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Justus Bernkastel ▬ Fini
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 :: La ville du renouveau : Avant Propos :: Présentation
MessageSujet: Justus Bernkastel ▬ Fini Sam 8 Déc 2018 - 21:44
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Bernkastel Jusuts
Indéterminé
29 ANS
Allemand


 
On dit que la perfection n'existe pas... Si seulement cela s'appliquait à ma mémoire.

 

 
Justus Bernkastel est un hybride papillon azuré commun dépourvu de ses ailes qui étaient le seul attribut permettant de définir visuellement son espèce. Il s'avère être un homme bon et juste qui ne présente aucune forme d'hostilité envers la race humaine. Cependant, on peu voir presque une certaine phobie qu'il semble éprouver envers eux.
Il est donc un hybride gentil qui ne fera pas de mal aux humains, mais qui préférera les fuir. La rébellion l'a sauvé et il ne peut qu'en être rassuré. Mais sa cage psychologique est bien plus grande que la cage physique dont on l'a secouru et il considère que rien ne peut le sauver de ce passer. Ainsi, il n'y a pas une grande différence à ses yeux, il en oublierait presque que désormais les rôles sont inversés. Presque, car en théorie il le sait et s'en rappelle bien, mais en pratique ses émotions lui font craindre les humains comme s'ils dominaient encore.


 
Meet me.
Justus
CARACTÈRE
Dossier n°214 307 804 - Etat psychologique du patient n°1
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Après des études approfondies, nous avons pu lui diagnostiquer certains troubles et une pathologie mentale.
Pour commencer, nous avons remarqué que Justus Bernkastel possède une mémoire eidétique. Cependant, il a atteint un stade tel qu'il peut revivre entièrement ses souvenirs, il en a une telle mémoire qu'il les revoit comme s'il y était, ainsi, tout son corps réagit et le présent est oublié pour laisser place au passé. Cela l'empêche de bien distinguer ce qui appartient au passé et au présent. Aussi, il a de nombreuses migraines causées par le nombre incroyable d'informations qu'il mémorise.
Pour les troubles, on a pu observer chez lui des troubles du sommeil, de la concentration et de l'anxiété, le tout probablement causé par de nombreux traumatismes dont il semble incapable de parler pour le moment. Il est dur de voir qui est Justus en dehors de ses craintes. Des études approfondies seront menées sur le sujet, ainsi que, bien sûr, de nombreuses séances de thérapie pour venir au rétablissement psychologique du patient.
L'anxiété de Justus Bernkastel est visible de façon physique, comme vu dans son dossier d'état physique n°1, il est prit de tremblements presque constants, mais aussi de sursaut au moindre son soudain.

Impossible d'établir un réel dialogue avec lui pour l'instant, nous n'avons eu que des réponses très brèves, impossibilité donc d'établir un état psychologique plus complet.

[...]

Dossier n°214 307 804 - Etat psychologique du patient n°4
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Il y a une claire amélioration chez Justus Bernkastel. En effet, nous pouvons à présent établir un dialogue plus complet avec lui. Le fait qu'il communique enfin convenablement est bon signe, même s'il montre toujours des difficultés à se concentrer réellement sur les personnes à qui il parle. Cela ouvre une porte pour déchiffrer qui il est.
Ainsi, le patient semble très nerveux, facile à impressionné mais relativement calme dans l'expression de ses émotions en dehors de ses crises. Il bouge peu, parle peu de ses ressentis, tout se voit sur son corps, son attitude ou dans son regard très communicatif.

En dehors de ça, nous pouvons voir que nous avons à faire à quelqu'un de poli, visiblement bien éduqué, bien que cela se soit sûrement établi par la violence, ou bien a-t-il développé une personnalité douce affin de se préserver et de minimiser les coups qu'il pouvait recevoir. Les éléments sur son passé restent très peu communiqués. Le patient place une certaine distance entre lui et les autres, restant quelqu'un de secret et discret. Entamer le dialogue avec lui, même en dehors des séances de thérapie, semble compliqué. En effet, pensant qu'il présentait une particulière méfiance envers les thérapeutes et médecins, nous avons demander à certains patient leur rapport envers Justus et tous disent en savoir fort peu sur lui. Les seules images qu'ils rapportent du papillon sont celles d'un homme calme, distant et torturé par une folie qu'ils ignorent, ces termes définissant ses crises dues à sa mémoire. Personne ne connaît réellement Justus Bernkastel et ne saurait nous dire quel genre de personne il est.

Dossier n°214 307 804 - Etat psychologique du patient n°4
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Nous avons gardé Justus en observation un long moment. S'il a été établi que son trouble ne serait jamais réellement guéri, ce dernier manifeste désormais un désir de vivre en dehors de nos murs, ce qui en soit témoigne d'un progrès fulgurant. L'hybride qui se terrais dans le silence et dans sa peur semble désormais vouloir faire preuve de courage et affronter une vie normale malgré ses troubles psychologiques insoignables. Nous avons en effet pu diminuer ses crises et son anxiété, pu établir un vrai dialogue avec lui, en apprendre plus sur son vécu et sa personne.
En dehors de ses traumatismes, Justus apparaît donc comme quelqu'un de poli et de très droit. Il a des principes et s'y tient scrupuleusement, malgré ce qu'il a vécu, il accorde une plus grande importance à la vie des autres qu'à la sienne, ce que nous avons pu observer de son rapport aux autres patients. Dès qu'il en voit un aller mal, il fonce pour l'aider même s'il n'est pas qualifier. Cependant nous n'avons pas pu déterminé s'il penser à lui ...
Il semble donc être quelqu'un de particulièrement gentil sous ses airs froid et distant, au fond son visage est simplement marqué par son vécu, mais il n'en demeure pas loin un homme droit, juste et franc. Franc en effet, Justus doit être probablement l'une des premières personne que je rencontre capable de faire preuve de franchise sans pour autant paraître désagréable. Il dit les choses et présente les faits comme ils sont de telle façon à ce qu'on comprenne tout de suite que cela n'a pas pour but de déranger. Quant à sa façon de traiter un rapport négatif... Il est tout simple. Justus laisse ceux qui y tiennent le détester mais ne montre pour eux qu'une parfaite indifférence. Il semble avoir compris que pour avancer, il faut s'éloigner de ceux qui nous font du mal et pensent du mal de nous. Aussi, si une personne fait quelque chose qui le dérange, à moins qu'il ne soit intimidé par celle-ci, il le lui dira sans barrière. Il n'y a que sous la peur qu'il perd ses moyens et se laisse marcher dessus, mais sans ce sentiment, il ne se laissera pas faire.
Cependant... Justus est tout de même très sujet aux angoisses. Même si cela a fortement diminuer, on ne peut le nier.

Justus Bernkastel a fait de nombreux efforts pour nous prouver qu'il est capable de vivre en société. Nous avons cependant quelques réserves quant à sa capacité d'autogestion. Nous pensons qu'il a pris des habitudes alimentaires trop faible et que tant que nous ne lui fournissons pas de nourriture, il n'ira pas en chercher suffisamment. Nous pensons également que son état psychologique ne lui permettra jamais d'avoir une vie seine et parfaite. Cependant, il est possible que la demande du patient soit accordée, sous conditions qui seraient les suivantes :
Être suivi régulièrement par un psycho-thérapeute.
Ne pas vivre seul.

Dès sa sortie, nous laisseront un mois à Justus Bernkastel pour choisir entre se trouver un esclave ou se voir attribuer un ou une auxiliaire de vie.

Autorisation de sortie : Accordée.

Cette façons qu'ils ont de te regarder... ça te fatigue tellement. Mais tu ne dis rien. Tout cela est peut-être pour ton bien. Ils n'ont pas tord... Tu ne sais pas ce qu'ils écrivent sur ces dossiers qu'ils se passent, mais tu le devine, tu fais des pronostiques. En tout cas, tu peux établir ce qu'ils ne savent pas. Ils savent que tu es calme, que tu as des angoisses et des souvenirs prêts à t'engloutir à la moindre occasion. Ils savent que tu te rends utile dès que tu le peux et que tu es encore assez con pour aller aider les autres, même s'ils ne feraient sûrement rien pour toi... Mais ils ne savent pas... oh non, ils ignorent ... Que tu aides les autres peu importe ce qu'ils feraient en échange car tu considère avoir une dette immense, car tu ressent ce besoin de te racheter pour sa mort... Ils ne savent pas à quel point les autres ailés te font complexé. Tu te sens mal, nul, nu à côté d'eux. Tes ailes... Que sont-elles devenues ? Pourras-tu espérer un jour les revoir? La greffe n'a pas marcher... Et ils sont parti du principe que les avoir te ferai plus de mal qu'autre chose... Mais ce sont les tiennes, une partie de ton corps qui te manque.
Savent-ils aussi que tu te déteste ? En dehors de cette absence d'attributs hybride qui te fait complexer, savent-ils seulement à quel point tu culpabilise ? Si les autres passent avant toi, c'est aussi parce que ta vie n'a que peu d'importance à tes yeux. Tu as accepté de suivre leur thérapie stupide uniquement pour avoir la paix. Peut-être espérais-tu, en effet, tout au fond de toi, que cela aurait un quelconque effet. Et ça en a eu, ça a été très utile. Mais tu as toujours en toi ce mal-être que tu as gardé secret. Tu n'arriveras probablement jamais à te confier entièrement à quelqu'un... Mais tu as déjà fais beaucoup d'efforts.

Ils ne sauront jamais tout ça, jamais, que ta gentillesse n'est qu'un moyen de cacher la haine que tu éprouve envers toi même et la peur que les humains t'inspirent.
 
PHYSIQUE
Dossier n°214 307 804 - Etat physique du patient n°1
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Âge : 26 ans
Taille : 1m71
Poids : 52kg
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Le patient est atteint d'un sous poids inquiétant. Il semble avoir été ou s'être très mal nourri durant son esclavage. De plus, il n'a nullement l'air de chercher à se nourrir et il ignore les vivres que nous lui offrons, nous allons être obligé de le nourrir par perfusion.
Son corps maigre est porté de plusieurs marques de coups, voir de tortures, au vu des profondes cicatrices qu'il a, notamment au niveau de son dos. Nous devinons par là l'absence d'une paire d'ailes bleues qui devraient être le signe visible de son hybridation. Une tentative de greffe à été tentée sans succès. Le corps du patient a refusé la greffe. Justus Benrkastel a refusé une seconde tentative. L'hybride se retrouve donc dépourvu de ses ailes.

Le patient est souvent prit de tremblements probablement nerveux voir post-traumatiques. Il ne semble faire attention à personne et reste terré dans un mutisme dont il est difficile de le sortir. Ses cheveux sont longs jusqu'à ses épaules et portent une couleur blanche qui semble naturelle. Ces derniers sont fins et lisses, ondulant légèrement vers les pointes.
Les yeux de monsieur Bernkastel sont gris et entourés de longs cils blancs. Son regard est sans cesse plongé dans le vide.

Justus Bernkastel est globalement très calme, immobile si on oublie ses tremblements constants. Cependant, il lui arrive d'avoir des sortes de crises où il commence à parler tout seul et à se mouvoir. C'est comme s'il vivait une autre réalité que la notre. Affaire à suivre dans son dossier d'état psychologique.

[...]

Dossier n°214 307 804 - Etat physique du patient n°4
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Âge : 29 ans
Taille : 1m71
Poids : 57kg
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Justus Bernkastel est atteint d'un sous-poids relativement léger mais encore bien présent, doit être traité. Il ne se nourrit pas assez, malgré une amélioration, il doit encore changer son alimentation pour retrouver un poids correct.
La pâleur de sa peau témoigne d'une trop faible exposition au soleil au vu des besoins de son espèce d'hybridation. Nécessité d'arranger cela.
Concernant ses attributs hybride, ils sont toujours absent, ses ailes lui ayant été arrachée, il n'en garde que deux grandes cicatrices dans le dos. Nous avons traiter à nouveau de greffes avec lui, mais son refus reste inchangé.
Restant sur l'état de son corps, lors de son arrivée, Justus Bernkastel possédait de nombreuses marques de coups, bleus, hématomes, entailles. Ces dernières disparaissent progressivement, cependant celles dans son dos, à l'emplacement de ses ailes, vont probablement rester à jamais gravée sur son corps.
Ses cheveux blancs que nous pensions naturels s'avèrent être le résultat du syndrome de Marie Antoinette, sa carnation naturelle était selon lui le brun. Ils sont très fins et actuellement longs jusqu'à ses omoplates.
Ses yeux portent une couleur grise, ils ont tendance à ne pas rester fixés, il regarde souvent autour de lui comme s'il analysait chaque détail de la pièce, signe d'une nervosité très présente. Il lui arrive encore de montrer la même inertie qu'à son arrivée, mais moins souvent.
Toute sa posture marque une certaine crainte de ce qui l'entoure, muscles tendus, regard baladeur, tics nerveux tels que jouer avec ses doigts, ses vêtements ou ses cheveux. Il réagit également très facilement aux sons, sursautant au moindre bruit un peu soudain. Son regard ne se fixe que lorsqu'il raconte quelque chose, qu'il répond, comme si cela lui demandait de se concentrer, sûrement pour ne pas replonger dans ce qu'il raconte.

On peu voir d'un seul regard que le patient est quelqu'un de très soigné. Avant son rétablissement, il ne faisait visiblement plus attention à lui, laissant ses cheveux décoiffés, ignorant les douches et ne changeant pas ses vêtements. Maintenant qu'il se rétabli, on peu voir qu'il fait plus attention. Il semble porter un certain soin à son apparence, sans pour autant paraître narcissique. Cela semble davantage être un automatisme, comme si c'était dans sa nature. Il apparaît ainsi avec une chevelure bien peignée, des tenues choisies avec goût, en dehors de l'uniforme médical qu'il doit porter le plus souvent. Cela se voit aussi dans sa posture globale, maintenant qu'il redevient calme, il se tient droit, on dirait presque un noble... Du moins, en dehors de ses crises.

En effet, les réactions du corps de Justus Bernkastel changent quand il est en état de crise. On peut le voir physiquement revivre le souvenir qui est sujet de la crise. Nous ne semblons plus exister. Pour le réveiller, on peut essayer de parler fort, mais c'est trop peu efficace. Il est préférable d'initier un contact physique avec le patient. Cela peut être une main sur l'épaule, prendre sa main ou dans des cas extrêmes, une étreinte rassurante. Le fait de rencontrer un élément qui n'apparaît pas dans son souvenir peu aussi déclencher un éveil.

Dossier n°214 307 804 - Etat physique du patient n°5
Nom : Bernkastel
Prénom : Justus
Âge : 32 ans
Taille : 1m71
Poids : 59kg
Hybridation : Papillon Azuré Commun ou Papillon Polyommatus icarus

Le patient à retrouvé un poids correct, mais il ne doit pas diminuer son alimentation.
Aucun changement physique réellement notable, les seules marques encore visibles sur son corps sont ses cicatrices dans le dos.
Il semble plus concentré, a plus de facilité à fixer son regard sur les gens. Sa posture globale est plus droite, plus assurée et ses tics nerveux diminués. Cela montre une amélioration comportementale globale et une plus grande résistance à l'anxiété dont il est atteint.
Sa capacité à se concentrer sur les personnes qui lui parlent aide aussi à diminuer ses crises, ce qui est un très bon point.
Sa peau reste relativement claire malgré l'exposition au soleil régulée, nous pensons donc que c'est naturel. Mais il est conseillé au patient de s'exposer régulièrement à la lumière du jour et de ne pas rester dans l'obscurité contrairement à ses habitudes actuelles.
Justus


 
Je me souviens...
" Monsieur Bernkastel, asseyez vous donc. Nous allons commencé la séance. "

Il regardait autour de lui. La pièce se voulait visiblement chaleureuse. Des tableaux de paysages floraux, quelques plantes en pot sur le bureau et près de la porte, une vaste fenêtre, des murs d'un bruns crème et une moquette rouge. Il y avait aussi sur le mur une série de diplômes de psychologie cognitive et comportementale et de psychologie tout court. Le médecin était assit sur un fauteuil en cuir bruns et invitait son patient, Monsieur Bernkastel, à prendre place sur un divan aux mêmes teintes. Le patient prit un moment avant d'accorder assez de confiance pour s'asseoir. Son regard se baladait toujours sur l'ensemble de la pièce.

" Monsieur Bernkastel ? " interpella le médecin.

Le papillon regarda le visage de l'homme dans son ensemble, étudiant chacun de ses traits, mais aussi son corps, sa posture, ses vêtements. Un boutons était en train de se détacher de son veston, ce qui lui donnait envie de l'arracher. Alors il regarda ailleurs. Son regard gris n'était jamais fixe.

" Bien... Monsieur Bernkastel, ou peut-être préférez vous que je vous appelle par votre prénom ? "

Le psychologue désespérait un peu d'obtenir son attention complète. Il commençait donc avec ces deux objectifs : fixer le regard de son patient sur lui, sur ses propres yeux, et le sortir de son mutisme.

" Pouvez-vous me donner votre nom ? "

Le regard du papillon se posa sur un dossier posé sur le bureau derrière l'homme. Tu connais mon nom. Il est écrit sur ce dossier. Ta mémoire n'est pas si faible que ça... songea-t-il avec une pointe de mépris. Le médecin insista en douceur, alors il céda.

" Justus. répondit finalement l'hybride.
- Bien, Justus. Pour commencer, j'aimerais que vous me regardiez, que vous ne regardiez que mon visage. Ne vous laissez pas déconcentré par des détails inutiles... Ne regardez et retenez que mon visage et ma voix. "

Trop tard. J'ai mémorisé l'entièreté de cette pièce comme si j'y avais vécu pendant des années. Tu devrais le savoir. Sûrement juste une façon de parler. C'est idiot. Tout ça est idiot. Tout ça ne sert à rien.

" Nous allons commencé par le commencement. Pendant longtemps vous êtes demeurés silencieux. Alors ma question va vous sembler idiote au vu de ce que vous devinez que je sais sur vous mais... De quoi vous souvenez-vous ? "

Idiote ? C'est le cas de le dire... songea-t-il, son regard d'argent restant avec peine fixé sur son visage. Cela semblait lui demander un certain effort de concentration et de contrôle. De quoi se souvenait-il ? Par quoi commencer ?

" Il est peut-être nécessaire d'ajouter une précision... Parlez moi de votre histoire. Il me semble que c'est de là que tout vos soucis actuels partent. "

Juste observation que venait là de faire le médecin. Le papillon baissait le regard, réfléchissant. Il n'essayais pas de se rappeler de quoi que ce soit, non, tout était déjà clair comme de l'eau de roche. Il essayait simplement de trouver ses mots, de trouver un fil conducteur, un endroit où commencer pour ne pas se perdre. Au fond, esquiver la question lui aurait fait le plus grand plaisir. Mais il savait qu'il n'y échapperait pas, il devait parler. Ne serait-ce que pour cet infime espoir que cela finisse par l'aider à se sentir mieux.

" Il y a beaucoup à dire... Je me souviens de beaucoup...
Ma mémoire la plus net commence vers mes six ans. Avant ça, j'ai des bribes infimes. Je me souviens d'une demeure relativement riche et luxueuse en Allemagne. D'une mère et d'un père aussi absents qu'inconnus. Il y avait beaucoup d'autres esclaves, des hybrides tous différents. Je crois bien que c'était un élevage. Les enfants étaient mis dans des pièce à part et les adultes ou jeunes adolescents vendus. Légal ou non, je ne sais toujours pas, mais c'était bien un élevage d'esclaves pour la commercialisation. J'ai grandis là bas. Avec d'autres. Nous avons été éduqués dans un seul et unique but : être obéissants. Il fallait répondre aux ordres sans se plaindre, sans geindre ou quémander quoi que ce soit. Si on le faisait, on était frappé jusqu'à ce qu'on retienne la leçon. On dormais tous dans une grande cave, sur des matelas à même le sol, notre nourriture ne prenant même pas en compte le régime de chacun. Il y avait plusieurs humains pour s'occuper de notre éducation... Anthony Willer, un homme sévère, grand, des cheveux toujours impeccablement coiffés, le regard plein d'une lueur de cruauté que je ne pourrais jamais effacer de ma mémoire. Il s'occupait de nous apprendre l'obéissance avec Arianne Mina, une grande blonde qui s'habillait toujours en costume très chic et qui s'amusait à frapper un fouet en cuir sur le sol pour éveiller en nous les souvenirs des coups que l'on avait pu se prendre et ainsi nous soumettre. Ils parvenaient avec une facilité folle à leurs fins... En fait, je me rappelle chaque personne qui était présente, mais... Ce serait trop long et futile de tous les citer.
"


Il marqua une petite pause, son regard s'étant perdu dans le vide. Le papillon saisit ensuite le verre d'eau posé devant lui et en but quelques gorgées rafraîchissantes avant de poursuivre son récit.

" Dès que j'eu l'âge et la résistance physique pour, je fus mis sur le marché. Mes ailes bleues devaient plaire, car je fut vite adopté. Acheté par une riche femme qui cherchait sûrement un nouveau jouet. La première fois qu'elle était venue... J'étais dans une cage de verre, assit à même le sol. Elle faisait son entrée, regardant autour d'elle tout en étant guidé par Angelika Wegner, l'une des chargée des ventes. Le regard de cette acheteuse pleine d'orgueil s'était posé sur moi et elle s'était approché. J'avais senti ses yeux d'azur parcourir chaque détail de mon corps. Mes ailes bleutés étaient ce qui avait attiré son regard en premier. Mais elle épiais ensuite mon corps fin, ma peau claire et lisse, mes cheveux bruns grisés, puis cherchait mon regard d'argent. Au début, je pensais qu'elle admirait une beauté qu'on m'avait souvent vanté sans que je n'y crois réellement... Mais avec le recul... Je crois bien qu'elle cherchait surtout à voir jusqu'à quel point elle pourrait dégrader ce petit garçon qu'elle avait devant les yeux et qui avait l'air si fragile avec ses fines ailes et son corps de faible. Une fragilité transparente qui m'aura bien coûté.
Bien sûr, cette femme m'a acheté. Elle ne fut pas la première qui m'avait ainsi admiré. Mais elle fut la première à se décider à m'acheter. Son nom ? Je le connais sur le bout des doigts. Rita Cruz.
"


Un frisson parcouru le corps de Justus qui décida de boire une autre gorgée. Il fallait bien être aveugle pour ne pas voir à quel point cela lui coûtait de raconter cette histoire. Il se retenait d'ajouter tous les détails qui lui venaient en tête et décidait de tenir le verre entre ses mains pour ne pas se laisser submerger par ces souvenirs.

" Sa demeure était très grande et luxueuse. Je me rappelle avoir eu peur de m'y perdre. Il y avait d'autres esclaves qui avaient tous un rôle bien précis. Ceux qui faisaient le ménage, ceux qui se chargeaient de la cuisine, d'autres cousaient et arrangeaient ses habits... Je m'étais demandé quel allait être mon rôle. En tout cas, Rita Cruz vivait comme une reine, entourée d'esclaves qui s'occupaient de tout pour elle. Je laissais mon regard se balader dans toutes la pièce pendant qu'elle marchait et que je devais la suivre. Sur ma personne se posait les regards des autres, des regards tristes, comme s'ils savaient avant moi ce qu'il allait m'arrivé. J'avais aussi remarqué que j'étais le plus jeune.
- Quel âge aviez vous ?
- Seize ans. J'avais seize ans. Les plus jeunes étaient venus à quinze ans, mais j'étais trop fragile alors il fallait attendre une année de plus, enfin, sûrement plus, mais ils n'avaient attendu qu'un an avant de me mettre en vente. "


Justus marqua à nouveau un silence. La question l'avait coupé dans son récit. Il n'avait pas oublié où il s'était arrêté, mais il lui fallut un temps pour retrouver ses mots et son calme. Ce qui allait suivre n'était pas facile. Le médecin le sentait sûrement, mais surtout le temps passait et monsieur Bernkastel n'était pas son seul patient.

" Bien Justus, nous allons arrêtez là pour aujourd'hui. Je ne me fais pas de soucis quant au fait que vous vous souviendrez d'où nous nous sommes arrêtés. Mais vous avez beaucoup parlé, il y a du progrès. "

Du progrès... Sûrement. Il en doutait un peu, car le papillon ne faisait que répondre machinalement aux questions de l'homme comme c'était apparemment ce qu'il était supposé faire. Mais il avait davantage l'impression que c'était inutile.
[...]
Justus rentra à nouveau dans cette salle joliment décorée. Cette fois-ci, il prit place avec moins d'hésitation que la fois précédente. Le psychologue s'était levé pour le saluer avant de prendre place à son tour. Il affichait un sourire qui se voulait rassurant et encourageant, mais au fond, il savait très bien que ce sourire risquait de bientôt disparaître. Beaucoup d'hybrides avaient vécu des choses sombres de leur vécu d'esclave. Mais la façon dont Justus Bernkastel subissait, aujourd'hui encore, les échos d'une vie passée, ce cas là précisément avait de quoi troubler plus d'un hybride qui tenterait d'oublier l'avant révolution. Oublier, oh ça, ils sont nombreux à le vouloir. Et même ceux qui n'y parvenaient pas n'estimaient pas la chance qu'ils avaient malgré tout.

" Bien, je présume qu'il est inutile que je vous rappelle ce qu'il s'était dit à la séance précédente. Continuez à votre rythme. "

Débuta doucement l'homme, posant un regard doux et patient sur le papillon. Ce dernier avait toujours cette habitude de balader son regard sur l'ensemble de la pièce, mais il finissait par se concentrer sur son récit, plongeant ses yeux d'argent dans le vide, fixant des images que seul lui pouvait voir.

" Je ne savais pas quelles allaient être mes tâches, de quelle façon j'allais être exploité. Mais je n'avais même jamais pris la peine ne fusse que d'espérer être libre. Mon destin me semblait tout tracé, aussi horrible fut-il. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien vouloir faire d'un jeune hybride papillon à peine sorti du dressage ? En tout cas, bien plus de choses que je ne l'avait imaginer en traversant sa demeure, jusqu'à être conduit à ce qui allait être ma chambre. Une pièce relativement sombre mais pas si inconfortable que ça. Les murs étaient blancs, le parquet en bois ne grinçait pas autant qu'on aurait pu le croire et le lit portait un ensemble de draps fleuris plutôt coquets. Cette pièce était devenu mon refuge. Je n'aurais probablement jamais tenu le coup sans cela... "

Il marqua un silence. Tout cela était dur à dire, mais retarder l'inévitable était inutile, vain. Il fallait qu'il le fasse, qu'il mette un mot sur les images qui tournaient en boucle dans sa tête. Qu'il parle à quelqu'un, qu'il parle de ça en particulier. De cette histoire passée qui bouffe son présent et par conséquent, bloque son avenir. Mettre des mots... Il en souffrirait, mais n'était-ce pas un mal pour un bien ? Ce fut l'espoir que le papillon caressait tout en reprenant son sombre récit.

" Je fus une sorte de jouet pour elle. Je devais l'amuser, la distraire. Au début, j'étais traité comme une sorte de poupée de porcelaine. Toujours bien habillé et coiffé, je devais rester près d'elle comme une sorte d'ornement dont elle pouvait se venter. Mais, plus le temps passait, plus il m'était donné de voir la face cachée de cette humaine. Elle vengeait sur ma personne tout ce qui pouvait la contrarié. Pas spécifiquement des choses qui me concernait... Non, uniquement ses propres frustrations vis à vis de son existence. J'étais passé de poupée précieuse à défouloir de façon presque soudaine. Et bien sûr, je n'avais aucun pouvoir sur ça... Je pouvais être le plus sage et le plus docile possible, rien ne l'empêchait de sortir le fouet. Tout ne tournait qu'autour d'elle. Je n'existais pas comme personne, mais comme simple objet, comme un jouet qu'on donne à un enfant.. Il en prendra soin au début, puis commencera à le casser à trop jouer avec. C'est ce qu'il s'est passé... Oui... "

Sa voix se faisait douce, pensive, comme s'il oubliait qu'il s'adressait à quelqu'un et que ses propos furent dit pour lui-même.

" J'ai longtemps cru être seul... Mais un jour, un domestique s'est approché de moi et a commencé à me parler, me rassurer... Il est vite devenu une sorte de modèle, une figure rassurante à laquelle je pouvais me raccrocher.
- Comment se nommait-il ?
- Lucien, il n'avait pas de nom autre ou ne me l'a jamais donné.
- De quoi était-il l'hybridation ? "


Il y eu un silence et le psychologue pu voir les yeux de son patient devenir humides. Il respecta ce silence, n'insistant pas, laissant Justus prendre son rythme.

" Si vous le permettez... J'y reviendrais plus tard. "

L'homme acquiesça, invitant le papillon à reprendre son récit.

" Lucien... Fut une sorte de grand frère pour moi. Le peu de moments supportables je les ai passé avec lui. Il m'a enseigné tellement... Mais il demeurait mystérieux sur lui-même. Il ne voulait pas me dire de quelle hybridation il était et parlait fort peu de lui... Désormais je ne peux que le comprendre, je suis devenu pareil... Et pour cause... "

Tu étais accoudé au rebord d'une fenêtre aux côtés de ton ami, Lucien. Tu n'avais alors pas plus de dix-huit ans, tes cheveux, encore bruns, tombaient jusqu'au niveau de tes épaules. Vous restiez tout deux silencieux, fixant l'horizon. La demeure était sur une colline et on voyait au loin les ombres des bâtiments de la ville d'à côté. Le ciel affichait des couleurs orangers, annonçant la fin de la journée. Dans ce calme, chacun de vous réfléchissait séparément à des sujets différents sans les partager l'un l'autre. Au final, ce fut toi qui brisa le silence.

" Tu n'as jamais pensé à t'enfuir ? "

Lucien t'observais, toi, son protéger, surpris par ta question. L'idée même lui semblait irréaliste.

" Non, jamais. "

Tu ne quittais pas des yeux le paysage, rêveur.

" J'ai toujours rêvé de voler... tandis que tu prononçais ces mots, tes ailes bleues firent de faibles mouvements dans ton dos. Tu crois que je le pourrais un jour ? "

Tu te tourna vers ton ami après avoir prononcé ces mots et lui trouva le regard sombre. Cela su te surprendre, car Lucien avait toujours eu l'habitude de se montrer souriant et un minimum optimiste avec toi, sans pour autant te bourrer le crâne d'illusions. Il abordait le réalisme de votre existence avec le plus de légèreté possible. Mais à chaque fois que tu parlais de voler, il demeurait ainsi, sombre et silencieux, comme s'il portait un poids que tu ne pouvais percevoir. Cela t'inquiétais, mais tu étais aussi curieux. Il cachait quelque chose, c'était évident, et tu ressentais ce besoin de savoir de quoi il s'agissait. T'approchant doucement, tu posa ta main sur son bras, le suppliant du regard.

" Dis-moi Lucien. "

Il avait un secret, cela se voyait. Te le dire semblait lui coûter beaucoup. Mais tu grandissait et tu étais bien plus mature qu'il ne l'aurait cru. Ton calme malgré la terreur avait de quoi surprendre, comme si tes émotions explosaient en toi de l'intérieur sans que personne ne fusse capable de le voir sur ton extérieur. Tu avais ce don d'intériorisation qui au fond allait causé bien nombreux troubles. Mais surtout, tu n'oubliais rien. Pas un détail, pas un mot un peu mystérieux, pas un sous entendu, rien. Lucien était coincé avec toi, il le savait dès la première fois que tu avais parlé de tes ailes, où son regard avait affiché une certaine nostalgie triste. Le jour était venu, le jour tant attendu et redouté des révélations.
Ton ami s'éloigna, te faisant signe de le suivre, ce que tu fis. Regardant chaque détour pour être certain de ne pas croiser la maîtresse, il te guida jusqu'à la porte du grenier. Voir cette entrée close te paralysa, car tu savais que tu n'avais nul droit d'être ici. Elle avait bien insisté là dessus. Mais Lucien voulait te faire braver cet interdit, pour le bien de la révélation. Tu devais savoir, tu le voulais aussi. Puis, quoi que tu fasse, tu étais condamné à souffrir, même en étant sage. Alors, à quoi bon continuer ? Décidé, tu suivi ton frère de cœur dans cette sombre pièce.

L'obscurité de la salle te figea, tu n'osais pas t'aventurer dans la pénombre et demeurait près de la sortie. Pendant ce temps, l'autre hybride continua sa route jusqu'à ouvrir un rideau qui laissa entré la lumière ocre du crépuscule, dévoilant partiellement ce qui était contenu ici. C'était une faible lumière qui n'éclairait pas tout... Mais tu pu en voir assez, trop même. Tu regretta ta curiosité à peine tu pu voir ce qui était accroché sur les murs, entreposé là comme des œuvres d'art. Immédiatement, tes mains couvrirent ta bouche. Pour retenir un cri, un vomissement ? Tu ne savais pas toi même. Lucien restait quant à lui figé près de la fenêtre, avant d'avancer doucement vers un grand tableau de verre où étaient enfermé deux ailes noires.

" C'était les miennes... " murmura-t-il.

Tu sentais la lourdeur dans sa voix, le poids d'un passé sombre et de ce souvenir atroce. Tu entendais ce tremblement dans sa voix d'habitude si lisse... Et tu comprenais pourquoi il était obligé de te montrer cela. Comment révéler une telle chose ? Tu pensais avoir déjà vu les côtés les plus sombres de ta maîtresse... Mais tu réalisa en cet instant que tu étais loin de la réalité. Un frisson parcourra ton corps entier, jusqu'au bout de tes fines ailes fragiles. Il y avait de nombreuses ailes de diverses hybridations qui avaient sûrement été arrachées à leur propriétaire, des gens comme Lucien... Probablement chaque domestique qui s'occupait de la demeure. Et probablement bientôt... A toi-même... Cette pensée te donna des hauts le cœur. Il fallait que tu sorte et tu commençais à reculer en titubant, pris d'une sorte d'angoisse comme tu n'en avais jamais eu auparavant. Ton ami te regarda, puis son regard se leva et se posa derrière toi. Tu ne compris qu'à l'instant où ton dos fut bloquer par quelque chose, quelqu'un... Te retournant, tu découvrais Rita qui te regardait avec un sourire... Comme tu le l'avais jamais vu sur son visage. Sa folie cruelle était palpable. Aucun mot n'était sorti de la bouche de la femme, tu ne lui laissa pas le temps de parler avant de tenter de fuir. Étrangement, elle ne réagissait pas à ta tentative. Tu courrais aussi vite que possible, la boule au ventre. Sortir... Tu devais sortir. Vite. Tes pas précipités te conduisaient bientôt près de la porte d'entrée, quand soudain, tu senti une piqûre dans ton dos ! Tu lutta, mais tes muscles s'endormirent peu à peu.... Le regard des autres esclaves étaient posés sur toi, mais pas un seul n'aurait daigné te venir en aide. Tu ne leur en voulait pas, tu comprenait. Ils avaient tous peur. Toi aussi.


Le silence pesait à nouveau dans la pièce. Justus avait le visage pâle et tremblait de tout son corps. Le psychologue l'observait, puis alla poser une main sur son épaule. Le sursaut du papillon fut grand et l'homme comprit que ce dernier s'était perdu dans son souvenir et qu'il venait de l'en sauver.

" Nous allons nous arrêter là... Vous me raconterez la suite la semaine prochaine. "

[...]

" Quand je m'étais réveillé... J'étais dans cette pièce... Le grenier. Elle était éclairée d'une lampe au plafond, mais cet éclairage restait presque aussi faible que celui que m'avait offert le crépuscule la première fois que je l'avais vu. J'étais allongé par terre, mes muscles étant encore engourdis. Cependant, je sentais quelque chose sur mes jambes, quelque chose de froid et humide. Encore allongé, j'ai regardé toute la pièce. Lucien était non loin de moi, lui aussi à terre. Je devinais qu'il avait été longuement battu, puni pour m'avoir montré cet endroit. Sûrement s'était-il dénoncé pour me protéger... Il n'aurait pas dû. Car cela n'avait pas marché.
- Justus, la séance dernière, vous vous êtes perdu dans vos souvenirs... J'ai dû vous réveillez, vous vous rappelez ?
- Non...
- Bien... Pour éviter que cela ne se reproduise, je vous demanderais de me regarder quand vous me parlez. Croyez moi, cela va vous aider. "


L'hybride n'y croyait pas, mais il essaya tout de même.

" Prenez votre temps, n'hésitez pas à faire des pauses. " ajouta le médecin avant qu'il ne reprenne son récit, avec le même tremblement de voix que son ami lorsqu'il lui avait montré ses ailes, cette même peur, cette même trace vocale du traumatisme que lui évoquait la scène qu'il allait raconter.

Retrouvant peu à peu l'usage de tes membres, tu te redressa pour voir ce qui recouvrait tes jambes. Ce ne fut qu'une fois que tu les eus vues que la douleur se fit sentir. Tu avais en effet deux belles entailles tout le long de tes jambes, sûrement un moyen de t'empêcher de courir comme tu avais pu le faire avant. Tu la vis aussi elle, assise sur une chaise entre toi et la sortie. Te voyant éveillé, elle souri et se leva pour s'approcher. La peur qui t'avais conduit à commettre un acte de fuite à peine quelques instants plus tôt te paralysait cette fois. Saisissant tes cheveux bruns, elle te força à lever la tête vers elle et donc à la regarder.

" C'est idiot... Tu es vraiment beau avec tes ailes... Mais tu ne les mérites plus. Oh, mais ne t'en veux pas mon petit... Tu n'as fais qu'accélérer le processus, mais j'allais te les dérober tôt ou tard... "

Ce timbre dans sa voix... La folie parlait à sa place. C'était donc cela... Tu avais devant toi un des aspects de la folie humaine... Et tout ce que tu pouvais faire était de subir. Rita te mit sur le ventre et s'assit sur ton bassin, saisissant un couteau qui était posé non loin, mais trop loin pour que tu ai pu t'en emparé avant si tu avais remarqué sa présence. Tu senti ses mains effleurer tes fines ailes avec douceur, soigneusement.

" Quelles sont belles... Elles feront un magnifique tableau... "

Tu ne vis rien, fermant automatiquement tes yeux. Cependant, l'absence d'image n'affectait pas ton souvenir... Cette douleur intense dans le dos qui fit réagir tout ton corps, le bruit de ta propre voix, hurlante de douleur et suppliant que tout cela s'arrête, chaque longue seconde qui te semblait des heures de cet instant restait gravé dans ta mémoire et sur ton corps. Jamais tu ne les oublierait... Si elle avait su... Oh oui... Si elle avait su que tu serais marqué à vie par bien plus que des cicatrices... Elle aurait été tellement satisfaite.


Cela n'avait pas marché. Justus criait dans la salle, pâle, revivant sa douleur. Le médecin se leva et mit ses deux mains sur ses épaules, aucun effet... Le contact devait être trop faible pour le faire réagir. Il le prit alors dans ses bras, stoppant son illusion. Le patient tremblait de tout son corps, en larme et en sueur. Il se souvenait oui... Tout était clair. Comme si cela avait eu lieu la veille. Mais cela faisait bientôt trois ans... Et tout demeurait intact.

[...]

On avait laissé deux semaines à Justus pour s'en remettre avant de le confronté à nouveau au psychologue.

" Si tout se passe bien, ce sera la dernière séance où l'on abordera votre passé. Nous pourrons ensuite passer à ce que vous devez sûrement attendre depuis longtemps, une perspective d'avenir, une potentielle solution pour vous permettre de vivre réellement. "

Oui... Enfin... Vivre... Normalement. Être libre, réellement. Enfin... Le papillon n'y croyait pas tant au fond, mais il était si désespéré. C'était un peu la seule chose à laquelle il pouvait se raccrocher, un espoir, même vain, mais un espoir, une lueur.

" Je vais vous demander de me résumer en une seule phrase ce que vous m'avez raconter la dernière fois... Une seule phrase. Oubliez les détails, soyez bref. Vous allez ensuite terminé votre histoire ainsi. N'entrez plus dans les détails. Je sais que vous les connaissez et qu'ils vous hantent, mais je vous demanderais d'essayer d'y faire abstraction. Considérez cela comme votre premier exercice. "

Une phrase... Bref, précis. Faire abstraction des détails. Il fallu un moment au papillon pour réfléchir à la façon dont il allait procéder. La première phrase lui coûtait déjà tellement... Mais il devait la dire. Il devait le faire.

" Je... Mes ailes... M'ont été arrachée... "

Sa voix tremblait et il serrait ses mains pour retenir tout son corps de suivre.

" Bien... dit le médecin d'une voix douce et rassurante. Prenez votre temps. "

Justus prit plusieurs grandes inspirations, le temps de se calmer, de retenir ses larmes. Cela lui prit un moment, mais il y parvint.

" Cela fait... J'ai perdu connaissance. A mon réveil... J'avais encore très mal. Lucien était toujours à côté de moi, dans la même position qu'avant. Mais Rita était partie. J'ai rampé doucement vers mon ami. Je voulais qu'il se réveille. Je ne pouvais plus être seul comme ça... Je voulais sa compagnie, qu'il me rassure.. C'était égoïste oui, mais je le voulais... J'en avais besoin. Je l'ai alors secoué, mais il ne répondait pas. Il était froid... J'ai alors vérifié s'il respirait et... "

L'hybride étouffa un sanglot, couvrant sa bouche d'une main et fermant les yeux. Mais en faisant cela il revit le corps de son ami.

" Il ne respirait plus... "

Lâcha-t-il faiblement.

" Le pire... C'est que je lui en ai voulu. Je lui en ai voulu d'être mort... de plus être là pour moi... "

Le silence s'installa, Justus prenant son temps, comme dit. Mais ce silence s'éternisait plus que les autres et le psychologue décida de l'encourager doucement à poursuivre sur autre chose.

" Et ensuite ?
- Ensuite... Rita est revenue et m'a porté jusqu'à ma chambre... Elle m'a dit combien la mort de Lucien était de ma faute. Puis elle me regardait... "Tu as changé", m'a-t-elle dit... " Et c'est beau"... Elle avait ajouté. Je n'avais pas compris pourquoi. Du moins, jusqu'à ce que je me regarde dans le miroir. Mes cheveux avaient perdu leur couleur et étaient devenus blancs. Rita m'expliquait avec un sourire fier que cela était dû au traumatisme, au choc que j'avais subi. Que ça s'appelait le syndrome de Marie Antoinette et que cela me rendait à ses yeux encore plus beau. "


Le médecin pris cela en note, la question de la carnation des cheveux de Justus Bernkastel n'ayant jamais été abordée de cette façon, beaucoup pensaient qu'il avait toujours eu les cheveux aussi blanc que neige, or cet élément apportait pour son étude beaucoup.

" Ce fut longtemps avant la révolution ?
- Ouais... Huit ans avant... J'avais dix-neuf ans.
- Et que s'est-il passé pendant tout ce temps ?
- Rita ne m'a jamais demandé d'accomplir des tâches ménagères comme les autres... Elle me gardait comme jouet de prédilection, bien qu'elle continuait de faire entrer d'autres hybrides ailés dans le but de collectionner leurs membres... je ne pouvais rien pour les aider. Je m'en veux toujours... Si seulement j'avais fait preuve de courage... J'aurai pu les sauver... Mais non. J'avais trop peur. J'étais toujours battu, mais Rita expérimentait sur moi d'autres façon de s'amuser. Après avoir ajouter à la torture physique la torture psychologique, elle décidait de... Comment dire ça... Se servir de moi pour son plaisir charnel...
- Vous parlez de viol ?
- ... Oui... "


Son regard était baissé sur ses mains, comme si c'était lui qui était en tord. Le médecin lui laissa le temps de se remettre d'avoir prononcé ces mots, puis lui demanda de conclure. Justus expliqua donc simplement que son quotidien était le même jusqu'à la révolution. Le seul événement notable de cela était un déménagement pour la France. Quant à la révolution qui avait eut lieux, tous les hybrides amputés de la demeure avaient participé, dont lui. Il avait aidé les plus jeunes à se mettre à l'abris. Tout cela l'avait prit de court et il avait surtout eu un rôle de soutient. Une fois sa liberté acquise, il avait pu vivre même pas un an avant qu'un voisin qui se plaignait souvent d'entendre du bruit chez lui ne découvre son état psychologique et ne le conduise dans cet hôpital psychiatrique.

[...]

Justus passa donc cinq longues années dans cet hôpital où on ne pu que lui apprendre à réguler ses crises et ses angoisses. Mais on ne pu pas le soigner totalement. Malgré tout, l'hybride manifesta le désir de reprendre une vie normale, de retrouver son appartement. Il obtint ce droit sous deux conditions : continuer les séance de thérapie et les traitement médicamenteux. On lui conseilla aussi plus que fortement de se prendre un esclave qui servira d’auxiliaire de vie, lui expliquant qu'il existait des humains très dociles qui ne lui feraient aucun mal, car une peur presque phobique des humains le touchait. Cela serait aussi, selon les médecins, une façon de vaincre cette phobie. Cependant, face à la non obligation de la chose, Justus s'autorisa à y réfléchir. Il avait un mois pour se décidé avant qu'on ne lui force une collocation avec quelqu'un de compétent.
Il retrouva donc son appartement tel qu'il l'avait laissé. Triste, sans décoration, avec encore les brisures des objets qu'il avait cassé lors de sa dernière crise. La première chose qu'il fit alors fut de tout ranger. Faire le ménage... Drôle de façon de recommencer sa vie.


 
Dis m'en plus sur toi...
Coucou, ici Mellusa que vous connaissez en tant que Hak-Kun Shô et Shiro Kiseki ~
Voici mon petit TC ~
On quitte un peu l'adorable pour entrer dans quelque chose d'un peu plus dark, car faut bien changer :p

Notes sur la fiche : Tout se fait de façon progressive en lien direct avec son histoire.
Pour les descriptions il m'a semblé important que l'on voit son évolution au fil de son internement, car il n'est pas détaillé dans l'histoire avec mon choix de narration.
Pour la description physique, il sera important de noter les changements de l'âge et du poids sous le nom du dossier car ils participent à cette évolution (et donc pour connaître son poids final actuel au forum, c'est le dernier).
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 1:32
XDD HALALA ELLE A CRAQUER xDDDDD 

rebienvenu ma belle x) <3
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 2:01
Aurais-je démarré une mode de papillons? Soit, j'assume, c'est bien à l'image de ma perfection...hum.

(Cool un autre papillon ! ^^ Hâte de te rencontrer, bien que c'est ton DC que j'aimerais rencontrer en premier.)
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 2:30
Ahah merci pour votre ré-accueil ~

Ritsuko ► Oui, j'ai craqué, c'était pas possible autrement xD

Akahn ► Ah xD je suis désolée pour toi je n'avais pas remarqué que tu avais déjà fais un papillon, j'ai pas trop suivi les nouveaux membres °v° mais du coup nous serons deux xD
(Justus va complexer ça va être beau s'ils rencontrent :') )
En tout cas si tu veux rencontrer Shiro il suffira d'un mp (sur son compte pour plus de simplicité :D)

Tous ► En soit ma fiche est fini mais je dois encore corriger certains trucs alors je mettrais fragments par fragments en fonction de ce que j'ai pu corrigé :3
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 16:13
Re- Bienvenue cheers
Ce perso est juste waouh !lepied
très différent des autres, hâte de le découvrir en rp
stars
Bon courage pour la suite de ta fiche
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 18:09
Merci pour ton ré-accueil ~
J'espère que mon petit Justus plaira ^^

En attendant, j'ai terminé sa fiche ~
J'ai fais un gros pavé alors il se peut que je sois passée à côté de quelques fautes °v°
J'en profite pour donner quelques précisions au vu du cadre où il a passé cinq ans. C'est un hôpital psychiatrique où des hybrides qui n'avaient donc aucun diplômes mais une forte volonté d'aider ont décidés de prendre en charge les plus fragilisés par l'avant-révolution, comme Justus pour les aider. Ils ont appris au fil des ans comme possible mais s'en sont surtout remis à leur instinct et leur sens de déduction pour trouver comment faire fonctionner le bordel.
(Comme il me semble que rien sur le forum n'aborde le sujet des hôpitaux psychiatriques, je me suis permis d'imaginer cela, en espérant que ça colle ^^)
Quand Justus rejoint le bâtiment comme patient ils ont eu 1 ans pour s'organiser mais ça reste brouillon, même si j'ai présenté sa fiche comme quelque chose de très professionnel. C'est aussi pour ça que ses troubles n'ont été soignés que partiellement, pour ça et parce qu'ils sont vraiment davantage réglable que récurable.

Sur-ce, je vous souhaite une bonne lecture en espérant que tout soit en règle ~
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 21:02
Rebienvenue !!!

Alors, j'ai tout lu d'une traite... Et franchement, je suis soufflée ! Tu as toujours une belle plume, on vit limite l'histoire du jeune Justus - drôle de nom, d'ailleurs xD -

Part-contre, dans le physique, il y a marqué 31 ans dans le dernier diagnostique, alors que tu as mis qu'il n'en avait que 29. Une erreur, sans doute.

Je te laisse modifier ça, je te fais confiance, et, le reste étant bon, je te valide !

VALIDATION

Validé par Kain

Congrat' pour ta validation !
Maintenant passe ta souris ici
et admire le reste :3

PETIT MESSAGE PERSONNEL SUITE A LA VALIDATION DE FICHE (c'est toujours plus sympa :D)

Et maintenant voici la petite liste des choses à faire et à voir avant de te lancer :

Le Règlement - A lire et signer, si ce n'est pas déjà fait :3

Les Recensements - Hop, tout les recensements sont dans cet unique sujet ! Merci de le remplir obligatoirement !

Le Journal - Va zieuter ce qu'il s'y passe, cela peut avoir un impact en rp et donc pour ton personnage, le journal n'est pas à négliger !

Les Adoptions - Tu cherches un maitre ou un pet ? C'est par ici !

Les Rp's - Si tu n'as personne avec qui commencer un rp, poste une demande ! N'oublie pas que si quelqu'un t'intéresse, tu peux aussi le MP directement pour faire ta demande :3

Les Relations - Si tu veux lister ce qui attendra ton personnage avec les autres, créer ton petit sujet !

Le Flood - il est un peu négligé, mais il y aura toujours quelqu'un pour venir le dépoussiérer, surtout côté Game, alors n'hésite pas !


Bon jeu parmi nous !

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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini Dim 9 Déc 2018 - 22:22
Merci beaucoup ~
C'était une erreur en effet, j'ai commencer ses descriptions avant de vraiment me décider sur son âge et j'avais mis l'âge maximum que je pourrais lui donner, j'avais oublié sur le coup, c'est modifié ^^
Sur ce, je fonce faire mes recensements o/
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MessageSujet: Re: Justus Bernkastel ▬ Fini
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