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Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros)
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 :: Centre ville historique :: Ecole
MessageSujet: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyVen 8 Mar 2019 - 23:50
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« Le monde à lui seul est un théâtre. »
Terrence se disait parfois, voire plutôt très souvent, que la vie était vraiment une épreuve. Surement quelque chose de mauvais pour le préparer à ce qu'il y aurait après la mort, ou plutôt à ce genre de journée.
Bien que le printemps s'annonçait au fil des jours, le froid matinal semblait avoir du mal à partir.
Et cette froide température ne laisse personne indifférent, même certains hybrides comme notre panda roux. Un rhume pointait le bout de son nez, mais ce n’était pas assez pour l’empêcher de se rendre à l’école ce matin. En fait, il ne pouvait se permettre de tomber malade. Le rouquin avait bien trop de choses à faire.

Son objectif était de monter une pièce de théâtre avec ses élèves hybrides.
Il s'était finalement inspiré du célèbre Roméo et Juliette de Shakespeare pour l'adapter à sa sauce. Une hybride qui tombe amoureuse d'un humain. Voilà un bon moyen de faire passer les messages de tolérances et d'amour que le jeune professeur ne cessait d’enseigner à ces élèves.
Mais cette fois-ci il y aurait aussi la famille des enfants pour spectateurs, alors raison de plus de tout bien faire, l’erreur n'était pas permise.
Car encore aujourd'hui beaucoup d'hybrides étaient contre le changement, et contre les humains.... en parlant de changement, il avait entendu cette drôle d'annonce à la radio, mais pour notre rouquin, c'était à coup sur un canular. Comme si une seule personne pouvait tout changer. Alors que ça faisait des années que la Résistance luttait pour un changement.

Les cris des enfants et quelques rires le retirèrent de ses pensées.
Il frappa des mains et les appela, les invitant à se rapprocher, formant une ronde autour de lui. Il commença alors à leur expliquer ce que cette journée leur réservait.
Il s'agissait de construire une estrade pour leur pièce de théâtre qui aurait lieu dans une semaine, et de faire les décors.
Bien sur dès que le professeur parla de peindre des arbres et autres décorations, une vague d'exclamation de joie se fit entendre; Terrence leur répondit d' un petit rire amusé.
Et après avoir passé à chacun un petite tablier en plastique, afin qu'ils ne se salissent pas avec la peinture, le rouquin les laissa un moment , afin de rejoindre son pet : Alexandros.

Faut dire que Frey était souvent absent. Et quand le rouquin lui avait parlé de théâtre, le jeune homme ne paraissait pas emballé. Ce qui était assez ironique pour un acteur.
Mais Terrence avait surtout compris, que Frey, en tant qu'humain ne pouvait pas comprendre ce qu'il cherchait à faire à travers cette pièce de théâtre. Oh, biens sur, il ne serait pas le nouveau Martin Luther King, mais il avait néanmoins un rêve... et Alexandros allait l'aider à le réaliser.

Afin d'être l'aise dans les travaux qu'il allait entreprendre, le rouquin s'était vêtu d'un vieux jean, d'un sweat à capuche avec pour dessin une chouette des neiges Harfang et des baskets. Il fit signe à Alexandros, de s'approcher, il fallait commencer à monter cette petite estrade. D’ailleurs, ce dernier semblait rester en retrait depuis qu'ils étaient dans la cour de l'école. Était-ce l'endroit ou les enfants qui le mettait mal à l'aise ?

Terrence Hastings

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptySam 9 Mar 2019 - 20:12

Le monde à lui seul est un théâtre

« Voyez par quel fléau le ciel châtie votre haine : pour tuer vos joies il se sert de l'amour » Roméo & Juliette



Terrence était... Difficile d’avoir un terme correct pour désigner l’hybride. Tout oscillait entre profonde indifférence et léger amusement... Et parfois ennui. Il était plutôt évident que le panda était... mou ? Oh, il savait se faire entendre, par un froncement de sourcil, une moue, prouvant qu’il avait du caractère, mais au-delà de ça, sa gentillesse avait parfois tendance à me hérisser. J’avais parfaitement conscience qu’il ne fallait pas être violent pour se faire respecter, mais ce n’était pas ça. Je n’arrivais pas encore à mettre le doigt dessus, mais quelque chose n’arrêtait pas de me souffler que l’homme avait tout d’une proie... Et qu’en tant que chasseur, cela grattait quelque chose dans ma conscience. Cela dit, je n’avais aucune raison pour le croquer, vu qu’il me traitait bien, me permettait de sortir et m’avait même confié un double de ses clés. J’avais le droit de sortir de faire les recherches que je voulais, et de m’absenter pour autant que je fasse les rares choses qui m’étaient demandées.

Comme aujourd’hui.

Le but était apparemment d’aller à l’école, et si je savais ce que c’était, si j’en connaissais le principe – étudier – cela me mettait tout de même profondément mal à l’aise. Pourquoi ? Parce qu’il y avait beaucoup trop de petites têtes et que cela éveillait en moi des souvenirs. J’avais même pas dix ans quand mon « école » me faisait rencontrer d’autres « élèves » pour me battre avec eux, jusqu’aux premiers sangs, ou jusqu’à la mort. J’étais plus jeune qu’eux qu’on nous réveillait en plein milieu de la nuit, pour que nous nous entretuions ou survivions le plus longtemps possible. Ce n’était pas pareil, c’était évident, et je peinais à comprendre à quoi pouvait réellement servir une école qui n’apprenait pas à survivre et à se battre. C’était absurde. Achille dirait que mon éducation était ce qui était absurde. Qu’elle avait brisé l’enfant que j’aurais dû être. C’est pourtant elle qui m’a permis d’arriver là où je suis, quoi que soit l’endroit où je sois. Et non, je n’éprouvais pas l’envie de frapper les gamins braillards et trop excités. Peut-être avais envie de gronder sur l’un où l’autre parce que vraiment... ils faisaient trop de bruit.

D’après ce que j’avais compris, le but était donc de monter une pièce, et aujourd’hui était consacré au montage de l’échafaudage et de la scène. Il y aurait les décors à peindre, chose qui enchantait les gosses. Le travail plus physique devait, je crois, m’être destiné : je ne voyais pas d’autre raison de ma présence. Je n’allais pas surveiller les cloportes, et j’allais encore moins peindre : c’était pas dans mes compétences. Par contre, oui, construire quelque chose, je pouvais le faire, je n’étais pas complètement stupide. Je n’étais pas allé dans une école comme celle-ci, mais j’avais quand même reçu une éducation. Education qui me permettait de savoir, entre autre, que Terrence désirait me parler. J’écartai le gosse qui était sur mon chemin, sans trop de douceur mais pas non plus violemment, et m’approchai du panda. J’inclinai légèrement la tête sur le côté, l’observant. Il avait l’air... heureux d’être ici, je présume. Il était habillé de manière décontractée aussi, quoi qu’un peu enfantin peut-être. Non pas que je jugeais : je m’en moquais parfaitement. Moi-même je ne portais rien de particulièrement couteux, après tout, il m’avait prévenu que je risquais d’abîmer les vêtements. J’avais donc un pantalon confortable, mais qui ne risquait pas de tomber si on tirait dessus par inadvertance, et une sorte de débardeur. Du moins je pense que c’était le mot : je n’avais aucune idée du vocabulaire pour ce type de vêtement. Ma veste avait été accrochée à l’abri, loin des petites mains qui deviendraient rapidement dégelasses.

- Je suppose que je suis ici pour l’estrade ? Il faudrait juste que les gosses viennent pas dans mes pattes.

Non pas que leur sécurité m’inquiètent, mais je n’aimais pas tellement qu’on vienne m’emmerder quand je travaillais. Et puis oui, ce genre de montage était dangereux. Pas particulièrement difficile, mais avec les lumières, les gradins, et tous le reste, un accident pouvait rapidement arriver. Je doute que le panda veuille d’un enfant borgne avant son spectacle.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptySam 9 Mar 2019 - 21:47
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Il ne savait pas pourquoi, mais à chaque fois que le grec posait ses yeux sur lui, notre panda roux avait l’impression que sa dernière heure approchait. Bien qu'il ressentait de légers tremblements suivi d'une déglutition, Terrence craignait de se transformer et courir jusqu'au premier arbre afin d'y grimper et y restait accroché comme un koala.
Pensée futile, car les panthères grimpent aussi très bien aux arbres.
Poussant un bref soupir, le rouquin préféra chasser bien vite ces mauvaises appréhension. Peut être se faisait-il des idées. Après tout, Alexandros avait été dans une caserne avec des militaires, c'était sans doute un comportement normal chez lui.

Visiblement ce n'était pas non plus le style d'Alexandros d'être avec des enfants, que ce soit pour leur parler, s'amuser avec eux ou juste les regarder.
Contrairement à Terrence qui aimait bien être avec eux. Il se sentait utile et surtout entouré. Leur petite présence chassait  sa solitude, qui le guettait aussitôt dès qu'il avait le malheur d'être seul. C'était peut être pour cela qu'il s'tait prit des pets, pour combler cet appartement trop vide.

- Oui Alexandros tu es là pour ça, et moi aussi d'ailleurs. Et ne t'en fait pas ils ne viendront pas t'ennuyer, ils sont occupés à peindre, et puis même si un ou deux viennent vers nous, ils vont pas te manger, quoique...  certains sont des hybrides fauves et loups, sait-on jamais, si leurs instincts de chasseur se réveillent.

Le rouquin se retient de rire, fixant avec amusement Alexandros.
Le seul instinct de chasseur que les enfants hybrides était de se précipiter à la cantine quand venait l'heure de manger. Avec le temps, la nouvelle génération se comportait plus comme des humains que comme des hybrides. La nouvelle technologie ne les aidait pas à développer leur partie animale, qui semblait s'estomper peu à peu.

- Tiens, c'est une scène comme ça que je voudrais, il s'approcha d'Alexandros et lui montra quelques plans trouvé sur internet et il les avait imprimé. Sans compter les youtube qu'il avait regarder la veille. On va commencer à monter le cadre de la plateforme, les planches sont là ainsi que tous les outils. Au fait, une question qui le taraudait depuis un  petit moment, le jour même où il avait acheté Alexandros, tu sais lire ?
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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptySam 9 Mar 2019 - 22:29

Le monde à lui seul est un théâtre

« Voyez par quel fléau le ciel châtie votre haine : pour tuer vos joies il se sert de l'amour » Roméo & Juliette



Visiblement, le panda se fourvoyait, tant au niveau de mon attitude que de mes paroles. Enfin, je ne pouvais pas réellement lui en vouloir, je n’étais pas la personne la plus démonstrative qui soit, et en plus,  j’avais tendance à prendre les choses au premier degré. Je taquinais parfois, avant, mais l’humour était généralement quelque chose qui me dépassait. Je suppose qu’il venait de dire une blague, ou quelque chose de censé être amusant, au vu de son regard et de son rire. Je fronçai légèrement les sourcils, cherchant à comprendre et tournant les yeux vers les gosses qui s’appliquaient déjà à leurs tâches. J’avais rapidement vu qui était quel genre d’hybride. Les prédateurs côtoyaient les proies en toute impunité et ça pourrait presque e faire frissonner tant c’était contre nature. Cela dit, j’avais abandonné depuis longtemps mon envie de sauter sur n’importe quelle proie se présentant à moi... C’est juste que... Oui, encore une fois, à leur âge, je ne me demandais pas comment peindre un arbre de la plus belle des façons, mais comme égorger mon petit camarade de la manière la plus efficace possible.

- Tu te trompes... Ils sont fragiles. Ils ne résisteraient pas à un accident.

Et je n’avais pas envie que leur faiblesse vienne me créer des problèmes. Je n’avais pas envie que leur manque de connaissance du monde et de la réalité vienne les heurter et les blesser, les faisant chialer comme si c’était la fin du monde. Même si la plupart étaient nés avant la révolution, la grande majorité de leur vie était douce, j’imagine. Peu m’importait, je n’avais pas envie de les voir traîner près de moi, risquant de créer un incident qu’il serait facile de me mettre sur le dos. Je reposai mon attention sur le rouquin, après avoir observé un loup – bêta je pense – prêter ses pinceaux à un lapin. Contre nature je dis. Je pris les plans que l’hybride avait visiblement recherchés. Bien, au moins cela faciliterait la tâche, cela avait l’air plutôt bien expliqué, en tout cas avec les croquis et les nombres. Je hochai légèrement la tête à tout ce qu’il disait, avant de la relever pour l’observer, réfléchissant un court instant à ce qui convenait de répondre. Et ce qu’impliquait réellement la question. Je haussai les épaules, revenant au plan.

- Je comprends ce plan. Et je sais lire le grec.

En français, c’était une autre histoire. J’avais appris la langue, je savais écrire, plus ou moins, du moins j’écrivais ce que j’entendais. Ce n’était pas glorieux, mais sachant que ma connaissance de la langue se bornait aux bases, puis à la guerre... Oui, la rébellion n’avait pas réellement l’éducation des hybrides adultes comme priorité. Je ne lisais donc pas réellement le français, je comprenais les panneaux indicatifs, je savais lire des phrases simples... Je devais en fait savoir lire comme un enfant qui apprend. Je pourrais probablement me sentir honteux, mais encore une fois, je m’en moquais. Je n’avais pas besoin de plus que ce que j’avais, et dans le cas contraire, je pouvais me débrouiller autrement.

- Est-ce important pour la suite ?

Il était prof, probablement voulait-il savoir pour... pour quoi ? Perdre du temps avec moi ? Qui s’embêterait à poser ce genre de question si ce n’était pas utile à ladite personne, à un moment donné. J’espère qu’il n’attend pas de moi que je lise son courrier et y réponde, comme une sorte de secrétaire. Ca risquerait de donner quelque chose de cocasse. Dans tous les cas, j’abandonnai le panda, lui laissant le loisir de me suivre, alors que j’allais vers la partie réservée aux adultes. Ca n’allait pas être un travail particulièrement difficile, mais ça allait tout de même demander un minimum de force physique et de patience. Je commençai donc le travail, ayant au moins retenu les premières étapes de construction de la plateforme. C’était la base après tout, autant commencer par ça.

- Comment se fait-il qu’un hybride comme toi sache lire ?

Ou plus globalement, devienne professeur. Cela voulait dire qu’il avait un minimum de connaissances... Moi cela s’expliquait par le fait qu’être à l’armée demandait un minimum, et que j’avais au moins la chance d’avoir un « maître » désireux de me donner un avantage : celui de savoir quand on voulait me prendre pour un con. Et oui, c’était une manière comme une autre d’engager la conversation. Si j’étais coincé avec lui toute la journée ou après midi, autant essayer d’en apprendre plus sur lui : c’était toujours utile.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 10 Mar 2019 - 2:22
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_ C'est important oui. Surtout si tu restes ici. Tu sais je peux t'apprendre le français, à lire et à l'écrire si tu veux et même l'anglais.

En tant que professeur, Terrence ne voyait pas d’inconvénient à aider Alexandros, c'était même normal pour lui de le faire. Tant qu'il peut se rendre utile à quelqu’un, pour Terrence ça valait bien tout l'or du monde.
Un bref moment de silence s'installa entre tous les deux, seuls les coups de marteaux sur les planches et la voix des enfants peignant leurs décors se faisaient entendre.


La voix d'Alexandros brisa tout à coup les bruits de fond et arracha Terrence à sa concentration de bricoleur.
C'était bien la première fois qu'on lui demandait à en savoir plus sur lui... Non la seconde fois. Le premier à lui avoir poser des questions personnelles, avait été son ami de la Résistance, un hybride lui aussi.
Et c'était lors de leurs échanges de vie passée qu'ils s'étaient trouvés des points communs.


- Je suis pas à 100% hybride. Mon père était un humain et médecin. Ma mère était son hybride et ils sont tombé amoureux... et me voilà. Comme à l’époque c'était mal vu d'avoir un enfant avec une hybride esclave, alors j'ai grandi chez ma grand mère paternelle. C'est avec elle que j'ai appris à lire et écrire, et les week end quand mon père nous rejoignait, il m'apprenait les sciences et sa langue natale qu'était l'anglais. Et puis il y a eu la fameuse révolte, qui a libéré les hybrides de leur conditions, mais ma mère n'a pas eu cette chance, car considérée comme une traîtresse à son espèce, elle a été tuée. Et quant à mon père, il est mort aussi, il n'avait pas voulu se soumettre...

La gorge nouée par la tristesse, l’amertume , le rouquin s'était tût un moment avant de reprendre :

- Si j'avais été plus fort et moins lâche j'aurais pu la sauver.


Relevant son regard mordoré empli de remords, il ajouta :

- Au lieu de ça, je me suis caché, les regardant mettre à mort ma mère et incendier notre maison.

Ainsi donc, sous ses airs de bon enfant, à toujours sourire et vouloir aider autrui, le rouquin cachait en lui un immense gouffre qui avait été creuser par ses remords, ses regrets et sa colère contre lui-même.Tels des vers qui ne cessaient de le ronger au fil des jours, jusqu'à lui faire perdre parfois gout à la vie. Il se sentait coupable d'être encore là, bien vivant.
S'il fuyait la solitude ce n'était pas par ennui mais pour éviter les fantômes du passé. Un passé bien trop lourd à supporter pour un petit panda roux.


" ATCHOUUUM ! "

Un élève venait d'éternuer. Et n'ayant aucun mouchoir, il se dirigea tout naturellement vers son professeur. Ses oreilles de lapin remuèrent et sa petite voix se fit entendre, appelant son professeur. Celui-ci, changea soudainement d’expression, reprenant un air jovial tout en affichant un large sourire. Rapide comme l’éclair, il attrape un paquet kleenex  dans sa poche et donne un des mouchoirs à l'enfant, qui le remerciant, s'éloigne pour se moucher.

- Avec les enfants faut toujours tout prévoir.

Finissant de clouter les planches, il demanda à son tour à Alexandros :

- Et toi , comment t'es tu retrouvé dans une caserne ?

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 10 Mar 2019 - 11:16

Le monde à lui seul est un théâtre

« Voyez par quel fléau le ciel châtie votre haine : pour tuer vos joies il se sert de l'amour » Roméo & Juliette



Je ne voyais pas particulièrement pourquoi c’était important, bien que je puisse comprendre en quoi cela pouvait être utile. Ce n’était même pas la peur de la difficulté, parce que même si j’étais un hybride et que j’avais vécu toute ma vie en esclave, j’avais la chance d’avoir quelqu’un qui espérait me voir devenir autre chose et qui me considérait au moins comme quelque chose d’égal à lui. Il m’avait appris à lire et écrire dans ma langue natale, ainsi que des bases dans toutes sortes d’autres matières. Le fait d’être dans une caserne avait fini de peaufiner mon art au combat et surtout, m’avait donné la chance de comprendre d’autres langues. Ce n’était évidemment pas comme le grec, langue maternelle, et le français, mais je sais que je ne me retrouverai pas perdu. Donc lire... Ecrire... Pourquoi pas, mais j’avais des choses plus importantes à faire, et tant que ces choses seraient en suspend, et bien... le reste ne comptait pas.

Je ne répondis donc pas à la proposition du panda, me contentant d’incliner la tête, juste histoire de lui montrer que j’avais entendu et que je prendrais le temps d’y réfléchir, ou quelque chose du genre. Puis on se mit au travail, alignant les planches, créant la base solide et le tout dans un silence apaisant. Enfin, il y avait les bavardages des autres enfants, le bruit du travail, et si je me concentrais, je pourrais parfaitement entendre ce que les gamins racontaient mais... Ca ne m’intéressait pas. Vu que nous n’étions que tous les deux – plus ou moins – je ne voyais pas pourquoi je me priverais de poser des questions. Si je devais vivre avec Terrence, le mieux était probablement d’en savoir plus sur lui pour peaufiner mon impression. Ma question était courte, innocente si je puis dire, et pour cette raison, je ne m’attendais pas à recevoir une réponse aussi complète. Probablement que les gens n’étaient pas comme moi, à répondre le minimum sans plus étoffer. Je ne vais pas me plaindre.

J’apprends donc qu’il est métis, et qu’il a sans doute vécu une vie dans le secret, mais en sécurité. Une sécurité relative, qui aurait pu exploser à tout moment et qui pourtant avait tenu bon jusqu’à la Révolte. Une vie sans embuche, remplie d’amour, qui ne lui avait pas permis d’apprendre comment se défendre ou protéger ce qui lui appartenait. Cela dit, je ne pouvais pas réellement lui en tenir rigueur, je n’avais moi-même pas pu protéger Achille. C’était une situation différente, certes, mais je n’étais pas Terrence. Ma vie se résumait à me battre, j’aurais dû pouvoir faire quelque chose. J’étais là après tout, ce n’était pas comme la fois où il était revenu grièvement blessé à la caserne, et où je n’avais pu que le regarder dans son lit, à récupérer lentement.

Je n’aurais probablement rien dit si Terrence n’avait pas continué, exprimant... Et bien, un sentiment de regret, j’imagine, mais aussi une grosse connerie.

- J’en doute. Tu es faible et non entraîné, tu serais mort avec eux, ce qui est tout à fait inutile.

Il était vivant, et il avait fait un choix. Il vivrait avec ce choix et la manière dont ses parents, sa famille, l’avait éduqué. Ce n’était pas un tueur, il avait des valeurs, différentes des miennes. Tuer n’était pas dans sa nature, ce n’était même pas un hybride proprement dangereux comme moi, bien que les pandas puisse être de vraies teignes... Mourir avec eux aurait été inutile. Maintenant, il pouvait continuer à faire ce qu’ils avaient fait : espérer une vie en paix avec les deux espèces, humaines et hybrides. Et il pourrait aussi essayer de retrouver les assassins et se venger, comme je cherchais à le faire, mais encore une fois, il n’était pas moi.

Puis on fut coupé dans notre conversation par un éternuement et un lapin qui venait vers nous, la morve au nez et les oreilles remuant ridiculement. Ca agitait quelque chose en moi, et pas quelque chose de bon et protecteur. Je détournai le regard, notant tout de même le changement de visage du panda. Ouais, ne pas montrer de détresse devant les autres. Il aida donc l’abruti sans mouchoir – l’enfant – et revint à mes côtés, reprenant le travail, mais n’oubliant pas de poser également une question. C’était... Et bien, c’était légitime, mais ça demandait probablement plus d’explications que de dire bêtement « ma grand-mère m’a appris tout ce que je sais. » Ou quelque chose du genre. Je fronçais légèrement les sourcils, achevant d’assembler une planche au reste de la structure.

- Je suis né dans un centre. J’ignorais totalement comment on pouvait appeler un tel centre, un mot qui définirait tout ce qu’ils faisaient. Même dans ma langue, j’éprouvais toujours cette sorte d’interrogation, incapable de répondre de manière concise. Tant pis. A dix ans, j’ai réussi à partir. Je suis resté un moment dans la forêt avant de me coincer dans un piège à ours. Des loups sont arrivés, puis des humains. Des soldats. J’ai été adopté par leur chef.

Je pouvais faire plus court, comme plus long. Expliquer ce qu’ils nous faisaient, histoire de montrer que je ne m’enfuyais pas pour rien, qu’il y avait une véritable raison, que cet enfer ne valait pas toute les douleurs infligées, et que la seule issue était la mort. Malheureusement, mon instinct de préservation, à l’époque, était bien trop grand. Mourir n’avait jamais été une option, pas pour moi. Encore aujourd’hui, alors que j’avais la sensation de subir le contre coup de la perte chaque jour qui passe, je n’arrivais pas à me décider d’abandonner. Je détestais l’échec, même s’il était naturel. Je pouvais renoncer, juste pour un temps, reconnaissant que... soit ce n’était pas le moment, soit je n’étais pas assez fort, mais je n’abandonnais jamais réellement. Dans tous les cas, quoi qu’il soit arrivé à Achille, mort ou vivant, je lui devais de continuer, peu importe combien je puisse me sentir mal. Ma vie lui était dédiée, il était hors de question que je crache sur le cadeau qu’il m’avait fait : la vie et le bonheur que cela peut entraîner. Et pour cette raison, j’étais aussi prêt à faire tous les efforts nécessaires pour... retrouver quelques chose de lui, même si cela signifiait parler de moi et gagner la confiance d’un presque inconnu.

- J’aurais dû être envoyé dans la section hybride, mais j’étais déjà plus fort que les cadets et que la plupart des jeunes soldats. Et je contrôlais parfaitement mes transformations. Il était hors de question que j’accepte de tomber dans un autre centre et que je quitte Achille. Il a fait le nécessaire pour que je reste près de lui.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 10 Mar 2019 - 20:36
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Alexandros ne parlait pas beaucoup et de ce fait il se confiait jamais.
Était-ce là aussi à cause de son éducation trop stricte à la caserne ?

Il lui parla de sa naissance dans un centre. Mais quel centre ? et sa famille où était-elle ? avait-il au moins tenter de les retrouver ?
Alexandros ne semblait pas être un homme sentimental ou émotif, il ne s'attachait à personne.

Son récit fut court, mais concis. Ce n'était pas un hors sujet et ça valait la moyenne, bien que notre jeune professeur aurait voulu un peu plus de développement, mais il n'en dit rien, se disant que de la part d’Alexandros c'était déjà beaucoup de s'être confier de la sorte à un inconnu tel que lui.
Car oui, même si le rouquin était son maître et voilà déjà quelques jours, Terrence sentait toujours cette distance entre eux.
A croire que la panthère se méfiait toujours de lui et rêvait encore de le bouffer.
A cette idée, il poussa un petit soupir et après avoir assembler les planches, il se mit à faire le montage des pieds tout en écoutant Alexandros poursuivre son histoire.

- Oh ! Achille... murmura t-il.

C'était bien la première fois que le grec prononçait un nom et surtout qu'il semble si attaché à cet homme. Ainsi donc sous cette armure de muscles et de froideur, il y avait donc un cœur qui bat. Alexandros était capable de ressentir des émotions ?!
C'en était presque impossible et pourtant, cet Achille était important pour lui.

- Et il s'est passé quoi ? pourquoi vous n'êtes plus ensemble ?

A vouloir monter une pièce de théâtre de Roméo et Juliette, peut être en avait -il l'exemple sous les yeux. Mais la question était : qui jouait Juliette ? Et c’est sur cette pensée amusante que Terrence détailla longuement Alexandros.

- T'es gay ? demande t-il tout à coup.
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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 10 Mar 2019 - 21:26

Le monde à lui seul est un théâtre

« Voyez par quel fléau le ciel châtie votre haine : pour tuer vos joies il se sert de l'amour » Roméo & Juliette



Parler d’Achille me rendait nostalgique. Cela faisait trop de temps, mais pourtant le sentiment était toujours là, vivace. Il me manquait. En parler aurait pu amoindrir l’émotion de manque, mais il n’en était rien. Ca ravageait mon cœur et me donnait envie de frapper et de me venger. C’était un sentiment absurde qui n’apporterait rien, pas même un soulagement. Je ne pouvais même pas en vouloir à Terrence, sa question était légitime et innocente, il s’intéressait juste à ma vie, comme je m’intéressais à la sienne. Pour des raisons différentes j’imagine. Je n’avais rien à cacher, même si je restais concis dans mes explications. Terrence ne posa pas d’autres questions, pas sur ça du moins. Mais sur Achille. Sa question me fit froncer des sourcils, encore. J’arrêtai un moment de travailler, le regardant.

La réponse entendait encore une fois un certain contexte. Un contexte qu’il n’était peut-être pas bon de partager. Cela dit, ce n’était pas un secret que les hybrides faisant partie de la rébellion devenaient des esclaves s’ils étaient capturés. Je regardai un instant autour de nous, histoire d’être certain qu’aucun enfant ne venait nous importuner.

- La dernière fois que je l’ai vu, il baignait dans son sang. J’essayais de protéger son corps, mais les hybrides étaient trop nombreux.

Un piège maudit dans lequel nous étions tombés et qui avait mené à ce qui ressemblait fort à sa mort. Pourtant, je ne parlais pas de cadavre. J’aurais pu. Cela dit, j’étais incapable de savoir, de porter un véritable jugement parce que j’étais trop... Trop occupé pour essayer de chercher une respiration ou un signe de vie. J’étais en rage et je cherchais surtout à le protéger. Lui. Personne d’autres. Les autres humains qu’on devait protéger pouvaient aller se faire foutre, mon humain était tout ce qui comptait. Quant à sa seconde question... Encore une fois, elle était légitime, d’autant que j’avais évoqué le fait que j’avais été son amant. Cela dit... Et bien, je n’avais pas ce genre de considération.

- J’aime Achille. Je me moque qu’il soit un homme.

C’était stupide d’aimer quelqu’un pour son sexe. On aimait quelqu’un pour ce qu’il était, pour ses valeurs, pour ses mimiques, son sourire et ses rires. J’aimais tout ça chez lui, et je n’avais pas retrouvé cette même fascination chez les autres personnes que j’avais rencontrées. Chloe était une amie. Alice m’avait aimé, mais ce n’était pas réciproque. Je lui avais donné l’affection charnelle qu’elle demandait, sans rien éprouver, me sentant obligé, et recevant une explication qui me laissait confus : si on ne veut pas, qu’on aime pas, qu’on éprouve aucun plaisir autre que celui d’un corps qui réagit, il s’agissait d’un viol. Je trouvais cela également absurde. J’avais eu d’autres conquêtes aussi, avant Achille, et si ça avait été plaisant, je n’en gardais aucun réel souvenir.

- Ca doit faire neuf ans qu’on est ensemble. Moins si on compte sa disparition.

Cela n’avait aucun sens de donner cette information, hormis peut-être lui montrer que je ne perdais pas espoir et que je l’aimais toujours, que je n’avais aucune intention de le remplacer, ni d’amener des conquêtes dans l’appartement de Terrence. J’avais quelqu’un dans ma vie, même si elle était probablement morte. Si c’était le cas... Que ferais-je ? Je me retrouvais encore une fois à me le demander, sans trouver de réponse satisfaisante. Il me faudrait sans doute de l’aide pour supporter son absence. Et ne pas devenir fou, comme j’avais l’impression de le devenir de plus en plus.

- Il y a quelque chose entre toi et Frey, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 17 Mar 2019 - 3:26
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Tout en tapant de son marteau sur les clous, il écoutait Alexandros lui parler brièvement d’Achille et de sa disparition. Il s’arrêta de jouer au bricoleur, quand son pet aborda le sujet de l’amour.
Le marteau à la main, Terrence considérait, bouche bée, les propos d’Alexandros, qui passaient en boucle dans sa tête.
C’est que sous airs de durs à la Rambo, le grec avait raison, et notre jeune professeur ne pouvait que l’approuver avec un petit sourire.

- Tu as raison, l’amour est asexué et ce qui compte c’est ce qu’on ressent réellement, que ce soit les moments partagés ou ce sentiment d’être en sécurité avec la personne qu’on aime. Mais tu sais, il est peut être encore en vie, et tu as raison d’espérer. Tu as pensé à consulter les hôpitaux ? Il est peut être dans le coma ou amnésique et de ce fait il n’a pas pu te contacter.


Bien qu’il sache qu’Alexandros n’était pas le genre d’homme à qui on se confesse, Terrence ne pu s’empêcher de se confier, après tout, ils avaient commencé, pourquoi s’arrêter ? Et cela leur permettait de mieux se connaitre.
Le rouquin n’avait aucune raison de lui cacher ce qu’il ressentait pour Frey. Si tout du moins il ressentait quelque chose. A vrai dire, il n'y avait jamais pensé et l'humain lui aussi n'avait témoigné aucun signe de son attachement.

- Frey et moi… je ne crois pas qu’il y a quelque chose entre nous, en tout cas pas ce lien aussi puissant qui vous uni toi et Achille
. Il esquissa un sourire mélancolique et ajouta : On a juste couché ensemble en cédant à nos pulsions et aujourd’hui rien a changé, on est comme deux parfaits étrangers partageant un toit. Tu es le seul avec qui je me suis confié.

Ou plutôt la seconde personne, après son ami de la Résistance.
C'est en se parlant et en sortant ensemble, que les deux hybrides s'étaient trouvés quelques points communs.

- Frey ne sait rien de mon passé, de mes envies, de mes problèmes… rien… de toute façon, en tant qu’humain, il ne comprendrait pas. Même pour ce théâtre quand je lui en ai parlé, il ne semblait pas emballé. Frey est comme le vent, il est indépendant aimant sa liberté et ne se pose jamais. Après tout le vent n'a aucune attache.
J’aime à penser qu’un jour je rencontrerais un « Achille ». Qui sait, la vie est remplie de surprises.


Un autre sourire ourla ses lèvres, et il se mit à regarder au loin, d'un air rêveur.
Terrence avait toujours été un grand romantique, son côté naïf lui jouait d'ailleurs bien des tours, car c'est comme ça qu'il se retrouvait toujours avec les mauvaises personnes, qui le laissaient tomber après s'être servi de lui.
Mais bonne âme qu'il était (ou crétin), le rouquin pardonnait toujours.

- Au fait, que sais-tu de la Résistance ? demande t-il tout à coup à Alexandros, en changeant carrément de sujet.

Ils étaient dans un endroit où ils pouvaient en discuter en toute sécurité. Les enfants étaient bien trop occupés à peindre les décors ou pour certain à jouer avec la peinture en peignant leur camarades.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 17 Mar 2019 - 11:30

Le monde à lui seul est un théâtre

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J’aurais pu faire semblant de ne pas comprendre, de demander ce qu’il entendait par « gay », parce que présentement, non, je n’étais pas particulièrement « gai. » Malheureusement, ça ne m’aurait fait gagner que peu de temps, et il m’aurait donné une définition ou d’autres termes pour expliquer sa question. Et puis j’avais compris par le contexte, il n’y avait pas de raison qu’il s’inquiète de mon bonheur, là tout de suite. Et je n’avais rien à cacher. Il posait des questions, et je n’avais aucune raison de ne pas répondre. Les gens pensaient que parce que j’étais taiseux, cela voulait dire que je ne parlais jamais ou que je n’appréciais pas parler de moi. C’est faux : je m’en moque, dans la plupart des cas. J’aime qu’on me laisse tranquille autant que j’aime l’action... Parler ne laisse juste pas tranquille et ce n’était pas de l’action, voilà tout. Dans tous les cas, j’aurais pu me sentir mal de parler de mes sentiments ou d’Achille, mais je n’avais jamais eu honte. Je l’avais toujours aimé, pourquoi le cacher ? Et l’avis de Terrence ne m’intéressait pas, il pouvait désapprouver ou accepter, cela ne changerait pas ma vie.

- Ca fait quatre ans que je le cherche. Jamais les hybrides ne paieraient pour un humain, encore moins aussi longtemps.

D’autant qu’il avait fait partie de la résistance, depuis ces débuts. Il avait aidé les humains, tenté de mater la rébellion. Je doutais qu’un hôpital accepte de payer gracieusement les soins de quelqu’un comme ça, surtout s’il n’avait pas de maître. S’il était dans le coma, il aurait été débranché. Quant à moi, Terrence oubliait un détail important : J’étais un esclave, je n’avais pas le droit d’aller et venir n’importe où sans mon maître. J’avais été enfermé par les vendeurs, interrogé et « dressé ». J’avais été voir dans les hôpitaux, mais pas immédiatement. Alice et Chloe avaient tenté de m’aider autant qu’elles pouvaient, mais il n’y avait déjà plus de trace de mon compagnon : j’avais échoué à la seule tâche qui m’incombait : le protéger. Quant à savoir s’il était amnésique... L’idée même me donnait envie de me rouler en boule et frissonner. Ca avait été suffisamment compliqué de le séduire, je n’imaginais pas devoir tout recommencer, tout depuis le début, chacun de nos souvenirs effacés, jusqu’au moindres de nos point commun. C’était pire que la mort.

Ma question était donc aussi légitime qu’elle n’était destinée à me faire penser à autre chose. Connaître l’autre était un bon moyen pour... beaucoup de chose. Je ne jetai qu’un coup d’œil au jeune homme à l’entente de ses paroles, avant de reprendre mon travail. « Céder à nos pulsions. » Ca faisait bestial et dégradant. En tout cas dans sa bouche. Bizarrement, je ne le voyais pas céder à des pulsions, mais plus à des envies, des sentiments. Je n’avais pas l’impression qu’il était du genre à se coucher sur un lit avec la première personne venue, un peu comme s’il avait besoin d’éprouver ne serait-ce qu’un peu d’affection pour l’autre. Comme si coucher avec quelqu’un demandait du respect, du partage, et des sentiments. En revanche, peut-être n’était-ce pas partagé, comme ça avait été le cas avec Alice et moi. Cependant, quelque chose me titillait.

- Que peux-tu en savoir, si tu ne lui en parles pas ?

Et la comparaison avec le vent était absurde. C’était comme dire que quelqu’un était de feu, ou comme l’eau : ça ne voulait rien dire. Les éléments de la nature étaient ce qu’ils étaient, ils avaient une apparence, mais rien ne les empêchaient d’être tantôt calmes, tantôt violent, d’apporter la vie et la mort : il en allait de même pour le vent. Ce dernier était d’ailleurs intrinsèquement lié à la chaleur et au froid : il n’était pas libre. Si l’une des données manquaient, alors il n’existait pas.

- Tu n’as pas non plus l’air de quelqu’un « cédant à ses pulsions. » Si tu l’aimes, ou tient à lui, rien ne t’empêche de le... Comment tu disais ? Séduire.

Se lamenter ne servait à rien. S’il voulait quelque chose, il n’avait qu’à le prendre, et si ça n’allait pas, se battre pour l’avoir. Prouver que ça en valait la peine. Et si encore une fois ça ne fonctionnait pas, alors il lui restait à comprendre pourquoi, plutôt que de rester là les bras ballant, à accepter son pauvre sort. Si je n’avais rien fait, Achille et moi ne serions pas ensemble : rien ne nous destinait. Il aurait pu presque être mon père adoptif, mais j’avais refusé cette option. J’avais lutté fort pour que lui-même ne me voit jamais comme ça, sachant que ça sonnerait la fin d’une relation pour une autre qui ne me convenait pas.

Toujours est-il qu’apparemment, l’ambiance suffisait à Terrence pour avoir confiance et poser une question. Une qu’il avait déjà posée et qui n’avait pas reçu de réponse, de part l’arrivée de Frey. Ca semblait tourner dans sa tête au point qu’il revienne avec ça, aujourd’hui, pensant que le lieu conférait une certaine sécurité. En parler me dérangeait. Il n’était pas un secret que j’en avais fait partie, mais je m’étais toujours refusé à en parler en détails, affirmant, à juste titre, que je n’étais là que pour un humain. J’avais conscience que mon rôle se résumait à aider des gens, les protéger et les libérer. Je n’avais jamais cherché à m’intégrer, contrairement à Achille. Je savais des choses pourtant, mais je m’étais fait ignorant lors de ma capture, parce que je ne pouvais pas le trahir, même pour ça.

- Je sais qu’en faire partie pourrait t’amener de gros ennuis. Les gosses ne semblent peut-être pas faire attention à nous, mais as-tu pensé que si l’un deux t’entendait et répétait tes mots à ses parents, tu pourrais être emmené ?

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMar 26 Mar 2019 - 3:02
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Il lança à Alexandros un regard désolé en l'écoutant, ressentant de la tristesse pour lui. Le rouquin préféra ne rien montrer sachant pertinemment, qu'Alexandros n'aimerait pas qu'on ait de la pitié pour lui, bien que ce ne soit pas le cas. Terrence compatissait à sa douleur.
Là encore, ce fut la clairvoyance de son pet qui effaça son optimise.

- Tu as raison, les humains sont très mal vus de nos jours. Désolé de te donner de faux espoirs, je voulais pas te blesser ou autres.

Parfois Terrence se disait qu’il était bien trop crédule pour croire en tout et n'importe quoi.
Comparé à Alexandros qui lui avait bien les pieds sur terre. Sans doute l'armée, le fait d'avoir vu tant d'horreur et d’avoir grandi dans cet endroit si hostile où Achille devait être son seul rayon de soleil.

Oui, Alexandros avait beaucoup de courage à supporter encore aujourd'hui sa condition.
A ce sujet Terrence se mit à réfléchir, se demandant si y'avait moyen de libérer un hybride de sa condition de pet.
Terrence avait vraiment beaucoup de chance de l’avoir trouvé dans ce magasin et l'avoir acheté, tout simplement parce qu’il sentait qu'à ses côtés, il pourrait apprendre à combler ses lacunes et surtout ses faiblesses.
Il poussa un léger soupire avant de reposer son marteau et se poster à côté du grec, lui proposant une boisson.
Le rouquin avait pensé à ramener avec lui une glacière et même des sandwichs.

- Tu veux boire quelque chose ? J’ai de la limonade, du thé à la pêche, de la bière ou de l'eau. Dit-il en souriant, tout en écoutant Alexandros lui parler de Frey.

Il s'avança vers sa glacière qu'il avait posé non loin d'eux et dont les enfants ne s’étaient même pas soucié de la présence. Et la prenant par sa large poignée, il la ramena avec lui.

- Je sais ce que tu vas me dire, t'aurais été capable d’aller prendre toi même ta boisson, ouais ben ça me fera un peu de sport, histoire de me muscler les bras, plaisanta t-il.
Il l'ouvrit, laissant Alexandros choisir sa boisson, tandis qu'il se prit un thé glacé, poussant un soupire de bien-aise après avoir bu quelques fraîches gorgées de sa boisson favorite. Et pourquoi tu dis que j'ai pas l'air de quelqu’un cédant à ses pulsions ? Parce que j'ai une tête de peluche et que je suis trop candide ? ajouta t-il en remuant de ses oreilles de panda roux. Je suis un homme tu sais, j'ai aussi des désirs qui ne demande pas forcément d'avoir de sentiments. Et je ne suis pas du genre à séduire les autres... la dernière fois que je l'ai fait je me suis pris un râteau. La séduction est un art, et je suis nul pour ça et puis faut être beau et sûr de soi pour le faire, ce qui n'est pas mon cas.


Terrence connaissait ses limites et quelles étaient les critères de beauté.
Le grec, lui ne devait surement pas se poser ce genre de questions. Il ne pouvait pas savoir ce que ça faisait que d'être considéré comme un mec banal, se fondant dans la masse, au point que la disparition ne serait qu'une goutte d'eau dans cette mer d'hybrides.
Il faut avouer qu'Alexandros était une gravure de mode, alors niveau complexe, il devait pas en avoir, et niveau séduction, il suffisait juste qu'il fasse bouger ses pectoraux et qu'il fixe une personne de son regard émeraude et le tour était joué.
La nature était injuste parfois, pensa Terrence. Car il savait bien que même s'il se mettait au sport, il n'aurait jamais ce corps et ce charme méditerranéen.

Il se mit tout à coup à rire lorsqu' Alexandros aborda le sujet des enfants.
Terrence avait en tête l'image de mini espions... Spy kids ?

- T'en fais pas, fit-il avec une voix rassurante. Tu sais, ce que je leur enseigne c'est pas seulement les matières basiques, ils savent pour la Résistance. Grace au métier que je fais je peux sensibiliser la nouvelle génération sur le monde qui les entoure et leur parler des injustices et des droits de chacun, dont ceux des humains. Bah, il arrive que lors des réunions parents-élèves, je me fasse remonter les bretelles, mais cela fait parti de leur éducation et de mon devoir en tant que professeur.

Il but à nouveau de son thé glacé, dévisageant longuement Alexandros de ses prunelles ambrées, quand une petite lueur malicieuse traversa l'or de ses yeux.

- Je me demande si tu as des faiblesses. Tu parais tellement fort, détaché de tout, rien ne peut t'atteindre... On dirait presqu'un robot. A part ton Achille, ya t'il des choses qui te touche ? Que tu aimes ou tu détestes ? il s'approche de lui et de son index il tapota le torse d'Alexandros. Y'a t'il un cœur qui bat, ici ?

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMar 26 Mar 2019 - 9:48

Le monde à lui seul est un théâtre

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Je n’avais, concrètement, aucune raison d’espérer qu’Achille soit vivant. Les hybrides avaient affirmé que toute mon unités, mes rares amis, étaient morts, mais je savais cela faux de source sûre : moi-même. J’avais vu Chloe et aux dernières nouvelles, elle respirait encore. Alors pourquoi pas les autres ? Oui, certains étaient très certainement morts, les plus faibles, mais ni Achille, ni Chloe n’étaient faibles. Ils connaissaient leur travail et ils étaient bons dedans. Le problème, c’est que j’avais parfaitement conscience de m’accrocher à une impression, celle que je pensais avoir vue lorsque je protégeais son corps. S’il était mort, je l’aurais senti, il y aurait eu quelque chose... Il ne pouvait pas mourir juste comme ça et que je ne ressente rien d’autre que la panique et la rage... S’il mourrait, je serai certainement terrassé. Donc même s’il était de plus en plus difficile de le croire, je continuais d’espérer et de chercher. J’aurais sans doute dû arrêter depuis le temps, mais ce n’était pas mon genre. Je n’étais pas non plus complètement stupide ou vivant dans un autre monde, je savais qu’outre les chances bien trop minces de le voir vivant, il y avait aussi le fait que jamais on n’aurait laissé un humain aussi longtemps dans un hôpital. Personne n’aurait adopté un humain malade, dans le coma. Si un jour il l’avait été, il était aujourd’hui débranché. Je n’aime pas cette idée et je n’aime pas y penser. Je ne veux pas y peser, d’ailleurs.

Il s’excusa, proposant ensuite de faire une pause et de boire ou manger. Depuis combien de temps travaillions-nous ? Je fronçai légèrement les sourcils, hochant la tête, mais regardant surtout l’avancée des peintures des enfants. Ils s’appliquaient – c’était apparemment leur spectacle – et c’était avancé, pour certains. Je ne dirais pas que c’était du grand art, mais honnêtement, je n’étais pas sûr d’arriver à quelque chose de meilleur. Je n’ai pas honte de le dire : je sais dessiner, au moins un minimum, histoire de faire un portrait robot ou un plan assez fidèle pour le comprendre, mais ça s’arrêtait là. Bref. Terrence revint avec le bac, faisant un peu d’humour, je suppose. Parce que je me retins de répondre que ça ne l’aiderait littéralement pas à se faire du muscle. Pas en faisant trois mètres en portant ce truc à bout de bras. Mais je me retins, et de toute façon, il avait autre chose à dire. Je le regardai, penchant légèrement la tête sur le côté. Est-ce qu’il était vexé ? Après tout, je n’avais fait que prendre ce qu’il avait dit, ses mots, en essayant de comprendre pourquoi il ne les mettait pas en pratique.

Bon, peut-être vexé, mais aussi avec une bonne couche de manque de confiance. Je n’étais pas assez patient pour gérer ce genre de chose. Je n’étais même pas la bonne personne pour sociabiliser ! Je ne vois même pas quoi lui répondre alors qu’une personne normale le rassurerait. Je ne vois pas pourquoi le faire, ou pourquoi mentir ! Je ne le connais même pas assez pour affirmer quelque chose, et je suis trop détaché du reste que pour donner un avis constructif ! Je pouvais peut-être clarifier un peu mes propos, ça serait un bon début. Je reprends donc la parole, quoi qu’un peu plus prudent, non sans avoir avant pris une des limonades proposées-  pris au hasard – et de jouer avec la condensation.

- Tu es calme et réfléchi.

Et la pulsion venait souvent d’un côté plus animal, bestial, difficilement gérable. Je le voyais mal ne pas faire la part des choses lorsque ça concernait quelqu’un avec qui il vivait et qu’il voyait tous les jours. En fait, oui, quelque part, il devait avoir cédé à une pulsion, une envie, quelque chose qui le taraudait, et il avait abandonné. Il ne me ferait pas croire qu’il n’éprouvait rien, pas même de l’affection pour cet homme. Terrence ne me ressemblait pas, il n’avait pas le même détachement que moi pour tout ça. Il était... Il ressentait, il aimait et craignait, c’était une boule émotive, il n’y avait donc aucune raison pour qu’il en soit autrement quand il prend la décision de coucher avec quelqu’un. Je ne remettais pas en cause ses envies ou son besoin de compagnie dans un lit, je remettais en question son choix. Pour moi, le fait que ça soit cet homme là plus qu’un autre inconnu, était assez révélateur.

- Tu es gentil, tu ressens les choses et tu es naturel. C’est comme ça qu’on dit ? Certaines personnes trouvent cela charmant. Même le manque de confiance est adorable pour certains.

Pour moi, c’était autant de faiblesse qui avaient tendance à me faire fuir. Je ne trouvais pas cela charmant ou adorable, je trouvais cela vaguement insupportable et ennuyant. Cela dit, je devais faire preuve de patience : j’étais un cas à part, et je devais donc réfléchir autrement. Si je n’étais pas aussi détaché, que j’avais pu vivre avec d’autres personnes comme Achille, dans un monde normal ? Probablement aurais-je vraiment envie d’aider ce type. Probablement que je l’encouragerai à s’affirmer et prendre conscience que même s’il n’était pas mon genre, il n’avait rien à m’envier. Tous les goûts sont dans la nature, et il n’avait aucune difformité.

...
Non, je ne pouvais définitivement pas commencer à penser comme ça. Dès que je tente de trouver des qualités physiques, ça devient n’importe quoi.

J’ouvris donc la bouteille, bu quelques gorgées, avant de la refermer et de la poser contre mon front, cherchant un peu de fraicheur, tandis que je continuais d’observer le jeune homme, qui, et bien, était trop curieux. J’avais émis un refus poli d’en parler, je ne changerai pas d’avis. J’acceptais certaines révélations, mais ça ne l’aiderait pas, encore moins s’il refusait de me dire pourquoi il voulait des informations. Parce que ce n’était pas pour les enfants qu’il voulait en apprendre plus, c’était mon excuse pour ne pas parler, après tout. Ca ne ferait que retarder un nouvel interrogatoire, mais cela m’importait assez peu. On verrait à ce moment là. En attendant, je captai quelque chose de différent dans ses prunelles, alors qu’il... me taquinait ? Me menaçait ? Difficile de savoir vu ce qu’il disait. Qu’est-ce que j’étais censé répondre ? Il y avait des choses que je n’aimais pas, effectivement. Les foules d’adorables moutons me hérissaient. Je ne comprenais pas que les gens puissent attendre à ne rien faire, l’inactivité ayant tendant à me mettre sur les nerfs. J’aimais et détestais des choses, mais ce n’étaient pas ce que demandait Terrence. Du moins, je ne crois pas. Je lui attrapai donc le poignet quand il s’aventura à me tapoter le torse du doigt. Je serrai, juste un peu. Ce n’était pas réellement menaçant, ce n’était même pas une démonstration. C’était en fait, plus un réflexe qu’autre chose.

- Je suis seul.

Il pouvait le prendre comme il voulait. C’était une faiblesse, bien que je ne le prenais pas comme ça. Etre seul permettait de ne pas être trahit, de ne pas souffrir, de pouvoir évoluer où bon nous semble, quand bon nous semble... Je n’avais qu’Achille, et il n’était plus là, et la douleur de son absence était suffisamment écrasante pour que je répugne à laisser quelqu’un d’autres approcher. Etre entouré permettait de pouvoir attaquer et se défendre contre des bêtes – des gens et des armées – plus grandes. C’était prendre le risque de souffrir, de voir des êtres aimés périr, encore et encore. Je le relâchai, tout en reposant ma bouteille, histoire d’avoir les deux mains libres.

- Je suis né dans le Centre. Il nous torturait et nous éduquait. Il voulait... anastélloun... anesthésier ? toutes nos émotions. Peur, joie, douleur, envie. Elpída. Je me suis échappé à temps, mais le mal est fait.

Non, je n’avais pas réellement de peur, et si j’en avais, je savais me contrôler et passer outre. Je n’avais pas peur de la mort, ni de la souffrance. Je n’avais pas peur d’être blessé, d’avoir des cicatrices, de perdre un membre, de devenir aveugle. Cela ne me concernait pas, j’étais une arme et une arme ne ressentait pas. Cependant... J’avais rencontré Achille au moment où d’autres émotions sont censées grandir. Amour et sexualité, entre autre. J’étais étranger à bien des choses, mais pas à tout. Mon cœur battait littéralement, mais je crois que ce n’était pas ce qu’il voulait dire. Un rapport sans doute à ce qu’il disait avant, avec la comparaison robotique. Trop d’indifférence tuait le cœur. Je suppose que le mien était en grande partie mort, pour pouvoir rester... « fort » dans les situations demandant du sang froid.

- Parfois ils nous faisaient combattre à mort dans les dortoirs. Parfois, ils brûlaient vivants certains d’entre nous. Je n’avais pas dix ans. Je suppose qu’il y a un certain degré d’horreur qu’une personne peut supporter avant de devenir étranger à lui-même.

Peut-être que Terrence voulait juste me taquiner, ou un peu se venger de ce que j’avais dit un peu plus tôt. Cela ne marcherait pas parce que oui, j’étais détaché de tout, ou presque. J’étais calme, obéissant quelque part : je n’avais pas encore remis ses ordres en questions et à part un comportement peut-être un peu impertinent, je n’étais pas un mauvais esclave. Il me donnait la liberté que je souhaitais, et pour ça, il avait mon aide pour ce qu’il voulait.

- Tu n’as rien à m’envier.

J’étais littéralement né pour obéir, combattre et mourir. Tou ce qu’il y avait au milieu était un bonus inespéré.  


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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptySam 27 Avr 2019 - 1:53
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Terrence se frotta machinalement le poignet. Non pas qu'Alexandros lui avait fait mal, mais le rouquin n'avait plus l'habitude avec ce genre de poigne si forte et ferme. Il faut dire que toute la journée, il avait plutôt affaire à des mains d'enfants.
Il hocha de la tête tout écoutant son pet lui parler de sa vie au camps militaire.
Il comprenait mieux pour ce fameux Achille avait été non seulement un rayon de soleil mais aussi une figure paternelle pour la panthère.

- Tu sais Alexandros, je comprends que ça n'a pas été facile pour toi. On a tous un passé lourd, mais dis-toi que la vie t'offre une autre chance, saisie-la et considère que c'est une nouvelle aventure pour toi. Laisse tout le reste derrière toi. Il esquisse un  sourire et ajoute : et puis la seule chose qui pourrait t'attaquer ici ce sont ces petites têtes brûlées...

En parlant d'eux, Terrence repose sa bouteille, s'éloignant de la panthère et frappa des mains en répétant en deux fois un mot qui semblait être codé : melon.
Aussitôt, les enfants se mirent en file indienne et avancèrent vers leur professeur, qui leur enleva un à un leur tablier, tout en leur conseillant d'aller se laver les mains.

Chose qu'ils firent en se précipitant vers les toilettes, se séparant en deux groupes, celui des filles et des garçons. Ils prient soin à se laver les doigts, les bras et aussi les joues qui avaient reçues quelques couleurs de gouache.

Le rouquin en profita pour regarder avec soin le travail des enfants. Certaines décorations, avaient reçues moins de peintures. Facile à deviner que celle-ci se retrouvait sans nul doute sur les petits peintres en herbe et leurs tabliers, dont Terrence prenait soin de plier avant de les poser sur un banc.
D'autres créations artistiques, tant qu'à elles, avaient reçues trop de peintures, et le tube de gouache était à moitié vide.
Il étouffa son rire, car certains des élèves avaient en plus dessiner dans les buissons des pokemons, tandis que d'autres avaient fait des yeux et une bouche à des pauvres arbres.
On ce serait cru dans la forêt enchantée et non plus dans Roméo et Juliette.

L'imagination des enfants n'avait aucune limite et surprenait toujours Terrence.
Il avait souvent l’impression que c'était surtout d'eux qu'il apprenait et non le contraire. Grace à eux, il avait encore gardé cette âme d'enfant, dont la plupart des gens perdent ou plutôt l'étouffe afin de rentrer dans le moule de cette société si individualiste.

Il frappa de nouveau des mains, tout en leur criant que c'était l'heure du goûter.
Leurs yeux s’illuminèrent et ils se précipitèrent vers leur sac, afin de prendre ce qui leur a été donné par leurs parents. Et bien qu'ils aient été présent lors de la préparation de leur propre goûter, ils demeuraient néanmoins étonnés, comme s'il s'agissait d'un cadeau surprise.

Le calme était revenu, plus personne ne courait dans la cour et on entendait juste des rires entre deux mastications et soda.

Terrence rejoignit Alexandros, il en profita pour boire une dernière gorgée de sa boisson dont la fraîcheur était encore présente.
Reposant sa bouteille, il dit :

- Bon, on la termine cette estrade ?


Leur pause à eux venait de se finir.
Debout au milieu des planches, il les regardait une à une, les idées se bousculant dans sa tète faisant remuer ses oreilles de panda roux.

Il reprit un marteau et des clous, et souleva une lourde planche afin de la clouter sur une autre planche. Il cherchait un appui pour la planche, quand il vit un des enfants qui s'amusait avec la perceuse électrique.

_ NON ! NE JOUE PAS AVEC ÇA !!!

Il laissa tomber marteau et clou, mais aussi la planche, qui dans un mauvais coup du sort, choisi de basculer non pas de l'autre côté, mais sur Terrence qui se précipitait vers le garçon hybride mouton. Il prit peur, délaissant ce qu'il avait prit pour un pistolet et s'enfuit retrouver ses camarades.
Quant au rouquin, la planche venait de l’assommer, et il était tombé de tout son long, ne bougeant plus.

Terrence Hastings

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 28 Avr 2019 - 15:39

Le monde à lui seul est un théâtre

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La vie offrait une autre chance ? Je devais le regarder bizarrement. Je ne me plaignais pas, à vrai dire, c’était plus pour lui expliquer que je n’étais certainement pas homme à chercher la compagnie des enfants parce que je ne leur trouvais rien d’amusant ou de mignon. Je n’avais pas la fibre paternelle et si je n’étais pas non plus un psychopathe pedo-killer, je n’éprouvais pas le besoin instinctif de les protéger. J’imagine que cela avait avoir avec mon enfance, mais je ne saurais en jurer. Apparemment, l’enfance construisait les bases de la vie adulte, et j’avais le droit de me poser des questions sur ce que j’étais devenu... Sauf que je ne le faisais pas et que les gosses pouvaient brailler et jouer ensemble, je gardais quand même en tête que sous leur bouille innocente pouvait se cacher des tueurs. Pas d’après Terrence, mais qu’il ne m’en tienne pas rigueur : je ne le croyais pas.

Tout comme je n’avais aucune envie de laisser tout derrière moi et d’embrasser une nouvelle vie presque oisive. Ouais, je connais même se genre de mots compliqués. Je ne pouvais pas comprendre le panda tout comme se dernier ne pouvait pas me comprendre : nos vies étaient différentes. Notre vécu et donc notre rapport au monde. Je ne suis pas défaitiste, je sais simplement que le genre de vie qu’il mène n’est pas pour moi. Elle a tendance à me mettre sur les nerfs, à m’épuiser plus que sur un champ de bataille. Peu importe. Je n’avais rien à dire sur tout ça, principalement parce que l’avenir restait indistinct et qu’effectivement, je pouvais bien faire des efforts. C’était pour ça que j’étais censé être doué : tuer et m’adapter. Etre l’esclave, ou l’aide à vivre d’un petit panda effrayé par la vie et trop gentil, je pouvais faire avec durant quelque temps.

Je laissai donc le panda se relever après avoir bu une dernière fois, et rassembler les troupes. Elles se lavèrent les mains, puis prirent leur propre pause, mangeant et buvant avec entrain et curiosité. C’était définitivement quelque chose qui me dépassait. J’observai le jeune homme aller voir les œuvres des gosses, riant et souriant à leurs travaux et encore une fois, ça me dépassait. Fort heureusement, on ne me demanda pas mon avis, ni de participer à cet examen. Encore une fois, si je n’éprouvais aucun élan de violence contre eux, je n’avais pas non plus de bienveillance : me demander de complimenter aurait été aussi drôle à voir qu’improbable pour mon cerveau.

Cerveau que Terrence semblait aussi ne pas avoir. Ou l’un des gosses. Ou les deux. Les deux certainement. Le tout se passa assez rapidement en vérité. Terrence avait repris le travail, soulevant planche, marteau et clou, tandis qu’un des gamins jouait avec une perceuse. Vu que ce n’était pas un jouet, le panda paniqua, sa panique lui fit lâcher tout ce qu’il portait et effraya le gamin qui lâcha également se qu’il tenait, pour s’enfuir auprès de ses camarades. La planche tomba, sur le professeur, et dans un grand fracas qui laissa un silence particulièrement surpris et pesant durant une ou deux secondes, le temps que les petits comprennent que le prof était au sol et ne bougeait plus. Après, se fut la foire.

Sérieusement ?

Non, mais sérieusement ? On a pas idée de se faire assommer par une planche de bois et de s’étaler de tout son long ! Je pourrais parfaitement ruminer de là où je suis, mais quelque chose me souffle que mon rôle est à la fois de calmer les petits et de vérifier que le panda aille bien. J’écartai bien rapidement les petits qui vinrent trop près du blessé, demandant aux plus âgés de veiller sur les plus jeunes et de ne pas trop les laisser approcher, histoire de laisser respirer leur professeur. Parce que oui, il respirait toujours. Il saignait légèrement, et vu que je manque un peu de temps... J’enlevai mon t-shirt, en faisant un petit coussin pour poser la tête du panda dessus, le tournant avec délicatesse. Normalement, on ne déplace pas quelqu’un qui vient de tomber, mais... mais il fallait dégager les voix respiratoires, vu qu’on est jamais à l’abri d’une complication. Je basculai doucement la tête de Terrence en arrière et relevai le menton. Je pris également un des objets à proximité – le banc – pour poser les jambes du panda dessus, histoire de les surélever. Je connaissais pas mal de moyen d’aider les gens dans plusieurs cas de figures, mais... Mais j’avais rarement à faire avec un assommement à coup de planche en bois. Mon domaine, c’était plus les plaies ouvertes et purulentes. Il fallait peut-être mettre en position latérale de sécurité... Cela dit, ça n’avait pas l’air particulièrement grave, malgré l’évanouissement. Il faudrait s’occuper de la coupure et de l’hématome – les, celui de devant et celui de derrière, vu qu’il s’était pris une planche et était tombé – et appeler les secours, pour faire bonne figure.

Il fallut encore attendre plusieurs minutes, durant lesquelles je continuais de vérifier que le panda respirait, tout en rassurant les gosses que non le professeur n’était pas mort, mais que ça serait cool de chercher la trousse de secours – mission pour un des gamins les plus âgés – et de lui donner une boisson sucrée, de celles qui se trouvait encore dans la glacière.

- Tu voulais jouer aux héros ? Pour ça fallait rester conscient. Comment tu te sens ? Bouge pas.

Fallait pas bouger quand on venait de se manger le sol avec en plus, un peu d’inconscience. Je pris la boisson que l’un des gosses – le mouton apparemment – tendait, et l’ouvrit pour Terrence, le lui donnant pour qu’il sirote doucement.

- Faudra penser à appeler les secours, où au moins que tu passes à l’hosto.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMar 28 Mai 2019 - 0:18
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Tout se passa si vite que le rouquin cru tout d'abord être spectateur et non acteur de la scène qui venait de se dérouler. Et comme on le disait souvent, Terrence venait de voir défiler toute sa vie, enfin une partie. Et oui, même une simple planche pouvait avait cet effet là.
Il faut dire que notre rouquin était assez "fragile" pour pas dire trop faible.
Pour quelqu’un de normalement constitué cette planche aurait fait une bosse et pour un hybride, son sixième sens l'aurait aussitôt averti du danger et il l'aurait éviter avec intelligence.
Mais ça c'est une autre histoire, et le panda roux venait bel et bien de se faire assommer par une simple planche et s'étaler comme une feuille devant Alexandros et ses élèves, qui s'étaient tu, redevenant tout à coup calme, surtout face à un Alexandros qui semblait ne pas plaisanter et qui disons le franchement, leur donnait les chocottes.

Quant à notre grand blessé, il se réveilla enfin, clignant des paupières et grimaçant.

_P'tain... je pensais pas me faire agresser par une planche...

Il leva les yeux vers Alexandros, et en profita pour se relever et s'asseoir sur le banc.
Se passant la main dans les cheveux, il pu y sentir une bosse et un peu de sang, mais rien de plus grave. Question vue, ça allait, pas de points blancs ou noirs, pas de migraine non plus à part cette bosse qui lui faisait mal quand il l'effleurait de ses doigts. Il venait aussi de parler sans avoir de troubles du langage, ce qui était bon signe, et pour le reste du corps, à part avoir quelques petites douleurs ici et là à cause de sa chute, tout allait bien.
Après cette petite auscultation minutieuse et silencieuse, il tourna la tête vers Alexandros et prit la boisson sucrée, qu'il bu avec satisfaction.

_ T'en fais pas, je vais bien, pas la peine d'aller à l’hôpital. Merci d'avoir été là Al.... il n'avait pas fait gaffe mais ce qui lui avait servi de coussin, était le tee shirt de son pet et ses yeux se posèrent sur le torse de ce dernier. Je crois que de nous deux c'est toi le héros, t'as déjà le physique. Fit-il en plaisantant. Allez, cesse de jouer à l'exhibitionniste et remets-moi ce tee shirt, il le prit et le balança à la figure.

Il en profita pour jeter un coup d’œil aux élèves, les recomptant, sait-on jamais si son pet en avait bouffer quelques uns entre temps. Non pas qu'il lui faisait pas confiance mais, ce regard qu'il avait à chaque fois qu'il le regardait, comme s'il était un hamburger de Macdo.
Blague à part, le compte d'élèves y était et la fin du goûter approchait.
Il posa sa boisson et prit la trousse de secours, appliquant de la pommade sur un coton, qu'il passa aussitôt sur sa bosse après l'avoir désinfectée.

_ Tu sais, tu vas croire que je suis parano, mais sur le moment j'ai cru que cet accident tout bête était un coup monté pour me tuer. Il faut dire que... il fit silence quelque secondes, s’appliquant à bien faire pénétrer le produit sur sa bosse tout en faisant attention à ne pas trop se faire mal, il n'était pas maso non plus. Comme je le disais, ça fait quelques jours déjà que je reçois des lettres de menaces. Sur le coup j'ai cru à une plaisanterie, mais je me suis rendu compte que ça a commencé le jour où j'ai reçu cette fameuse lettre du notaire me disant que j'avais hérité d'une tante, du côté de mon père humain. Je savais même pas que j’avais encore de la famille, et de ce fait j'ai aussi découvert qu'il me restait un cousin. Son père était semble t-il le demi frère du mien. Il poussa un bref soupir, rangeant les produits dans la trousse de secours et la refermant. Il cherche donc à m'éliminer pour tout rafler. Comme quoi, l'argent rend fou, même les hybrides.

Il esquissa un sourire, mais ce sourire trahissait son appréhension.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMar 28 Mai 2019 - 16:13

Le monde à lui seul est un théâtre

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Je ne sais pas dire si j’étais particulièrement inquiet ou non. Particulièrement étant un grand mot évidemment. Cela m’ennuierait s’il lui arrivait quelque chose, parce qu’il me laissait assez de liberté pour faire ce que je voulais et n’était pas trop directif. Non que je l’aurais écouté dans ce cas là, mais il n’était pas mauvais. Juste un peu trop faible et maladroit à mon goût. Je sais que mon côté animal y était pour quelque chose, mais ce n’était pas la seule raison. Quand on grandi dans un milieu ou la faiblesse peut tuer, on apprend vite à tout masquer, à faire constamment attention. On se forge dans un acier qui doit être solide, mais incassable. Parce qu’encore une fois, il était impossible de veiller à tout, tout le temps, et si on le faisait, on ne dormait plus et on s’épuisait, et l’épuisement amenait inévitablement à des truc pas cool, comme des blessures, des chutes de l’attention la mort. Terrence était faible à un autre niveau. Il n’avait pas été entraîné, comme n’importe qui ayant une vie un peu normale – normale pour les critères humains ou hybrides – mais il était gauche, donnant l’impression d’être naïf et complètement hors de son élément. C’était grotesque et il aurait été le premier à y passer dans mon camp.
 
Je laissai le panda s’ausculter, vérifier qu’il allait bien, même si une visite chez le médecin pouvait être utile. Ce n’était pas une blessure grave, mais on ne savait jamais avec lui : il serait capable de faire des complications avec un accident biens stupide. Ce n’était pas les blessures les plus communes à l’armée, et généralement c’était soigné par des personnes compétentes. Ce que j’avais fait était loin de suffire parce qu’il fallait être honnête : je n’avais pas fait grand-chose. C’était apparemment assez pour recevoir un long regard et récupérer mon haut avec une petite remarque. Exhibi... quoi ? Je penchai la tête sur le côté, alors même que certains gosses gloussaient, un moyen je suppose d’évacuer le stresse qu’ils venaient de vivre, même si certains ne devaient pas plus comprendre le mot que moi. Je remis néanmoins le t-shirt docilement, à peine gêné par la légère trace de sang qui s’y trouvait à présent.
 
- Je ne suis pas un héros.  
 
Il me semble quand même judicieux de dire ça, histoire qu’il fasse bien la différence entre moi les héros. Achille était un héros : héros de guerre, héros de tous les jours, peu importait. Il faisait partie de ce qu’on croyait impossible et qui pourtant existait. Moi je ne faisais que suivre les ordres et utiliser mon corps comme une arme ou un bouclier. N’importe qui pouvait faire ça avec un peu d’entraînement. Je n’étais qu’un soldat et un esclave, les deux désignations faisant intrinsèquement partie de ma vie, liées à jamais à mon âme. La liberté était quelque chose à laquelle j’avais pu goûter grâce à des personnes un peu plus ouvertes d’esprit que les autres, mais aux yeux du monde, cela ne changeait rien à ce que j’étais... et je m’en moquais.
 
Pour l’heure, Terrence buvait sa boisson sucrée, tout en comptant les mômes, avant de peaufiner les soins sur sa blessure. Je me demandai vaguement s’il était vraiment sain de mettre de la crème sur un plaie même légèrement ouverte, avant de me dire que je m’en foutais. Nous n’avions pas le nécessaire pour effectuer un cataplasme, de toute façon. Alors pour la peine et parce que je n’avais pas grand-chose à faire d’autre, à part l’écouter, je vins l’aider, non pas à appliquer la pommade, mais à dégager assez son crâne pour que ses cheveux ne viennent pas faire la fête dans la pâte. Je l’écoutai sans un mot, mais n’en pensant pas moins. Tuer pour un héritage ? Quelle drôle d’idée. Cela dit, je ne pouvais pas réellement me permettre de juger, vu pour quelles raisons il m’arrivait de tuer.
 
C’était toutefois étrange de se dire que ce panda avait un ennemi qui prenait la peine de lui envoyer des menace de mort et que cet idiot – le panda – n’avait pas prit la peine de nous en parler, que ça soit à moi ou à Frey. Ce dernier étant censé être le plus proche de lui... Cependant vu la crise de jalousie de la dernière fois, l’humeur n’était probablement pas aux aveux morbides. Même en plaisanterie, ça restait difficile à croire, et ça montrait tout de même une bonne différence entre nous : Terrence semblait jouer à l’autruche, moi j’aurais simplement cherché l’auteur des lettres pour lui montrer ce qui en coutait de me menacer. Le panda était cependant un professeur. Juste un type dépassé par trop d’événements et que les menaces ne semblaient pas réellement concerner : qui en voudrait à un type pareil ? Son cousin jamais rencontré ? Il avait un cousin quelque peu extrémiste, je suppose. Ne pas juger, chercher à aider. Les gens se trouvaient dans des situations qu’ils n’avaient souvent jamais voulues, hors de leur contrôle. Mon job, c’était de protéger et de combattre. Ce n’était pas un temps de guerre, pas comme on l’entendait. C’était même extrême de comparer cette horreur au bouleversement que vivait Terrence. Donc, avant de commencer à réellement lui dire « je peux tuer ton cousin si tu veux » commençons simplement par... quelque chose de moins radical.
 
- Peut-être pourrais-tu en parler à la police, ou commencer par être une cible moins évidente.  
 
La police risquait de lui rire au nez, et de ne pas prendre ça au sérieux, ce qui était somme tout, assez normal. Mais s’il craignait réellement pour sa vie, il pouvait faire simplement plus attention et travailler autant sur sa maladresse que son instinct de préservation. Il pourrait aussi un peu s’entraîner, même s’il ressemblait à un cas désespéré. Solution plus pacifiste, il pouvait contacter son cousin pour établir un rendez-vous et discuter de ce fameux héritage. Ou il pouvait s’enfuir en laissant femme et enfant, quitter le pays sans laisser de trace – encore que pour ce point, j’en doutais – changer de nom et de visage et repartir de zéro dans une autre ville, un autre pays.
 
- Et si tout ça est vrai, t’as été inspiré d’acheter un hybride sachant te défendre.  
 
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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 2 Juin 2019 - 21:22
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Un bref moment de silence s'installa entre les deux hommes.
L'entendre de la bouche d'Alexandros, tout pouvait paraître si simple.
Ce qui n'était pas faux, d’un point de vue extérieur et dans la logique des choses, lorsqu’on se fait menacer, on va voir la police, on porte plainte, on laisse faire la justice.
Sauf que dans  ce monde qui appartenait à présent aux hybrides, la justice des hommes avaient changées et la loi du plus fort s’appliquait, faisant table rase des lois et autres codes.

Terrence lança un regard désolé à son pet.

- J’ai été voir la police, mais à part prendre ma déposition, ils n’ont rien fait. Il haussa des épaules face aux arguments d’Alexandros. Peut être bien. Il est vrai que quand j’ai vu ta stature et que ton vendeur m’a parlé un peu de toi, je me suis dit que tu serais un garde du corps parfait. Il poussa un bref soupir, cessant de fixer bêtement sa boisson et relevant ses prunelles dorées sur les petites têtes qui couraient dans la cour de l’école. Je sais que je suis faible. En tant qu’hybride je devrais prendre mon courage à deux mains et l’affronter directement, lui faire comprendre qu’il doit me laisser en paix.

En effet, il était clairement hors de question pour que Terrence laisse la situation en suspend. Il n’acceptait pas être pris en otage de la sorte, et le rouquin ne pouvait pas se résoudre à continuer sa vie comme si rien de tout cela n’avait eu lieu. Surtout qu’il se demandait chaque matin en allant à son boulot, s’il rentrerait bien vivant le soir.

- Il y a forcément une solution ! Il y a une solution à tout, même si parfois on pense que non. Il faut juste que je la trouve… à tout prix.


Au fond de lui, le rouquin savait très bien que cela ne servirait à rien, mais il avait tendance à réagir très vite et sans aucune logique quand la situation n’était pas sous son contrôle. Terrence était mentalement et émotionnellement épuisé, tout simplement.
Il jouait sans le savoir le jeu de son cousin, et sans que celui-ci n’est à faire quoique ce soit, Terrence se fatiguait de lui-même, à se prendre la tête pour trouver un moyen afin que cette torture psychologique cesse.
A croire que son cousin s’amusait avec lui, comme un chat avec une souris, l’étourdissant, le rendant dingue avant de sauter sur lui, sans prévenir et n’en faire qu’une bouchée.

Sans forcément réfléchir, Terrence se mit à légèrement paniquer et à dire n'importe quoi en voulant à tout prix trouver une solution.

- Peut être que je devrais m’entraîner à pratiquer du Kung-fu ? T’as appris ça à l’armée ? Tu pourrais me coacher !

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyDim 2 Juin 2019 - 23:21

Le monde à lui seul est un théâtre

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Vrai. Les lois avaient changées. Je ne connaissais qu’à peine celles qui régissaient la Grèce, alors les françaises ? Je savais juste qu’on ne devait pas voler, et que tuer un hybride était interdit. Pas vu, pas pris cela dit, et il en allait de même dans toutes les cultures. Le problème, c’est que si toute cette histoire avait un fond de vérité, alors il y avait quelqu’un qui voulait s’en prendre à celui que j’étais censé protéger. Je n’avais pas la fibre protectrice, pas envers n’importe qui. J’étais une arme avant d’être un soldat et il fallait me donner une cible. J’étais fort bien capable de m’en trouver une tout seul, mais Achille m’avait souvent dit que les apparences étaient ou pouvaient être trompeuses. Qu’il ne suivait pas toujours les ordres, parce qu’un meilleur plan pouvait être trouvé. Achille était intelligent. Il était bon aussi, tout le contraire de moi. Je tuais sans état d’âme, sans distinction. Je n’étais pas cruel par plaisir parce que je n’éprouvais rien en le faisant. Torturer m’était également facile parce que je savais exactement ce qu’il fallait faire et comment...

Peut-être était-ce un peu pour ça que Terrence m’avait acheté, pas seulement pour le protéger, mais pour faire un sale boulot qu’il pressentait. Cela ne me dérangeait pas tant qu’il me laissait faire à ma manière, et que si les choses tournaient mal, il en prendrait la responsabilité : je n’ai pas envie de crever à cause des lois, juste parce que mon maître avait ordonné et que j’avais obéis. Ce n’est pas une réaction de couard, c’est juste normal : j’ai assez à faire avec mes problèmes.

- En l’état, ça serait surtout suicidaire.

S’il essayait de trouver une épaule compatissante sur laquelle pleurer, il se trompait de personne. S’il pensait que je le détromperais, que je le rassurerais... Alors il se trompait encore. Il était faible, naïf, sans endurance. Il pouvait avoir du caractère, et je suppose que même lui pourrait se défendre et trouver d’inestimables ressources face à la mort, histoire de pas la rendre trop simple... Mais il restait un hybride faible, sans valeur, qui devrait apprendre à renouer avec ses racines s’il espérait avoir une chance dans ce monde. Parce que oui, même s’il y avait des lois, les plus forts survivaient, c’était ainsi. Ce n’était pas juste de la force physique, j’avais conscience que l’intelligence, être malin et débrouillard, pouvait faire la différence... Mais avoir de la ressource physique n’était pas non plus une mauvaise idée.

- « A tout prix. » Ne dit pas ce genre de choses si tu ne sais pas ce qui sera demandé.

C’était totalement irresponsable, et le ton de ma voix était sans équivoque. Je ne me plaignais pas de ma vie, que du contraire, je ne cherchais jamais à comparer la merde, parce que chacun gérait comme il pouvait, avec son vécu, son passé, ses capacités. Chacun faisait de son mieux. Alors qu’on me sortait une connerie de ce genre, « à n’importe quel prix »... Savait-il que le prix pouvait être la vie d’un innocent ? De son compagnon humain, d’un des gamins ici présent ? Serait-il simplement capable d’accepter la mort d’un autre pour sauver la sienne ? C’était le genre de prix dans ce genre de combat : il y avait toujours des dommages collatéraux. Achille en avait été un à mes yeux. J’acceptais de payer tous les prix, sauf celui qui impliquerait sa vie et... Et j’avais payé ce prix. Le reste ne m’importait pas. Pour retrouver Achille, j’étais prêt à payer ce « n’importe quel prix. » Laisser Terrence mourir, laisser cette école brûler, les gamins cramant vivants dedans. J’étais prêt à me crever les yeux, me couper les mains. J’étais prêt à me faire haïr de l’homme que j’aimais, juste pour qu’il puisse vivre. Chaque pensée me ramenait toujours à lui, à lui et ses paroles sages, celles qui m’enjoignaient à penser à moi comme quelqu’un d’important et qui comptait, qui disaient que toute vie était importante. Que je décevrais si je payais ce « n’importe quel prix. »

Quant à Terrence... Et bien, même si son idée m’arracha un grognement peu enthousiaste et probablement trop animal, elle n’était pas totalement dénuée de sottise. Même si j’aurais préféré qu’il me donne une adresse et me laisse me charger de tuer tout seul. A vrai dire, l’entraîner à rester debout pourrait l’aider plus tard, quand je ne serais pas là pour lui porter secours. C’était la meilleure solution sauf que... Je n’étais pas un entraîneur : je n’étais pas patient et ma manière de faire était aussi violente qu’inhumaine. Elle ne serait pas adaptée à Terrence, et ce que je connaissais du reste des entraînements étaient celui de l’armée, beaucoup de courses à pied avec des sacs très lourds, utilisation d’armes – que nous n’avions pas – reconnaissance en terrain inconnu... et d’autres truc du genre. C’était une méthode qui fonctionnait, mais qui prenait du temps et qui au final... n’était d’aucun secours lors du baptême du feu.

- J’ai des bases, mais si tu veux pratiquer ce sport, va en salle.

S’il voulait s’entraîner avec moi, je pourrais commencer à travailler son cardio et son endurance, sans quoi le reste n’aurait aucune importance. Mais surtout, s’il voulait s’entraîner avec moi, ça serait à la dure, avec les crampes, les bleus, et le sang. Sa serait la seule chose que je connais : laisser l’importance de sa propre vie derrière parce qu’il n’y a jamais aucune certitude de gagner et rester en vie. Il fallait aimer la vie oui, mais accepter aussi de pouvoir la perdre. Ca ne semblait pas avoir de sens dit comme ça, mais dans ma tête, ça restait logique. J’étais resté en vie parce que rien ne comptait pour moi, pas même la vie. Je n’avais pas peur de souffrir ou de mourir, et je n’avais pas peur de perdre quelqu’un : je n’avais personne. Et j’étais resté en vie, encore et encore, malgré tous les sévices, grâce à tout ça... et un bon instinct. Il faudrait aussi travailler là-dessus, s’il tenait réellement à s’entraîner.

- Mon entraînement ne sera pas celui de l’armée Terrence. Ca sera celui d’avant. Et si tu n’es pas prêt, alors arrêtons cette discussion dès maintenant et cherchons une autre solution.

Rien ne serait simple, mais ma solution était probablement la plus difficile. Elle aurait au moins le mérite de le rendre plus fort ou de le tuer immédiatement. Le second choix étant celui que l’on souhaitait justement éviter.

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMar 11 Juin 2019 - 3:47
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« Le monde à lui seul est un théâtre. »
Suicidaire ? tout de même ce n'était pas à ce point... quoique.
Terrence écoutait Alexandros, mais plus celui-ci parlait et plus il avait des arguments qui semblaient à chaque fois démonter les siennes.
Au début le rouquin mettait ça sur le fait qu'ils ne se connaissent pas encore et qu'il était normal que la panthère soit sur la défensive, après tout même un humain agirait de la sorte, mais à la longue ça devenait agaçant.
Son pet venait aussi de le reprendre sur l'expression "à tout prix."
Eh bien quoi, en Grèce il n'y avait pas des expression de ce genre ? Dire et faire c'était deux choses différentes. Bien souvent  les mots vont plus vite que la pensée, surtout dans cet état de troubles dans lequel se trouvait le jeune professeur.

A présent, Alexandros faisait de l'ironie en lui demandant d'aller en salle ?
Le rouquin faisait du sport ! non seulement en prenant son vélo, car il n'avait pas de voiture mais aussi son jogging les week end, car courir lui permettait toujours d’extérioriser tout ces tracas de la semaine, que ce soit au boulot ou chez lui.

Après la tristesse, c’était l’indignation qui  anima le rouquin. Il serra des poings et ses yeux mordorés dévisagèrent longuement Alexandros. Il était en colère contre lui. Rare était les fois où Terrence se laissait submerger par ce sentiment. Et celui-ci coulait en lui comme la lave d’un volcan, brûlant chaque parcelle de tolérance ou de pardon qu’il avait pu avoir en lui.
Le panda tenta d’oublier ces remarques, se disant qu’il allait dire une fois de plus que son pet avait raison et afficher un sourire poli, mais en vain. Certaines de ses remarques n’étaient pas appréciables pour Terrence.
Suite à cela, il ne put s’empêcher de dire ce qu’il avait sur le cœur.

- Dis donc, tu crois que t’es mieux loti que moi, à toujours me faire la morale ou me reprendre sur que je dis ou fais ? Ta soi-disant formation dans ton armée t’as même pas  servi à sauver l’homme que tu aimais. Et au lieu de ça te voilà coincé avec un maitre et dans un état lamentable d’esclave. Peuh’ t’as que la bonne tchatche, mais pour le reste tu vaux rien. Il afficha un sourire ironique et ajouta : Tu passes ton temps à te convaincre que ton Achille est encore en vie et je ne sais où, pour aller le rejoindre. Mais mon pauvre, la vie c’est pas des happy end. T’es imbu de toi-même, égoïste, tu n’as aucune empathie. Et t’auras beau dire que c’est à cause du dur entrainement  que t’as reçu et tout les blablas qui vont avec, mais en réalité tu ressens rien ! Même un robot aurait plus de sentiments que toi. T’es vide Alexandros. Qui pourrait aimer un homme tel que toi.

Tout bruit dans la cours avait soudainement cessé. Le silence s’était installé et les enfants regardèrent leur professeur dont la voix s’était subitement élevée, couvrant même les rires et leurs cris de jeux.

Il ouvrit la bouche pour répliquer encore quelque chose, mais la referma finalement, conscient du malaise qui venait de s’installer entre lui et ses élèves. Quant à Alexandros, il commençait à s’en foutre de ce qu’il pouvait bien ressentir. Surement rien, comme toujours.
A croire que cet hybride était annihilé de toutes émotions. Comment cela pouvait-il être possible ? Ne rien ressentir était quasi impossible, sauf s’il était atteint d’alexithymie, où les émotions se taisaient à tout jamais.
Là encore l’hypothèse de notre professeur était fausse puisqu’Alexandros ressentait de l’attachement et de l’amour pour cet Achille.

La situation était déjà assez difficile comme ça, rien ne servait de se disputer encore plus avec Alexandros.
Poussant un long soupir, Terrence préféra donc se lever et s’occuper de ses élèves, qu’il rassembla afin qu’ils puissent rentrer chez eux. L’heure était venue pour eux de rejoindre leur famille. Une famille que le rouquin n’avait plus, et dont le souvenir s’effaçait chaque jour.
Il lui arrivait parfois de se forcer à se rappeler des traits du visage de sa mère, du son de sa voix, ou encore le rire de sa grand-mère et le regard bienveillant de son père médecin.
Dès que les enfants furent prêt, après avoir pris leurs affaires, ils formèrent un rang, se tenant la main, deux par deux, et tels des automates, connaissant par cœur leur école et les règles, ils se dirigèrent vers une salle de jeux, où les attendaient déjà deux surveillants. C’est dans cette salle que leur parent viendrait les récupérer.

Terrence quant à lui, commença à ranger les outils et les pots de peintures, mettant de l’ordre dans la cours,  faisant quelque chose d’utile pour se calmer. Des larmes d’énervement étaient venues envahir les yeux du rouquin, qui passa  sa main sur son visage d’un geste rapide.
Il ne comprenait pas pourquoi Alexandros lui avait fait ce genre de remarque. Il le connaissait même pas, et en plus il ne souhaitait visiblement pas en savoir plus sur lui…Terrence avait pourtant fait tous les efforts possibles pour se rapprocher, mais bon, quand on ne s’appelle pas Achille et qu’on a pas fait l’armée, on compte pour du beurre.

- Range les planches,
fit-il sèchement sans même un regard vers son pet. Tu les empiles les unes sur les autres.

Terrence Hastings

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MessageSujet: Re: Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros) EmptyMer 12 Juin 2019 - 9:59

Le monde à lui seul est un théâtre

« Voyez par quel fléau le ciel châtie votre haine : pour tuer vos joies il se sert de l'amour » Roméo & Juliette



Peut-être que ce que je disais n’était pas agréable. Les choses vraies ne le sont jamais, parait-il. Malheureusement, si on voulait vraiment tuer cette boule de poils, il allait falloir qu’il se réveille et comprenne que ce n’était pas en faisant un peu de vélo et en courant deux fois par semaine que ça allait l’aider. Il n’était pas prêt, ses remarques, tout son corps, le disait. Pas prêt à recevoir une vraie leçon, pas prêt à évoluer et recevoir de quoi l’aider. Son attaque – c’était ce dont il s’agissait – faisait effectivement mal, parce que comme ce que j’avais dit, c’était la vérité. La différence, c’est que je n’avais pas attendu de le rencontrer pour le savoir. Cela ne servait à rien de répliquer ou perdre le contrôle, lui montrer à quel point il était faible en le mettant à terre, et l’humilier devant tout le monde... Parce que oui au final, je n’avais pas pu sauver la seule personne qui comptait vraiment, peu importe que tout cela ait été un piège et que je me sois retrouvé seul face à un plus grand nombre. J’aurais simplement dû mourir.

Le fait d’être toujours esclave et que cette constante n’ait pas changée ne m’attristait pas : comment vouloir quelque chose quand on ne connait rien d’autre ? Rêver de liberté ? Pour quoi faire ? Les hybrides ne m’intéressaient pas, pas plus que les humains. Je ne ressentais effectivement rien, anesthésié des émotions. Sauf que c’était plus subtil, je pense. Je n’étais pas particulièrement intelligent, mais j’étais débrouillard, et je savais que ressentir, si ce n’était pas pour les faibles, avait au moins le mérite de faire souffrir. Alors oui, égoïste, robot comme se plaisait à dire la proie. Cependant, c’est lui qui venait de se prendre une planche et de s’écraser comme une merde par terre, à pleurer et se lamenter parce qu’il n’arrivait à rien avec son humain, et qui quémandait un entraînement spécial pour être plus fort et qui se braquait dès qu’on allait pas réellement en son sens. C’était pathétique. Je pourrais lui dire tout cela, mais je n’en vois pas l’intérêt. Je me contente de sourire qui aurait pu vouloir tout dire, et surtout « et pourtant, de nous deux, c’est toi qui est incapable de garder ceux qu’il aime auprès de lui. » A défaut, c’était juste un sourire du même genre que lui, quoi que peut-être légèrement plus prédateur.

Son petit coup d’éclat avait laissé un silence pesant autour de nous, les enfants probablement surpris par la soudaine colère de leur petit professeur. Ils ne devaient probablement pas comprendre pourquoi il s’en prenait soudain à la personne qui venait de l’aide. Je penchai la tête, le sourire toujours là, presque invitant à ce qu’il continue, puisque c’est ce qu’il semblait vouloir faire. Pensait-il que j’allais lui sauter à la gorge pour la lui ouvrir devant tous les gamins ? Rien ne m’en empêchait : je l’avais déjà fait. Nous n’étions pas amis, je ne le connaissais pas plus que ça. Aucun lien affectif qui m’aurait permis de ressentir un quelconque devoir pour lui, comme j’avais désiré aider Chloé à retourner en Grèce. Le temps n’avait pas encore fait son œuvre, et je n’avais pas envie de l’y aider.

Il se leva pour s’occuper des enfants qui allaient bientôt rentrer chez eux après une fin de journée riche en émotion. Enfin non, pour être plus précis, ils allaient allez dans une autre salle, surveillée par deux autres personnes, pour jouer en attendant leurs parents, et le tout dans une obéissance exemplaire. Le panda commença à ranger les outils, les peintures, rinçant les pinceaux et sauvant les œuvres des gamins. Il puait la colère contenue. Pas une colère vengeresse ou quelque chose de proprement dangereux, ça n’éveillait rien de particulier en moi, sauf peut-être un instinct primitif de chasseur. Je gloussai au timbre de sa voix. Amusé, tout en ayant toujours envie de le titiller pour le voir tenter de m’attaquer, faire quelque chose pour lui montrer à quel point il était effectivement faible et que mes remarques étaient blessantes mais véridiques. Et puis : mieux valait que je m’occupe des planches, il risquait de se tuer en le faisant lui-même !

Il ne me fallut pas bien longtemps pour faire ce qu’il avait demandé, mettant les planches en sécurité pour la prochaine utilisation, ainsi que le reste des outils. Toujours énervé et toujours taiseux, Terrence rentra chez lui en ma compagnie. Il aurait pu faire un détour pour me rapporter à la fourrière ou peu importe le nom qu’on lui donne, mais sans doute que l’investissement affectueux pour m’acquérir ‘avait toujours pas été rentabilisé. J’avais bien envie de voir la prochaine confrontation avec son autre animal de compagnie tient. Vu l’humeur du panda, et le caractère naturellement boudeur de l’autre, ça allait être très drôle.

Petites notes ici
Awful

Alexandros Archeron

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Le monde à lui seul est un théâtre (Pv Alexandros)
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