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Un appel à la délivrance [pv Lyra Fox]
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 :: les faubourgs réhabilités :: Magasin "Human Pet"
MessageSujet: Un appel à la délivrance [pv Lyra Fox] Sam 27 Oct 2018 - 10:37

ft. Lyra Fox

Un appel à la délivrance.

Je toise la vendeuse de mon regard de braise, les poings serrés. Elle vient de remplacer son collègue, impuissant à satisfaire ma colère, ou tout du moins à l'apaiser. Selon ce crétin des îles, je ne peux être remboursé pour le pet mort de la main d'un autre maître, alors qu'ils m'ont forcé, grâce à un putain d'événement, à confier mon esclave au premier venu. Sans prendre un minimum en compte les antécédents de l'hybride ni protéger l'humain des potentiels abus qu'il pourrait subir chez le nouveau propriétaire. Cela ne m'aurait pas autant dérangé si je ne devais pas le récupérer à la fin du mois et qu'il m'avait coûté la peau du cul pour l'obtenir. Une envie soudaine, impétueuse, qui m'a poussé à acheté ce petit con sans émotion. Comme si l'idée de pouvoir lui arracher autre chose qu'un visage impassible avait suffisamment fait bouillir mon sang pour que je dépense mon argent inutilement. Et un autre s'est donné à coeur joie pour le massacrer.

C'est pourquoi je suis venu ici. Pour être remboursé. Ma mauvaise humeur s'est venue dès mon arrivé, mes chaussures claquant sur le sol, mes épaules légèrement baissées, mon corps tendu, comme prêt à se défendre ou à faire subir une attaque. J'ai ignoré les multiples cages qui m'entouraient pour me diriger vers le premier vendeur que j'ai trouvé aux caisses. Et là, j'ai exigé. Ordonné. Crier et injurier. J'ai frappé sur le comptoir, siffler et grogner. L'hybride en face m'a très vite répondu sur le même ton, son côté de chat ne supportant sans doute pas que je tente, moi une souris, de me montrer supérieur à lui, dominant. Les esprits se sont échauffés, et cela aurait dégénéré si une femme n'était pas intervenue pour calmer le jeu. Une vendeuse, elle aussi. Un cygne noir. Elle envoie son collègue à la paperasse et se tient devant moi, m'observer de ses yeux rouges, me juge de la tête au pied, ce qui a le don de m'irriter davantage. Je laisse entendre un grognement, la surprenant un peu. Elle ne doit pas avoir l'habitude qu'on lui montre les crocs. Elle fronce les sourcils, me demande ce que je veux, les bras négligemment entrelacés.

- J'veux être remboursé pour l'pet qu'vous m'avez fait perdre !

Je lui brandis la lettre de l'événement, celle-ci qui m'a obligé à légué pas un mais mes deux pets à de parfais inconnus, et de la lettre d'achat de mon ancien pet, en plus d'une lettre d'excuse pour la mort de celui-ci. Elle prend les feuille, les parcourt des yeux avant de claquer de la langue, sans doute peu contente de ce qu'elle voit. Elle ne doit pas être aussi débile que je le croyais. Elle reporte son attention sur moi, une moue mi agacée mi irritée sur le visage avant de soupirer et de m'inviter à la suivre. Elle m'explique soigneusement que les humains qu'elle va me présenter sont ceux qui, n'ayant pas eu encore beaucoup de dressage, sont les moins chers, mais qu'ils sont instables. Elle peut m'offrir un bon rabais sur un de ceux-ci, mais me préviens des restes. Je la suis, l'écoute sans vraiment le faire, toisant les esclaves dans leur cage, misérable Hommes. Ma colère et mon dégoût transpire de ma chaire, mon regard lançant des éclairs. Et soudain, je m'arrête.

Elle. Elle, je la connais.

Je m'approche de la cage où elle se trouve, laisse un sourire glisser sur mes lèvres, féroce, alors que je me revoie dans une ruelle sombre, dans le ghetto. Je me rappelle un type tatoué et cette garce à la chevelure de feu. Les deux débiles ont cherché un dealer, m'ont trouvé et m'ont payé pour mon herbe, en m'insultant, en cherchant à m'humilier, à me rabaisser. Ils n'ont pas compris comment fonctionnaient les affaires. Les petits trafiquants acceptent sans doute de rouler aux pieds de leurs clients tant qu'ils ont l'espoir qu'ils vont revenir, mais j'ai mes propres habitués, mes propres ressources. Je ne roulais pas sur l'or, mais je ne comptais pas laisser deux débiles d'humains me faire chier. Une sympathique soirée où j'ai pu roulé deux imbéciles de drogué.

- Comment on se retrouve, la droguée ?

Je ricane avant de me retourner vers la vendeuse et montrer la nana, une nouvelle lueur dans les iris, ma soif de vengeance trouvant enfin une raison de s'apaiser et de faire souffrir quelqu'un. Elle subira mes foudres, comme Amos. Elle aura mal, autant que lui. Elle suppliera ma clémence, tout comme le serpent. Elle pleurera et criera avant de comprendre que ça ne servira à rien, juste à s'épuiser. Et quand on veut s'échapper, il faut garder son énergie, n'est-ce pas ?  

- C'est elle que je veux.
 

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MessageSujet: Re: Un appel à la délivrance [pv Lyra Fox] Jeu 1 Nov 2018 - 19:45
Un appel à la délivrance







Les choses avaient été vraiment très rapides, trop rapides, même. J’avais à peine eu le temps de reprendre le chemin pour rentrer, fait quelques pas pressés dans une ruelle déserte que je m’étais retrouvée coincée. Deux foutus hybrides. Impossible de courir, en tous cas il aurait été stupide d’essayer. C’est sans doute pour cette raison précise que je m’étais mise à courir dans la rue pavée, tentant d’emprunter des passages exigus pour avoir une chance de m’en sortir. J’ignorais l’hybridation de mon poursuivant mais s’il n’était pas à moitié guépard ou rempli de cocaïne, c’est que je devais personnellement être une hybride tortue.

J’eus l’impression que quelques enjambées seulement avaient été nécessaires pour me rattraper et me pousser au sol avant d’écraser mon dos de son talon, me laissant gigoter par terre pour tenter de me libérer. Les classiques ricanements emplis de fierté d’avoir capturé une humaine de plus résonnèrent alors que je soupirais bruyamment, faisant entendre mon mécontentement haut et fort. Je grimaçais au moment où je sentis une main empoigner mes cheveux pour me redresser et je crachais au visage qui me fit face, lorsque je fus à moitié debout sur mes jambes. Une gifle ne tarda pas à fendre l’air alors que je jetais mon plus beau regard noir à mon nouvel ami.

C’est comme ça que je m’étais une fois de plus retrouvée derrière des barreaux, dans le fin le fond d’un magasin, comme marchandise d’occasion. Sans doute qu’un repas de noël complet devait coûter plus cher que moi à l’heure actuelle, c’en était presque blessant. Je scrutais les autres humains qui m’entouraient, dans un état similaire au mien et qui avaient tous l'air ravis d’être là, sans doute autant que je l’étais. Y’avait pas à chier, l’ambiance était terrible. L’odeur était agréable, la prison de fer était confortable, mon oreiller était moelleux comme tout, je pourrais presque y prendre goût ! Putain. Je voulais sortir d’ici. Ras le cul de tenter de s’auto-persuader que c’était pas si terrible. C’était chiant, ça sentait le rat crevé, j’étais recroquevillée au point que je doutais très sérieusement que ma colonne vertébrale me remercie un jour et j’avais de la paille dans le fond de ma cage, comme si j’étais un immonde hamster. Heureusement qu’on ne m’avait pas mis une roue parce que j’aurais sans doute pu m’indigner vivement. Je me demandais même s’ils s’attendaient à ce qu’on finisse par se faire la toilette à coups de langue.

Les yeux fermés, la tête légèrement en arrière, appuyée contre les barreaux, je cogitais. J’imaginais n’importe quel plan tordu pour sortir de cette merde. Prétexter être malade ne fonctionnait pas, on avait tous au moins essayé une fois. Ils attendaient que les pensionnaires soient à moitié crevés pour se décider à bouger leur cul. La séduction du personnel n’était pas très efficace, généralement on prenait un bon lot d’insultes dans la tronche pour oser ne serait-ce que le faire. Faire du bruit, cogner contre la cage et grogner ne servait à rien, ça n’avait aucun impact mis à part titiller leur nerf et leur donner une raison supplémentaire de nous punir. Il était presque amusant de voir à quel point ils pensaient parfois être en mesure de nous rendre docile, comme s’il était possible d’obtenir quelque chose de cette manière, alors que nous étions pour eux un moyen de gagner de l’argent. Sans nous, ils subissaient des pertes. Bon, peut être pas nous, les moins chers du stock, mais on pouvait espérer que la cupidité était un moyen pour nous de rester en vie.

J’ouvre soudain les yeux, j’entends un bordel monstre dans la boutique et je soupire, prête à gueuler que c’est inadmissible de pas pouvoir dormir en paix. Des voix s’entremêlent sans que je distingue clairement ce qu’il se dit et pourtant, je dresse l’oreille. C’est bien là ma seule occupation et mon seul divertissement au cours de mes journées. Des pas approches, trop près, je n’aime pas bien ce que cela implique. Je fronce légèrement le nez lorsque la porte s’ouvre et croise mes bras sur ma poitrine, arborant très clairement un air de défi. Peu importe qui pourrait me faire face, je lui offrirais le même accueil chaleureux. Mais mon visage change quelque peu lorsque mes yeux se posent sur le client aux côtés de la vendeuse. Je reconnais sa tronche, je le remet parfaitement, d’ailleurs s’il s’était bougé les fesses lors de notre échange, je ne serais sans doute pas là où je me trouvais actuellement, à le regarder comme si j’allais lui sauter à la gorge.

Son ricanement hérisse mes poils alors que je serre les poings, tendue comme un arc. Cependant, je ne relève pas et me contente de l’ignorer, sans même répondre. Je tourne la tête d’un air dédaigneux et observe mes congénères, sans accorder un regard de plus à l’hybride.

J’ouvre de grands yeux surpris lorsqu’il émet clairement l’envie de m’obtenir à la vendeuse qui se tient à ses côtés, m’observant elle aussi comme s’il n’y avait plus que moi dans cette pièce. Une mèche de cheveux retombe devant mes yeux, alors que mes ongles s’enfoncent dans l’intérieur de ma main, sous la frustration qui menace de m’envahir toute entière. Hors de question que je quitte cette pièce pour le suivre. Hors de question qu’il fasse de moi son nouvel achat, son nouvel animal de compagnie. Hors de question.
L’hybride femelle lui confie que je suis une véritable emmerdeuse et qu’il me faudra une éducation rigoureuse et je la remercie pas pour ça, grâce à elle, si l’envie de me posséder rien que pour me faire chier n’était pas suffisante, à présent il aurait le plaisir de m’acquérir pour me dresser, comme une bête de cirque. Je souffle doucement entre mes lèvres alors qu’elle s’approche de ma cage, son trousseau de clés à la main. Ces dernières tintent entre elles et viennent s’abattre contre le métal froid, alors que la porte de ma petite cellule s’ouvre, sans que je ne tente un seul mouvement. Elle m’agrippe par le bras, me forçant à ramper à moitié à l’extérieur et me redresse subitement, afin de présenter sans doute la marchandise debout sur ses jambes.

Je dégage mon bras de son emprise en pestant, repoussant presque ses doigts avec violence avant de frotter mon épiderme endolori.

-Bon tu vas te décider à m’acheter, ou non ? Parce que sinon j’ai une sieste à finir.

Je lève les yeux au ciel et observe ma cage d’un angle bien différent de celui de d’habitude. Aujourd’hui je domine cette dernière de toute ma hauteur et je la trouve encore plus minable que lorsque je suis enfermée à l’intérieur. Ce n’est définitivement pas humain d’enfermer des gens là dedans. Je gonfle un instant mes joues, m’impatientant sérieusement.



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MessageSujet: Re: Un appel à la délivrance [pv Lyra Fox] Dim 11 Nov 2018 - 11:13

ft. Lyra Fox

Un appel à la délivrance.

J'écoute la vendeuse m'expliquer combien l'humaine que j'ai choisi est une parfaite emmerdeuse, sans doute la pire du lot. Aucun dressage ne semble venir à bout de son caractère farouche et déterminée, mais je sais qu'aucun dresseur qui se respecte n'irait trop loin avec le corps d'un esclave. Ils ne peuvent se permettre de lui briser les jambes ou les bras sans devoir les soigner après, de les amocher au visage sans voir la facture de leur travail baisser. Ils n'ont pas autant de liberté que je vais en avoir une fois que j'aurais signer le papier, payer et emmener chez moi "l'insoumise". L'hybride poursuit en m'expliquant, comme si j'étais le dernier des abrutis, que si je désirais réellement l'acheter, que je devrais une main de fer avec cette humaine, que celle-ci doit avoir un entraînement rigoureux, un dressage long et dur.

Je siffle, agacé, mécontent d'être traité comme un crétin et elle fronce ses sourcils épilés, me toise un instant avant de partir chercher mon désir sans rien ajouter de plus. Elle sort les clefs de sa poche et ouvre la porte, ses mains manucurées claquant contre la serrure. Elle entre sans même une seconde d'hésitation, laissant ses chaussures claquer contre le sol, s'approchant de l'humaine. Elle lui attrape le bras, la force à sortir, son visage n'exprimant qu'un dégoût pour cette créature qu'elle juge sans doute d'inférieur. Elle la fait ramper hors de la cage avant de la redresser, comme si elle ne pouvait le faire d'elle-même. elle est brutale dans ses gestes, sa peau de porcelaine, si fragile, contrastant avec sa sauvagerie. Et l'esclave répond physiquement à cette agression, dégageant son bras, semblant prête à siffler, à grogner, à griffer, mais elle ne fait que masser sa peau devenue rouge et me demander si je compter l'acheter ou non. Qu'elle veut retourner pioncer. Elle regarde sa cage, ses joues se gonflent. Elle ne me regarde pas.

Grave erreur. Je m'approche d'un unique pas avant de lui donner un coup dans l'estomac suffisamment fort pour qu'elle se plie en deux. J'attrape ensuite sa chevelure, l'enroule autour de ma main et tire dessus, la force à se cambrer en arrière, sans lui donner la possibilité de se redresser de nouveau. Je la toise, mon sourire toujours présent sur mes lèvres.

- Me souviens pas t'avoir donner l'autorisation d'me parler, sous-merde.

La vendeuse toussote, attire mon attention. Je relâche ma victime, la poussant vers le bas, avant de foudroyer le cygne de mon regard. Elle me demande de ne pas abîmer la marchandise, que je pourrais faire ce que je veux d'elle une fois que j'aurais payer. Je grogne, mais hoche la tête ; elle a malheureusement raison.

- Attachez-la. Je la prends. Et je veux aussi une muselière.

Un sourire flotte sur les lèvres de l'hybride et elle appelle un collègue pour accéder à mes caprices. Je ne sais pas si elle se fout de ma gueule ou si elle est contente de voir l'esclave débarrasser le plancher. Dans tous les cas, je ne peux empêcher ma gorge de vibrer d'indignation. Je la suis jusqu'à la caisse, les mains dans les poches, légèrement voûté. Je m'attends à toute sorte de pièges, de pépin. Mais non. J'arrive sans danger et je peux donner mon argent sans crainte de me prendre un coup de couteau. J'oublie que je suis dans le secteur paisible de la ville. Que je n'ai donc pas à craindre un retournement de situation en ma défaveur... Quoique... Sait-on jamais. Cette petite conne que je viens d'acheter - je peux lire lyra sur ses papiers - vient du même milieu que moi. Elle risque donc bien de me faire chier si je ne prends pas garde...

- C'est elle que je veux.
 

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MessageSujet: Re: Un appel à la délivrance [pv Lyra Fox] Mer 21 Nov 2018 - 1:56
Un appel à la délivrance







C’est le choc et la sensation de colère qui envahit le creux de mon ventre qui me font réaliser que la prison de ma cage était nettement plus reposant que ce qui semblait m’attendre. De toutes façons, en me trouvant dans un magasin de vente d’humain, je pouvais difficilement imaginer tomber sur un maître cool. Après tout, ils étaient une majorité à croire que ce trafic était des plus justifiés, un juste retour des choses, après l’enfer que les humains leur avait fait endurer auparavant. J’aurais presque pu ne pas leur en vouloir, mais quand je relevais les yeux vers mon futur propriétaire, je ne pouvais m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus et de lui cracher à la gueule. Chose que je me retenais de faire uniquement parce que j’étais pliée en deux à cause de cet abruti hautain et prétentieux. Si mes yeux pouvaient jeter des éclairs, c’est sans doute ce qu’ils feraient en ce moment même, et je crois pas abuser en affirmant que des flammes de haine pure dansaient dans mes iris.

-Et j'me souviens pas.. t’avoir donné l’autorisation de me toucher, enfoiré.

Visiblement, je n’aurais pas de représailles dans l’immédiat, puisqu’il avait ordre -je savourais d’ailleurs particulièrement cet instant- de ne pas reposer la main sur un « article » non acheté. Cependant, je me remets vite à serrer les dents, surtout lorsqu’il demande une muselière. C’est lui qui m’aboie dessus et c’est moi qui en est besoin ? Je savais que le monde ne tournait pas rond, ça faisait aucun doute mais là, je doutais que les hybrides ne soit pas pourvu d’une matière grise, croisée avec un vieux chewing-gum. Je lève les yeux au ciel, totalement exaspérée. Je tiens pas à porter ce truc, qu’est ce qu’il croit faire avec ça, au juste ?

-Sans déconner, une muselière ?

Je ne peux m’empêcher de rire nerveusement avant d’ajouter, sur un ton à la fois sérieux et moqueur.

- T’as prévu la laisse pour me promener, j’espère ?

Est-ce qu’il avait envisagé la brosse pour rendre mon pelage soyeux ? Le couple ongle pour raccourcir mes griffes ? Intérieurement j’enrageais, au fond c’était peut être même ça, ce qu’il voulait. Me voir céder à la colère qu’il provoquait sans doute avec plaisir. Je me retrouve liée de cordes irritantes qui me grattent et entravent mes mouvements, me tirant d’ailleurs un grognement. Si je n’avais jusque là pas eu la pleine sensation d’être un animal, je me sentais bien plus filet rôti que jamais.
J’observais mon acheteur fixement, sans détourner mon regard de chacun de ses gestes. Je le détestais déjà, j’aurais pu, dans un univers parallèle, lui être reconnaissante de me tirer de là. Mais j’étais téméraire et non stupide et naïve. Je n’avais aucun doute sur le fait que ce qui m’attendait, en sa compagnie, sous son toit, était bien pire que me traîner dans ma cage ici, chaque jour. Il était un peu étonnant de penser ainsi, mais j’avais presque hâte de passer le seuil de sa porte et de voir ce qui m’était pour l’instant inconnu et trop incertain pour être sûre d’y survivre.


En entendant sa voix de nouveau, je ne peux que souffler bruyamment pour être sûre qu’il m’entende. Je me souvenais vaguement qu’il avait eu l’air d’être seulement un demi connard, lors de notre première rencontre. Ce mec, qui nous avait vendu de la drogue, n’avait pas moins antipathique avec moi qu’avec Christopher, il n’aimait pas les gens en général visiblement et sans doute, vu que c’était un trou du cul en apparence, qu’il n’était pas beaucoup apprécié en retour.
J’avais du mal à piger si c’était un choix réfléchi, ou juste impulsif. Trait de caractère qui semblait dominer tout son être, au passage. C’était sans doute une vengeance ou une manière de me faire comprendre que j’étais tellement insignifiante comme humaine, qu’il pouvait se permettre de m’acheter comme un vulgaire objet et de me ramener chez lui sans que rien ni personne ne l’en empêche.
J’avais presque envie de lui demander si c’était un complexe d’infériorité passé qui le poussait à agir ainsi, mais je préférais le regarder sans un mot, qu’il sente au plus profond de lui que jamais, jamais, je ne le respecterais de mon vivant. Il pourrait m’en faire voir de toutes les couleurs s’il le vouait, comme d’autres avant lui. Le problème justement, c’était ces autres. Il n’était pas le premier, il ne serait peut être pas le dernier si je lui survivais et parvenais à m’échapper, alors il pourrait toujours courir pour que je me jette à ses pieds en le suppliant de m’épargner. Et il me verrait encore moins faiblir, pleurnicher ou me mettre à genoux en lui affirmant que je lui serais loyale et dévouée. J’ignorais ce qu’il attendait de moi, hormis me mettre le grappin dessus pour sa satisfaction personnelle de me savoir en sa possession, mais il se foutait le doigt dans l’oeil s’il pensait qu’il serait le seul à jouer et à emmerder l’autre.



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