Bref.

Je repose mon verre, remets mon masque, et cache ainsi la grimace qui s'affiche sur mon visage. C'est pas mauvais, mais c'est pas un truc à boire aussi vite.

- Comment t'es sensé boire c'truc ? murmurais-je, grognon.
 

Lucien Smith

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyLun 3 Juin 2019 - 15:29

Come and save me from it  



Probablement que n’importe qui d’autre serait resté avec son rendez-vous, à nier le nouveau venu. Du moins, personne n’évincerait son rendez-vous pour rejoindre la personne qu’elle vient de voir, et dans le but tout à fait avoué de ruiner la rencontre. C’était mal me connaître. Je n’appréciais pas réellement qu’on se foute de ma tête, et même si ce n’était pas exactement ce qu’avait fait Lucien, au final, cela revenait au même. Un jeu qui prenait des tournures de farce dont je n’aimais pas être le dindon. C’était déjà grotesque de m’en vouloir pour Mick, surtout au vu de la situation... Peu importe. L’homme s’était carapaté sans demander son reste, ce qui faisait pencher la balance pour un type de relation plus professionnel qu’autre chose. En d’autres circonstances, peut-être aurais-je salué la performance, en attendant, j’avais le droit d’être jaloux, comme je n’avais aucune honte à le dire. Après tout, je n’avais pas caché mes intentions : il m’appartenait, et en tant que possession, il avait autant de droit que de devoirs, avec entre autre, celui de ne pas me prendre pour un con et d’être un minimum respectueux, ce qui n’était pas le cas. J’avais assez subit l’indifférence, la cruauté et les brimades que pour les refuser lorsqu’elles ne m’amusaient plus.

- Je suppose qu’il serait bon de les graver dans ta chair, dans ce cas.

J’ignore ce qu’il se passe dans cette petite tête rasée, mais je devine que comme une grande majorité d’hybrides, son histoire l’a façonné. Probablement que comme moi, il lutte avec les armes qu’il avait. De cobaye j’étais passé à esclave, et au final, ça avait été un accroissement de ma situation : j’avais presque plus de droits, plus d’affection, même si cela me faisait tomber dans un autre monde, celui du faux semblant et des masques. Une vie à jouer le jeu, un rôle, au point que dans ma tête, ça finisse également par s’emmêler. Je n’avais pas tourné la page, je le savais. Rester une pute, jouer avec mon corps, détruire ce qui me heurtait... N’importe qui d’autre de plus fort aurait probablement recommencé de zéro. Personnellement, je préfère affirmer que je possède mon passé plutôt que l’inverse, et que j’avais fait de mes faiblesses des forces. Aucune honte à jouer avec ce corps puisqu’il est beau et que la beauté à tendance à charmer les gens. Aucune honte à parler de sexe, à coucher pour un rien, parce que même les hybrides, surtout les hybrides, ont cette fascination pour le sexe. Sexe, beauté, argent. Quelque part, une fée devait m’aimer, pour m’avoir offert trois clés.

Bref, le serveur arriva, fit son petit numéro avant de nous servir et de partir. Durant tout ce moment, Lucien n’avait pas bougé – baissant à peine le couteau parce que bon, ça fini par peser lourd de menacer ainsi – et semblait autant rager que se perdre. Moi qui croyais avoir été également clair là-dessus : je n’ai pas peur de lui, pas plus que du danger. Je savais me défendre, et ce n’était de toute manière pas la première fois que je me retrouvais devant un couteau pointé devant moi. Dans tous les cas, s’il avait voulu me planter, il l’aurait fait. Ou... Il avait un minimum de bon sens et comprenait que ça ne le mènerait à rien, vu l’endroit. Il finit donc par s’asseoir avec toute la mauvaise volonté du monde, tel un sac à patates. Il pose son arme de fortune, essaye de se montrer convainquant en me foudroyant du regard, comme s’il n’abandonnait pas le combat et que je n’avais pas gagné. Je levai les yeux au ciel, avec en prime un soupire. Si je me sens agressé ? Pas le moins du monde. Juste vaguement ennuyé.

- Même si au final je pense que tu t’en moques, je vais t’expliquer une fois, et je ne me répéterai pas. Un transsexuel a un genre mais se sent de l’autre. Un Genderfluide passe du féminin au masculin suivant son humeur et son envie. Je fais partie de cette catégorie.

C’était très grossièrement expliqué, mais c’était plus simple et rapide de le dire ainsi, sans toutes les nuances et sans partir par l’évocation du passé, ce qui ne ferait que le rendre plus confus. D’ailleurs, j’ignore pourquoi je prends la peine de lui répondre, je suis positivement persuadé qu’il n’en a rien à faire et qu’il demandait juste pour se montrer blessant. Peut-être était-il un peu curieux, mais il y avait aussi pas mal de mauvaises ondes venant de lui. Je pourrais aussi lui demander plus d’information sur ce client, puisque notre première rencontre était sur ce petit sujet épineux. Dans tous les cas, Lucien se décide enfin à goûter le vin, prenant une trop grande rasade, ne goûtant probablement pas grand-chose. Il buvait ça comme on boirait à une bière, et c’était hilarant. S’il cache l’expression de son visage, sa question et le timbre de sa voix finissent par m’arracher un rire réellement amusé.

- Je ne sais pas. Gaïa et sa mère n’ont jamais réellement pensé que boire puisse m’être utile. Etre distinguée oui, mais pas trop quand même.

J’avais reçu une certaine éducation, bien plus féminine qu’autre chose. Je devais cependant savoir reconnaître un bon vin, connaître un minimum de politique, bref, ne pas faire honte. J’avais un minimum de culture que j’avais appris à... et bien, à cultiver. Devenir une fille de joie, pour dire ça joliment, m’obligeait rarement à boire du vin et à en faire la conversation. Cependant, depuis notre liberté gagnée, certains clients préféraient le titre « d’escorte » à celui de pute, pour mon boulot, et les implications étaient différentes : l’escorte ne se contentait pas de coucher, elle passait du temps, discutait, et pouvait suivre le client dans des soirées o il était bon d’avoir de la culture, entre autre chose. Cependant, les occasions de boire ce genre de breuvage chic et cher n’étaient pas si communes, et même alors, les hybrides se foutaient généralement de la manière de boire parce que rares étaient ceux ayant eu l’éducation le permettant.

- Bois simplement moins vite, en mangeant. Le repas qui va être apporté te permettra de sentir mieux les arômes.

Je n’étais pas condescendant, au contraire. C’était absurde de jouer les grands devant une personne qui est ignorante : apprenez lui avant de juger. De plus, je me souvenais d’où je venais, je connaissais mes racines, là où d’autres avaient parfois tendance à les oublier... Comme j’avais l’impression que le client de Lucien le faisait. Commander cette bouteille sans manger ? Quelle hérésie.

- Ne t’en fait pas pour ce malpoli, je le retrouverai. Ce que j’aimerais savoir en revanche, c’est combien tu faisais payer ce service. Après tout, c’était la base de notre litige.

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyLun 3 Juin 2019 - 20:47

ft. Antarès Al Niyat

Come and save me from it.

Je passe outre son commentaire sur l'idée de me graver quelque chose sur la chaire. Je trouve que mon tatouage est déjà suffisamment imposant, pas besoin d'en rajouter d'autres. Cela dit, je le note dans un coin de mon cerveau, une menace ne devant jamais être mise au rebut sans qu'on soit certains de l'incapacité à l'autre de l'exécuter. Et vu que je ne connaissais pas assez Antarès - et que je ne veux absolument pas le connaître davantage... -, je ne peux que douter.

Quand il m'explique la différence entre un transsexuel et un... Genderfluide ? - Encore un mot que je ne connais pas et qui a l'air aussi farfelu que l'individu qui le prononce. - je cligne lentement des yeux. Il passe d'un sexe à l'autre, s'habille donc suivant ses envies du moment. Il est donc homme en ce moment et, à notre première rencontre, cela avait été une femme. Certes. Sauf que c'est un détail qui ne me sert à rien. Je ne sais toujours pas si, physiquement à défaut de mentalement, il est l'un ou l'autre. Il pourrait être les deux, mais il l'aurait clairement affirmer si cela avait été le cas. Ou alors, je ne pige que dalle à la psychologie. Ce qui ne m'étonnerait même pas, en réalité. Bref. Je fais comme le pseudo tatouage, je m'en fiche et je le mets de côté. Peut-être que je pourrais le ressortir plus tard.

Après avoir bu mon vin trop vite, quasiment cul sec, et après avoir grommeler, il me répond. Je ne pensais pas avoir parler si fort, et je ne parlais à personne en particulier, mais il le prend peut-être pour lui. Ce qui serait assez logique vu que nous ne sommes que tous les deux. Encore un détail que je ne maîtrise pas et que j'aimerais oublier. Elle me parle d'une Gaïa et de sa mère... Sauf que je ne connais ni l'une, ni l'autre. Peut-être son ancienne maîtresse qui était sensé l'éduquer et lui apprendre la politesse. Elle a clairement raté son éducation, alors !

Ce constat me fait sourire. Légèrement. Je suis heureux d'avoir mon masque. Je ne veux pas paraître amical avec lui. Je ne veux pas passer de bons moments avec ce crevard. Je voudrais pouvoir être aussi loin que possible de sa personne, mais, pour le moment du moins, ça va être compliquer. Ce qui est rageant, c'est qu'il ne fait que des sous-entendus, des menaces à demi voilé, des sarcasmes et des attaques sournoises. Dans un calme le plus total. Sans hausser la voix, sans dédain. Il ne me laisse aucune prise, aucune piste exploitable. Je ne peux que ronger mon os en attendant, le laissant maître de la situation, lui qui arrive à être maître de lui-même. Moi, je fulmine, j'enrage. Je me retrouve dans mon jus, alors que lui, il arrive à me parler comme si c'était normal. Comme si sa présence avait été choisie, souhaitée.

Mais que me veut-il à la fin ? Je ne comprends pas. Il n'a quand même pas quitté son mec pour venir bouffer un morceau avec moi et m'expliquer comment boire mon vin, tout de même ? Qu'attend-t-il de moi ? J'aimerais le savoir. Le savoir et pouvoir me casser d'ici, rentrer chez moi et l'oublier, comme je l'ai fais la dernière fois. Il n'a rien à faire dans ma vie. Lui si calme, si hautain. Lui qui finira par mourir dans son ego, par s'étrangler dans son orgueil. Franchement, on sent qu'il a été éduqué d'une autre manière. Sa manière d'agir, de se tenir, de se mouvoir. Il y a quelque chose de riche, de classe. Une sorte de luxe que je n'aurais jamais. Et que je déteste instinctivement.

Là ! Alors qu'il me parle, une prise voit d'apparaître. Ma colère flamboie, se nourrit de cette faute, de cette faiblesse dans la carapace si lisse d'Antarès. Je serre les poings alors qu'un grognement sort de ma gorge, je me redresse à demi, le corps tendu par la rage, ma queue fouettant la chaise d'un mouvement. Celle-ci valse un instant, mais retombe sur ses pieds, sans bruit. Je foudroie ce crétin du regard, prêt à mordre. Comment ce pauvre con peut-il osé franchir la limite ! Comment a-t-il pu croire que j'allais laissé passer pareille débilité ? Et sans même l'envoyer dans les roses !

- T'as même pas intérêt à toucher à mon client, Ducon ! Je t'interdis de marcher sur mes plates-bandes, pigé ?! Et mon prix est réglo, okay ? Chais que j'ai déconné, mais j'ai aucun compte à te rendre !

Je bouillonne. Je ne suis plus que nerf tendus et esprit en ébullition. Je me ressaye lourdement sur ma chaise, relève le menton, méprisant. Les bras croisés, je tente de lui faire comprendre que la conversation s'arrêtera là. Je n'ai pas à lui expliquer mes tarifs, surtout que là, mon client va devoir me payer dix fois ce que je comptais lui réclamer. Et se permettre autant de familiarité envers un concurrent, c'est suicidaire ! Mais je suis presque content qu'il l'est fait ; cela m'a permis d'exploser, de libérer ma frustration, cette colère sourde qui ne demandait qu'à se libérer. Mais je reste toujours furieux.

- Qu'est-ce que tu veux, Scorpion ? J'doute que t'aie lâché ton pote pour taper la discute avec moi. Et certainement pas pour me demander si chuis retourné sur le bon chemin. T'as déjà dû le remarquer depuis longtemps !
 

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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyMar 4 Juin 2019 - 16:28

Come and save me from it  


 
Quelque part, je sais que c’est à moi de faire la discussion. Cela ne me dérange pas à outre mesure : je sais m’adapter. C’est juste vaguement ennuyant de me retrouver face à quelqu’un qui joue au débile. Je ne parle pas d’ignorer la valeur d’un vin ou de ne pas savoir le boire, à vrai dire, même si j’adore collectionner tout et n’importe quoi, surtout si c’est cher, je préfère boire des choses plus... conventionnelle. Ce moment, cette petite « folie » n’était même pas pour souligner une différence de classe et de richesse : lui et moi étions fait du même moule, ou peu s’en faut. La violence qui coulait dans nos veines, cette propension à détruire, juste parce que nous le pouvions et que c’était amusant... Nos maîtres avaient pu être différents, mais cela ne changeait rien à ce que nous étions devenus aujourd’hui. Je cachais juste mieux certaines évidences. Lui a visiblement du mal à se tenir, se contenir, là où je ressemblerai probablement plus à un serpent qui titille et mord sans que l’on puisse réellement l’attraper.
 
Sans doute ais-je enfin dit ce qu’il attendait, la raison de ma venue, parce qu’il se redresse et fulmine, parle, mais avec suffisamment de véhémence pour que les autres tables nous regardent et je penche juste la tête sur le côté, très légèrement, conscient de l’air horriblement ingénu que cela me donnait. Cependant, il ne s’y tromperait pas : nous nous étions déjà plus ou moins battus, et ni lui, ni moi, ne nous étions donnés à fond... et je n’avais pas grand-chose à lui envie en force physique. S’il gagnait sur ce plan, probablement le battrais-je en souplesse et agilité. Ca serait à vérifier, mais certainement pas ici. Dans tous les cas, cette démonstration aurait pu être impressionnante si elle ne démontrait pas un total manque de contrôle sur lui-même, donnant l’impression qu’il cherchait la moindre excuse pour exploser.
 
- Tu as fini chéri ? Explicite ta  menace que je puisse en rire.
 
Pensait-il que j’avais peur de quelque chose ? Pensait-il que j’étais arrivé ici en faisant coucou de la main et en souriant ? Des gars comme lui, j’en croisais à la pelle, et pas seulement depuis la révolution. Je ne doutais pas qu’il puisse être dangereux, créatif dans sa cruauté, mais ça ne marcherait pas avec moi. Il était en tort parce qu’il continuait à vendre sa merde et que s’il faisait effectivement un effort, il était évident qu’il y avait encore des ratés. Et je ne parle pas uniquement de came. Je n’aime pas qu’on me fasse des promesses d’éternité pour les rompre quelques jours après ! Vif, alors qu’il a repris sa place sur la chaise, j’attrape sa main, mon pouce appuyant vicieusement sur la trace de cigarette que j’avais éteinte sur sa chair. Les brûlures mettaient toujours du temps à guérir, j’en sais quelque chose. Et cela ne faisait définitivement pas assez de temps depuis notre dernière rencontre pour que cette blessure ne fasse plus mal quand on appuyait dessus. Après tout, les brûlures faisaient partie des pires douleurs.
 
- C’était un client qui a le bon sens de m’écouter lorsque je parle. Ce n’est certainement pas un petit effronté qui s’amuse à compter fleurette et promettre la lune avant de se terrer dans la fange dès qu’il reprend ses esprits.
 
Mon sourire illumine mon visage mais pas mes yeux. Du moins, ça n’a rien de chaleureux et invitant. C’est une lueur folle et dangereuse, tout comme ma poigne serre d’avantage son poignet avant que je ne le lâche brusquement, pour prendre mon verre et en boire une lampée.
 
- Si tu pensais trouver une douce épouse qui attendrait ton bon vouloir, tu t’es trompé. Tu aimes enfermer tes donzelles ? Parfait, moi aussi. Tu feras partie de ma collection, Princesse.
 
Ca piquait, pas vrai ? Je présume que rien de ce qu’il entendra ici ne lui plaira. Ni le souvenir de nos moments passés dans cette ruelle, ni les promesses qu’il m’avait faites, ni le peu de respect dont je semble l’affubler. Il avait été médisant et la politesse était quelque chose qui se méritait. Or, il cumulait les bourdes et je n’étais pas d’humeur à jouer. Pas comme la dernière fois. Il pensait pouvoir roucouler et se barrer ? J’en avais décidé autrement, et peu m’importait pourquoi l’autre gars était là : j’en faisais une affaire personnelle.
 
- Blague à part, il suffisait de me dire que tu étais lunatique ? Sauf si bien sûr, on évite les sujets médicaux au premier rendez-vous.
 
Sauf que nous n’étions pas en rendez-vous maintenant, principalement parce que tout ceci était fortuit, et que la toute première fois, c’était bel et bien un rendez-vous – lieu et heure donnée – mais qui n’était absolument pas romantique, quoi que l’on puisse en dire. De toute manière, je doute que le moindre romantisme soit permis dans ce type de relation. Peu importe. Le serveur arriva enfin avec un plat qu’il posa sur la table, en nous expliquant rapidement ce que c’était et comment le manger, avant de s’éloigner, nous laissant seuls avec le vin et la nourriture. Parfait, nous ne serions plus dérangés, à moins de faire un esclandre.
 
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MessageSujet: Re: Come and save me from it. [Lucien] Come and save me from it. [Lucien] EmptyMer 5 Juin 2019 - 15:56

ft. Antarès Al Niyat

Come and save me from it.

Je suis très fier de mon coup d'éclat. Il n'a peut-être pas bronché, mais j'estime avoir remporter une victoire, aussi minime soit-elle. Sauf qu'évidemment, il me coupe l'herbe sous le pied. D'un ton sec, agacé, il me parle comme il l'aurait sans doute fait d'un gamin turbulent qui ne mérite qu'une bonne correction. Pire, il m'humilie, me traite, sans le dire, de fanfaron, n'attendant qu'une chose ; que je mette ma menace à exécution. Sauf qu'on sait tous les deux que c'est impossible. Pas ici, pas maintenant. Mon attaque s'est ainsi retourné contre moi, ce que j'ai pris pour une faille n'a été qu'un piège à peine dissimulé, n'attendant que moi pour se refermer. J'ai littéralement défoncé une porte ouverte. Et ce, sans même l'émouvoir. A la rigueur me prend-t-il pour un boulet par fichu de rester tranquille. Son inactivité, son manque de peur, me font passé pour un demeuré colérique. Un type qui n'arrive pas à gérer son impulsivité. D'habitude, j'arrive à garder un certain contrôle sur moi-même. J'arrive à déclencher mes colères au bon moment, ni trop peu, ni trop. Mais avec Antarès... Je n'y arrive pas. Mon corps entier hurle sa panique, mon cerveau m'envoie trop de signaux pour que je puisse rester tranquille. Je ne réfléchis pas assez, je fonce tête baisser, parle trop vite, sans prendre le soin d'analyser, de décortiquer ce qui se dit et ce qui se passe. J'ai l'impression d'être une boule de nerf, prête à péter au moindre faux mouvement, au moindre mot de travers.

Je n'en prends conscience qu'une fois qu'il a appuyé sur la blessure de ma main, celle qu'il a faite à notre première rencontre avec sa cigarette, m'arrachant un grognement de douleur et une grimace. Je tente de me rétracter, la douleur semblant chasser le brouillard de colère qui m'a maintenu jusqu'ici dans état de stresse instable et de haine pure. J'ai été surpris, négligeant et je ramène mon bras comme un animal blessé, près de mon torse, le regardant d'un air choqué, comme si je n'en revenais pas qu'il ait pu ainsi m'attaquer le premier. Du moins ne puisse-je le récupéré qu'une fois qu'il l'eut lâché, après m'avoir agresser verbalement. Il m'accuse de ne pas assumer mes engagements, de lui avoir conter fleurette et de mettre ensuite terré comme un rat une fois loin de lui. Je lui ai fait des promesses que je n'ai pas tenu et j'ai encore du mal à m'en souvenir. Je le regarde, bouche bée, alors qu'il continue, implacable, m'expliquant ne pas être une douce épouse - en sachant que c'est un mâle actuellement, c'est déjà plus ou moins mal parti - qui attendrait mon bon vouloir et que je ferais parti de sa collection, appréciant enfermer ses proies.

Je grogne légèrement, mécontent de sa tirade, prêt à attaquer, mais il ne m'en laisse pas le temps - ou suis-je trop abasourdit pour être assez rapide - et il me traite de lunatique. Qu'est-ce que c'est encore ce truc ? A-t-il pensé que j'étais médecin ou psychiatre pour savoir les noms chelou de certains traits de caractères des fou ? Il me faut quelque instant pour me ressaisir, alors que je le regarde d'un air incertain, comme le ferait tout être normal face à un scorpion au dard pointu et empoisonné. Il faut que je me contrôle. Que je montre un côté un peu plus mature de moi. Je me pourlèche légèrement les lèvres, devenues sèches, et détourne le regard, soudain à la recherche d'un échappatoire, qui ne vient pas. Je pose mes mains sur mes jambes, baisse un peu la tête, mon cerveau bouillonnant.

- T'pouvais aussi t'renseigner sur moi, hein. C'est pas comme si tu l'avais pas fais. D'mande à mon ancien patron, il t'expliquera p'têtre.

Je marmonne, mâche certains mots, comme boudeur. Je regarde ensuite avec intérêt un point fixé derrière Antarès et me lève lentement, donnant l'impression de vouloir accueillir quelqu'un qui viendrait par ici. Sauf que j'agrippe la table de mes mains et la fait valdinguer en direction du scorpion, avec violence. Les services volent, les mets apportés également, alors que le serveur s'est tué à la tâche juste quelque instant auparavant pour nous expliquer patiemment ce que c'était et comme les manger. Moi, je bondis de côté, mettant à profit le court instant de surprise que j'ai pu potentiellement provoquer et... Je m'élance vers la sortie. Est-ce que j'ai déjà mentionné que je voulais paraître plus mature ? Et bien, en temps qu'adulte, il est hors de question que je laisse ce connard me dicter ma conduite et me traiter comme il le fait sans réagir ! Je choisi donc la fuite, à défaut de l'attaque. J'arrive à la porte d'entrée, la passe, heurte un couple qui veut rentré, les repousse assez méchamment avant de filer à droite, là où je sais que les ruelles sont nombreuses et où je pourrais disparaître. Je suis certain que le scorpion n'a pas un très bon odorat... Je pourrais donc le semer facilement. Connaissant mon adresse, il risque de me retrouver vite, mais je n'aurais qu'à déménager. M'envoler ailleurs. Ce sera facile. Il ne me reste qu'à rejoindre le ghetto et je serais sauver !
 

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