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une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat]
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 :: les faubourgs réhabilités :: Magasin "Un animal pour tous"
MessageSujet: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptySam 11 Aoû 2018 - 19:28
Point de départ, à nouveau je me retrouvais dans cette cage. Bon enfin pas la même que d'habitude car j'avais réussi à avoir une cage bien plus grande à l'arrière du magasin. Mais bon elle était aussi plus sécurisée malheureusement. Au moins je pouvais bouger malgré les chaînes autour de mon cou diaphane et de mes poignets. Ces liens étaient accrochés en dehors de la cage, prêts à être tirés au moindre faux-pas. Ma seule issu ? Maigrir assez pour que mes poignets passent à travers les menottes mais celui de ma gorge, je ne l'enlèverai pas comme ça. Donc mauvaise idée, il fallait que je reste en forme.

Mon dernier maître avait disparu d'un côté tant mieux mais d'un autre avec qui tomberai-je ? Ses serviteurs m'avaient ramené dans un autre petshop qui semblait bien mieux que les autres niveau confort mais aussi plus difficile à s'échapper. Chaque jour je pensais à comment me sortir de là et surtout comment retrouver mon frère. J'avais constamment cette question dans la tête et j'en devenais folle : était-il vivant, si oui comment allait-il ?

Je tournais en rond dans ma cage puis je fermai les yeux. Une musique envahit mon crâne et sans que je me rende compte mon corps se mit à danser. Depuis combien de temps n'avais-je pas pu me défouler ? Mais je manquais de force évidemment et mes jambes cédèrent brusquement.

 - Rah !!!! criai-je de colère.


Je me relevai et observai les deux immenses rideaux blanc qui descendaient dans ma cage. Au moins dans ce magasin nous avions un minimum d'intimité. J'insiste bien sur le minimum. Je pris le premier rideau et l'enroula autour de ma main, je tirai assez fort pour juger de la solidité de l'attache. Solidité validé ! Je commençai à monter sur le drap, enfin à tenter de me hisser. J'avais perdu tellement de force ce qui me valu plusieurs chutes avec une rencontre ou non avec le sol. Je me ressaisis, secouai la tête et continuai mon ascension. Les gestes me vinrent naturellement, et je me mis à tournoyer autour des draps, les enroulant autour de moi, glissant entre les deux. Je m'amusais, je volais, je respirais. Soudainement, la porte de l'arrière-boutique s'ouvrit brusquement. J'observais de mon regard de folie le jeune vendeur peu dégourdi mais voulant imposer son autorité s'approcher accompagner d'un jeune homme. Je lâchai le tissus blanc et glissai avec vitesse la tête en bas avant de m'arrêter à quelques centimètres du sol. Mon dos se cambra pour que mes pieds reprennent contact avec la terre, sensation qui me fit frémir.

Ce que je ne savais pas ce que le vendeur avait appelé quelqu'un pour calmer mon comportement impulsif. Il dit avec assurance :

 - Je vous présente Shadow, elle est certes caractérielle mais je suis sûr que vous saurez la maîtrisez d'une main de maître. Elle a beaucoup de prestance mais il ne faut pas se laisser amadouer.


Je n'écoutai pas ce qu'il disait, j'étais beaucoup plus concentrée par la femme qui le suivait. Elle était très grande bien plus que moi. Elle avait beaucoup plus de prestance que moi, en même temps en légère robe blanche....Je fus de suite attiré par ses iris ainsi que les cicatrices présente un peu partout me rappelant mon corps. Son regard me transperça ce qui provoqua un frisson le long de mon dos, ses yeux vairons me fascinaient. Je passai ma main dans ma chevelure ténébreuse et m'approchai doucement de la cage :

 - Fais gaffe à ce que tu fais, si tu ne veux pas te retrouver avec le bras brisé comme ton collègue. Lançai-je d'un ton narquois au vendeur.
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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyLun 5 Aoû 2019 - 15:17

Une sérieuse folie  



Il y a des jours, comme ça, où on sait qu’il aurait mieux valu rester couché. C’était un de ces jours. Lucien avait décidé d’être casse couille, Lydia c’était violemment disputé avec Lucas, Vanessa avait tenté de temporiser les choses et Grace avait juste compté les points, parce qu’elle était d’humeur à foutre la merde. Quant à moi, j’avais été appelée aux aurores par Jason qui avait semble-t-il quelques problèmes avec l’arrivage des matériaux de constructions, pour la maison de Lucien. Ce que je voulais comme bois s’était apparemment perdu en route, ce qui était, avouons-le, inadmissible. J’avais donc dû trouver un moyens de faire continuer les travaux tout en changeant le planning, et c’est alors qu’un autre foutu coup de fil avait brisé le silence : autre retard de livraison, mais cette fois, de drogue. J’aurais presque rigolé si ça ne m’avait pas obligé à contacter les fournisseurs, fouiner et conduire pendant trop de temps pour mes fesses, mon dos et mes yeux. J’avais dû rappeler que les retards n’étaient pas bons pour les affaires, et onc les relations. Et il serait tellement dommage que l’on entretienne de mauvais rapport avec moi, n’est-ce pas ?

Je quittai ces bons à rien sur cette douce menace, retournant sur ma moto avant que le téléphone ne sonne encore une fois. Je regardai fixement le numéro, caressant l’idée de nier l’évidence : on n’allait pas me laisser tranquille aujourd’hui. Je soupirai, posant le casque sur mes cuisses et décrochai, écoutant ce que le vendeur avait à dire. Je dû reprendre Quentin plusieurs fois, histoire qu’il reprenne depuis le début, avant de lui rappeler que je n’étais pas une foutue dresseuse et qu’il pouvait aller se faire mettre par la fameuse donzelle sauvage. Et j’ai raccroché. Le temps que j’arrive en ville, Quentin avait laissé trois textos et cinq messages, tous disant dans les faits, que j’étais la personne qu’il fallait pour apprendre à la jeune femme comment vivre en respectant ses maîtres, et sans chercher à les tuer. Après tout, elle avait visiblement blessé quelqu’un, et ce genre de chose pouvait finir par être handicapant dans son dossier. Elle avait, d’après lui, des atouts non négligeables, dont il pourrait tirer un bon prix.

Bah tient.
Et donc il me voulait pour éduquer la demoiselle, quand bien même j’étais connue pour chasser, et éventuellement faire les trottoirs. Enfin non, pas éventuellement. C’était connu, et seuls les abrutis trouvaient à redire sur ma manière de gérer ma vie. Mes activités n’entraient pas en conflits les unes avec les autres : je gérais et je n’étais pas plus faible parce que j’acceptais d’ouvrir les cuisses. Dans tous les cas, je le rappelai, d’abord pour lui dire que le harcèlement était mal vu, et qu’ensuite, rien n’était jamais gratuit dans cette vie. Il voulait que je m’occupe d’elle ? Qu’il me paye. Je voulais un défraiement pour la nourriture, les soins hypothétiques, et toutes dépenses normales qu’occasionnait ce genre de prise en charge. Nous verrions plus tard si j’acceptais réellement de la prendre et si c’était le cas, si j’acceptais baisser le prix de la prise en charge. Donc... Donc je retournai chez moi avec la promesse de faire un saut dans son magasin, en attendant, j’avais besoin de manger, me laver et me refaire au moins une petite beauté. Comme effacer les cernes qui menaçaient de devenir un nouveau maquillage.

Bref, je mangeai, me maquillai après avoir pris une bonne douche, mis un peu de parfum, et une tenue. Jupe courte, mais pas vulgaire, en espèce de tulle, qui tournait et se soulevait facilement si on faisait les mouvements adéquats. Elle ne se soulevait jamais assez pour laisser voir les sous-vêtements, et était donc l’image parfaite de la tentation. Bleue, elle rappelait parfaitement la couleur de mon œil. Le haut était simple, un débardeur en mousseline rouge, ample, découvrant une partie de la poitrine (sur laquelle j’avais passé assez de temps pour la rendre réaliste, merci bien) et découvrant bien évidemment les bras. Correctement apprêtée, je pris une nouvelle fois la moto, souhaitant bonne journée à Grace, et eu la bonne idée de prendre un deuxième casque, sait-on jamais que je revienne avec un nouvel invité surprise. Cette annexe allait finir par voir le jour, au vu de la vitesse de peuplement de la maison !

J’arrivai devant la boutique, le casque sous le bras, et entrai dans le magasin comme la reine que j’étais. L’une des vendeuses, au courant que j’allais arriver, me conduisit prestement à son patron. Je lui donnai mon casque sans ménagement, histoire d’avoir les mains libres lorsque je serai devant la demoiselle. Il m’amena dans l’arrière boutique, et j’avais tout de même pu constater que ce magasin traitait correctement sa marchandise. Ils avaient de la place, de la nourriture, ils ne portaient pas de traces de mauvais traitements, du moins, pas récent. Au moins, Quentin avait l’intelligence de savoir qu’une marchandise abîmée avait moins de valeur. Il m’amena devant une cage recouverte d’un long et lourd draps blanc, derrière lequel se découpait une ombre chinoise. Il tira les rideaux, dévoilant une toute jeune fille, mince, probablement un peu trop pour que cela soit honnête, mais assez musclée pour qu’on sache qu’elle n’était pas malade. Vêtue d’une petite tunique blanche, mettant en valeur une crinière sombre, je laissai le Quentin me vanter les mérites de la... Shadow, au vu du nom sur la cage. Je tendis la main vers Quentin, qui sembla un instant ce demander ce que je voulais, avant d’avoir l’idée lumineuse de me donner le dossier de la jeune fille. Qui pensait réellement que cela allait m’échauder. Je relevai les yeux vers elle, avisant sa silhouette, avant de recommencer ma lecture, tout en lui répondant.

- « Vous » jeune fille, nous n’avons pas gardé les vaches ensembles. Et je n’ai rien à voir avec cet homme.

J’allais la tutoyer, mais tant qu’elle n’en avait pas l’autorisation, ça serait « vous » pour elle. Question de politesse et de respect, surtout à ses ainés. Elle avait quoi ? Dix-sept, dix-huit ans ? Dix-huit d’après les fichiers. Cadette d’une famille aisée, une grande sœur et un grand frère. Une morte, l’autre dans la nature. Vagabonde durant trop de temps pour avoir reçu une éducation digne de ce nom et... ouais, beaucoup de blabla pour pas grand-chose. Je redonnai le dossier à Quentin, lui disant de me l’envoyer par courrier. Je le complèterai au fur et à mesure.

- Bien, trésor, nous allons mettre les choses au clair. Il semblerait que tu sois ignorante des règles les plus élémentaires : si tu blesses un hybride, tu le regretteras. Tu penses pouvoir supporter la douleur ? Sûrement. Je doute cependant que tu veuilles qu’on fasse subir les choses que tu fais à ton frère.

Ou qu’on sorte sa sœur de terre pour saccager sa dépouille sous ses yeux. Ce n’était pas un bon départ ? Je mettais juste les choses au clair. Les humains n’avaient techniquement pas le droit de blesser les hybrides, ils encouraient de graves punitions s’ils essayaient. Un hybride moins gentil pourrait exiger sa mise à mort, considérant l’enfant comme trop sauvage. Si elle se comportait gentiment, alors il n’y aurait pas de problème. Personne ne savait où était son frère ? Peu me chaux. J’ai l’argent et les effectifs pour ratisser la ville et e retrouver, et en faire le pantin pour briser la jeune fille. Cela dit, la violence n’était pas toujours une fin en soi, et certainement pas l’unique moyen de parvenir aux fins voulues.

- Je suis prête à jeter l’éponge pour cette fois, si tu me parles un peu de toi. Ce que tu aimes, détestes, ou préfères éviter. Si nous devons cohabiter ensemble, autant que cela soit du bon pied.

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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyMar 6 Aoû 2019 - 0:17
Je serrai les dents à entendre le fameux Quentin vantait mes mérites enfin plus exactement à me décrire comme une vulgaire marchandise, un objet. Même si j'avais dû m'y habituer à cause de mes années de rue je ne supportais toujours pas mais pour avoir ce que je voulais je devais me taire, quelques billets étaient tellement importants. La jeune femme prit le dossier tendu et le consulta en me jetant quelques fois des regards puis sa voix retentit. Elle avait malheureusement pris ma remarque pour elle alors qu'elle était complètement adressée au vendeur. Malgré mes vagabondages je n'avais pas perdu mes valeurs ni mon éducation. Je m'expliquai immédiatement après la fin de sa phrase :


- Madame, mes propos ne vous étaient pas du tout destinés. Je ne permettrais pas de tutoyer en premier lieu une personne que je ne connais pas et ne m'ayant aucunement manqué de respect. Ils étaient destinés à l'homme vous accompagnant. Et je saisie rapidement avec votre attitude et votre regard que vous n'étiez pas comme cet homme. Enfin, si on peut qualifier d'homme ce genre d'énergumène ainsi que ces collègues pervers dont un a cru bon de s'autoriser à me toucher malgré les plusieurs avertissements lancé à ses regards lubriques. Et ça pourrait tout autant t'arriver Quentin ! -Finissais-je d'un regard de folie envers le misérable vendeur tout en reculant.


Je portai une nouvelle attention à la femme aux cheveux immaculés feuilletant mon dossier. Mais au faite, qu'est-ce qu'il y avait dedans ? de quoi parlait-il ? les ordres de mon ''ravisseur'' étaient-ils inscrits ? Elle ferma le dossier et après m'avoir interpellé de ''trésor'' que je ne relevai pas, elle m'expliqua les ennuis que je pouvais avoir si je blessais un hybride. Cela me fit esquisser un sourire et me rappela à nouveau mes arnaques et mon travail illégale de danseuse dans ce fameux bar tout aussi illégale, combien d'hommes hybrides s'étaient retrouvé avec des fractures -une spécialiste dans les poignets et doigts explosés-, des ecchymoses lorsqu'ils avaient dépassé la limite ? Je ne l'écoutais plus jusqu'à qu'elle prononce ''frère''. Comment savait-elle ? non ce genre de menace me mettait hors de moi, j'étais prête à tout encaisser mais mon frère devait rester en dehors de tout ça. Mon cœur se mit à s'emballer, à vouloir sortir de ma poitrine quitte à briser mes côtes complètement visibles.


Je me rapprochai rapidement et frappai mes poings diaphanes sur les barreaux de la cage avant d'être violemment tirée en arrière. Les bras tendus par les chaînes latérales et maintenu debout par le collier de fer je ne pu exprimer ma rage. La tension se relâcha soudainement et mes jambes cédèrent. Tandis que je reprenais mon souffle, l'hybride femme parla à nouveau. Et je fus agréablement surprise qu'elle s'intéresse à moi et pas du tout dans le sens dont j'avais l'habitude. Je restai un peu déconcertée puis me relevai sans oublier un regard meurtrier au vendeur. Regard qui s'adoucit immédiatement face à elle, même s'il restait un peu plus dur qu'au début. Je mis un petit moment avant de répondre, cela faisait tellement longtemps qu'on ne m'avait pas questionnée sur mon mental, sur moi. -je déclasse de cette catégorie les questions obscènes sur mes préférences sexuelles-. 


- Je...je n'aime pas être ici, je déteste qu'on me considère comme un vulgaire objet prêt à assouvir le moindre de leur fantasme pulsionnel. Je refuse qu'on me touche sans mon autorisation, ceux qui ont essayé en ont payé les conséquences. Et ne touchais pas à mon frère ! C'est tout, je ne sais pas que dire plus...merci pour cette question 


Je me rendis compte que j'avais omis la première question : ''ce que tu aimes''. Mise à part mon frère, plus rien ne comptait. Plus rien ne me faisait envie. Je voulais juste le retrouver. Quentin regarda l'hybride scorpion et demanda : 




- elle convient ? Je demande immédiatement à qu'on s'occupe d'elle pour que vous puissiez commencer son dressage ?
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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyMar 6 Aoû 2019 - 10:29

Une sérieuse folie  



Peut-être ne perdais-je pas totalement mon temps en venant ici. Eprouvais-je quelque chose pour la situation de la jeune femme ? Malheureusement pour elle, non. Je ne la connaissais pas, et tout juste avais-je le respect dû aux êtres vivants. Sachant que je n’éprouvais déjà pas grand-chose pour la plupart des êtres vivants... Elle avait cependant la chance de sortir de l’enfance, ce qui, si cela ne la rendait pas intouchable à mes yeux, la protègerait au moins d’autres soucis. Sauvage oui, mais l’instinct de survie était-il réellement une notion de sauvagerie ? Je me souvenais de mes accès de violences, jugulés par une puce. Je me souvenais également que je n’avais jamais été particulièrement mauvaise, justement à cause de cette puce, même lorsque les clients se montraient odieux, discourtois, ou demandaient des choses que beaucoup auraient trouvé dégelasses. A l’époque cela ne m’avait pas particulièrement choquée, et Grace avait été un amour en essayant de m’apprendre au moins la théorie. Des choses qui ne devaient pas se faire, même dans notre travail. Ce qui était absurde, disons-le : travailler dans une maison clause pour une personne qui n’avait aucune considération pour nous, ne nous voyait que comme un moyen de gagner encore plus d’argent... Oui, refuser aurait signifié un dysfonctionnement. Nous aurions été battues, voire pire. Et à cette époque, Grace avait été là pour moi. Fort, pilier inébranlable qui protégeait la personne qu’elle considérait comme ayant besoin du plus d’aide : moi. Les rôles s’étaient inversés aujourd’hui, et Grace faisait partie intégrante de ma vie. Personne ne la toucherait si elle n’en avait pas envie. Personne ne lui ferait le moindre mal.

Le lien avec ce qui se passait ici ? Shadow avait passé sa vie, ou du moins une partie, dans la rue. D’après son dossier, elle avait un frère vivant – enfin, supposé vivant – qui était sa seule famille et à qui elle tenait beaucoup. C’était un point de pression, tout comme Grace pouvait l’être pour moi, en un certain sens. Mais d’abord et surtout, c’était porter attention à la demoiselle. Des paroles soutenues, soulignant une éducation qui allait en ce sens. Elle était peut-être une gamine à peine adolescente lorsque la guerre avait éclatée, elle en avait quand même gardé de beaux restent. Elle me détrompa, arguant qu’elle ne se permettrait pas de me parler ainsi. Qu’elle avait remarqué la différence entre moi et l’autre individu. Je gloussai, un petit rire amusé qui attira l’attention de Quentin, et qui aurait pu me foudroyer du regard si j’en avais eu quelque chose à faire. Adorable. Je comprenais... Sauf que la petite n’avait pas son mot à dire sur ce qu’elle devait ou non subir. Oui, c’était avilissant, et oui être objectifiée avait de quoi hérisser... Mais elle était une esclave et n’avait pas son mot à dire. Lorsqu’elle aurait un maître, celui-ci pourrait éventuellement porter attention sur ce qu’elle désirait ou non, mais il était fort probable que s’il voulait obtenir quelque chose d’elle... il l’obtiendrait.

Plus tard. Pour l’heure, il était temps de mettre les choses au clair. Menacer son frère ? Aucun problème. Je faisais pire, tout le temps. Cela me permit, entre autre, de voir effectivement un petit problème comportemental et une perte de contrôle sur ses émotions. Egalement qu’elle pouvait se blesser, simplement pour tenter d’évacuer la colère et le sentiment d’impuissance. Qu’elle se calme, la douce enfant : temps qu’elle se tenait tranquille, tout irait bien. Ce n’était qu’un avertissement après tout. Les humains étaient savants dans l’art de faire souffrir autrui. Et les hybrides avaient eu de bons professeurs. Elle devait simplement se rendre compte que ses actions avaient des conséquences, et que cela ne serait jamais pire que ce qu’elle pouvait imaginer.

Je la regardai s’effondrer, penchant légèrement la tête sur le côté. Manque d’énergie ? Douleur peut-être, à cause des chaines. Ou la position difficile à tenir. Dans tous les cas, c’était un coup d’éclat parfaitement inutile qui ne m’impressionnait pas, si tel avait été le but. Bien, maintenant qu’elle était calmée, nous allions pouvoir un peu discuter. Qu’elle me parle donc d’elle. Elle sembla étonnée de ma question, et j’haussai un sourcil délicat. Oui, ma jolie ? Ne soit pas si surprise, les informations sont la clé de la réussite. S’intéresser à l’autre permettait également de construire un lien de confiance. Il ne s’agissait pas de ça ici, mais je savais parfaitement que c’était bien la dernière chose qu’on demandait à un esclave. On ne s’intéresse pas assez aux insectes, alors même qu’ils sont la base qui soude le monde. Si je voulais pouvoir dresser la petite, il allait falloir lui donner une raison d’apprendre et d’obéir. Encore une fois, la violence n’était pas toujours nécessaire.

- Qui aimerait être dans une cage, en effet. Malheureusement, il faudra travailler sur ton aversion des contacts. N’aies crainte, tu ne seras pas forcée. Pas avec moi.

Je ne parlais même pas spécialement de contacts charnels, mais juste de contacts de manière générale. Il faudrait qu’elle accepte d’être touchée, que cela soit parce qu’elle devait s’occuper de quelqu’un dans le besoin, qu’une personne désireuse de chaleur humaine. Elle apprendrait, même s’il n’était pas encore question de ça. Quant au reste... Si elle ne voulait que souligner ce qu’elle ne voulait pas, libre à elle. Je tournai les yeux vers Quentin, soupirant légèrement, ennuyée de me faire encore une fois déranger.

- Amenez-moi ses affaires, ou au moins de quoi l’habiller décemment, et laissez-nous seules.
- Mais...
- Bon sang, je ne suis vraiment pas d’humeur aujourd’hui. Faites ce que je dis.

Peut-être que Quentin avait un minimum d’instinct, finalement. Que cela soit ma voix devenant aussi glaciale qu’impérieuse, ou la queue se dressant dans une menace évidente, il finit par partir en quatrième vitesse. Sa fierté devait en avoir prit un coup, mais il n’était qu’un vendeur d’esclave. J’étais une chasseuse : je trouvais les esclaves en fuite, je démasquais les hybrides rebelles, les traitres. Je pouvais fort bien décider qu’il en était un, et lui faire rejoindre cette même cage présentement occupée. J’étais connue dans mon domaine, connue pour être douée et ne pas faire dans la dentelle. Ce que je voulais, je l’obtenais. Une femme arriva, tendant un petit paquet d’habits qui avaient vu de meilleurs jours et qui n’appartenaient probablement même pas à la demoiselle. La femme – humaine – détacha la demoiselle, restant prudente, les yeux allant de Shadow à moi, à la porte. Elle ouvrit ensuite la cage et s’apprêta à s’en aller à reculons. Je lui attrapai le bras et chassai quelques mèches de cheveux, dégageant une partie de son visage tuméfié. Ce n’était pas récent, mais il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’elle servait de défouloir à l’autre. Ce que je pouvais faire ? Tant de choses et rien à la fois. J’avais déjà vu cette femme, je n’en connaissais pourtant pas le nom. Je savais juste qu’elle était... douce. Plus âgée que ce qu’on pouvait trouver généralement dans les coins de ventes. Bah. Je posai simplement un baiser léger sur la blessure, comme une mère le ferait sur la blessure de son enfant, avant de la laisser filer. Parfois, montrer simplement un peu de compassion, même si elle était fausse, pouvait redonner courage.

- Parfait, maintenant que nous sommes seules, tu peux terminer de me répondre.

Oui, finalement, je n’avais pas envie de laisser passer ça. C’était un peu comme adopter un chiot : au départ, il fallait garder des objectifs clairs et ne rien laisser passer, afin qu’en grandissant, l’animal soit bien éduqué. Ce n’était même pas une question personnelle, je ne lui demandais pas quelles étaient ses préférences sexuelles, sa position préférée, juste ce qu’elle aimait en général. Je m’adossai  à la cage ouverte, regardant autre part que vers la demoiselle, lui offrant la vague intimité qu’elle pouvait demander pour se changer. Non pas qu’elle m’intéressait, j’avais littéralement d’autres choses en tête pour le moment.

- Tu habiteras avec moi, évidemment. J’ai une colocataire, qui a trois humains. Je ne vois pas d’inconvénient à ce que tu leur parles, évites juste de les entraîner dans une quelconque bêtise. Il y a également...

Je fis la moue, essayant de trouver un terme qui pourrait convenir à Lucien. Difficile de décrire ce trésor en un seul mot. D’ailleurs, j’ignorais complètement si l’homme serait encore là lorsque j’arriverai, où si son espèce de double aurait repris le contrôle et se serait carapaté en vitesse, m’obligeant à aller lui aire la chasse. Peut-être pourrais-je lui donner quelques jours, lui faire croire que je l’avais oublié ou que j’abandonnais. Le connaissant, il penserait sûrement que j’avais mieux à faire, et il prendrait la mouche. Sauf que j’avais effectivement mieux à faire.

- Difficile à dire, en fait. Disons simplement un homme un peu obsédé par ma personne dans les bons jours. S’il te pose un problème, viens me trouver.

Il y avait d’autres choses à dire, mais nous pourrions en discuter en allant lui acheter d’autres vêtements et le nécessaire pour commencer sa vie chez moi.

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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyMer 7 Aoû 2019 - 3:41
Je savais que je devais me contrôler mais le sujet de mon frère était tellement sensible je ne savais même pas comment il allait. Il était ma seule faiblesse. C'était lui qui m'avait toujours protégé tout comme Amarok, mon hybride loup mais surtout plus que ça... La dresseuse semblait étonnée de ma façon de parler. Et oui, un bon coup à chaque mauvaise structuration ça ne laisse pas que des marques physiques. Elle fut d'accord avec moi quand j'énonçai le problème de ces infâmes cages, je lâchai dans un soupir ''absolument personne''. Et tout me revint à nouveau en mémoire, la violence que parfois mon géniteur avait à l'encontre de Amarok alors que celui ne faisait que me protéger. Je ne compte plus les fois où il s'était fait balancer sans délicatesse dans une cage tandis que moi discrètement je finissais mes nuits à dormir à ses côtés seulement séparé par des barres métalliques. Un peu plus grande cela m'avait appris à crocheter les serrures ce qui fut loin de m'être inutile. Je secouai la tête et reportai mon attention sur l'hybride. En réfléchissant ce n'était pas des contacts dont j'avais peur mais de ce que ça pouvait entraîner. Si j'étais sûr que ça ne finirait pas comme ma défunte sœur il n'y aurai aucun problème. Mais j'ai vu. J'ai vu cette perversité odieuse que pouvait avoir les hommes et quelles horreurs ils étaient capable de faire. Au point, que je ne sais même pas comment je réagirais face à un simple câlin. Je devais garder la maîtrise. Un peu ridicule d'avoir peur de simple câlin alors que j'ai passé mon temps à soigner mes blessures puis celle de mon frère ainsi que sa maladie. Mais la femme semblait conciliante ce qui me rassura légèrement surtout quand elle voulu me faire changer.

Enfin rassurante, pas pour Quentin. Celui-ci partie rapidement blanc comme un linge et la queue entre les jambes lorsque le dard de son accompagnatrice se dressa suivi d'un ordre à la tonalité glaçante. Je ne pu empêcher un léger rire que je calmai en me mordant les lèvre et en secouant ma chevelure ébène. Une humaine dont j'avais fait la connaissance dès mon arrivé fit irruption dans la pièce tenant une pile d'habit. Elle me détacha mais elle semblait pourtant tellement inquiète. Pourquoi ? Qu'est ce que les vendeurs lui réservaient encore ? Son visage porté toujours les marques de ces ordures. Je lui adressai un merci ainsi qu'un regard lui promettant que ça irait. Elle sorti mais tous mes muscles se contractèrent prêts à intervenir quand le scorpion attrapa son bras. Bon niveau réactivité je n'avais pas tout perdu mais cette fois-ci se fut pour une mauvaise raison. Elle fit preuve d'une telle douceur et je vis Ama' quand elle déposa ses lèvres sur la peau meurtrie.

Au départ de la jeune femme, celle dont je ne connaissais pas encore le nom me tourna le dos m'offrant un peu d'intimité. Je prévenu :

- Je vais juste me changer d'abord et je répondrai à vos questions.

Je pris quand même la précaution de me cacher derrière les draps blancs. J'enfilai un soutien-gorge et m'attendant à un pantalon et un haut je me retrouvai à nouveau avec une robe mais cette fois-ci avec une veste abîmée. Que ne fût pas ma joie en découvrant qu'elle y avait pensé ! Mon poignard elle avait réussi à le cacher dans la pile de vêtement ! J'embrassai la lame et la cachai dans mon soutien-gorge comme j'avais l'habitude de faire. Je vérifiai qu'il ne puisse pas être détecté et enfilai la veste avant de rejoindre mon interlocutrice qui expliquait ce qui allait se passer.

- Je suis prête. Vous vouliez que je parle de moi ? Et bien je ne sais même pas par où commencer. Mon père enfin mon géniteur ne m'a jamais voulu mais à par contre voulu parfaire mon éducation même si cela pouvait laisser des traces. Ma mère a disparu, ma sœur est mort et mon frère je ne....je ne sait même pas où il est mais je vous en supplie il n'a pas a payé mes faux pas. C'est un hybride loup qui m'a élevé finalement. C'est lui qui était toujours là, qui m'a appris à me débrouiller, à vivre. C'était comme un second père ou frère. Lui, non plus je ne sais pas ce qu'il est advenu. J'ai appris à me débrouiller dans la rue, à me soigner ainsi que mon frère. Et je me suis retrouvée ici.... Si je peux me permettre, je ne sais votre nom contrairement à vous. Comment vous appelez-vous ?

Et oui faire connaissance allait dans les deux sens. Elle semblait me connaître, à moi de faire pareil.
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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyMer 7 Aoû 2019 - 12:26

Une sérieuse folie



Comme le soulignait la demoiselle suite à mes propos, personne n’aimait être enfermé. Du moins pas sur une longue période et pas s’il était normal dans sa tête. Et même là, je savais ce que pouvait causer un enfermement prolongé sur la psyché de quelqu’un. J’avais passé un temps monstrueux comme bête de foire, ou plutôt, expérience de laboratoire, rien de plus qu’un rat sur lequel on expérimentait. Je n’avais pas vu la lumière du jour, pas une seule fois dans mon enfance, et je ne considérais pas les rares fenêtres par lesquelles la lumière passait comme étant « la lumière du jour. » Je n’avais pas posé le pied dehors, senti l’herbe fraiche ou la brise du vent sur ma chair. Je n’en avais pas souffert car j’ignorais ce que c’était, tout juste avais-je été curieuse... Et quand j’eu pu goûter à un semblant de liberté, il n’avait plus jamais été question de me laisser encore une fois enfermer. Une cage, même bien entretenue, ne vendait pas du rêve. Etais-je pour autant contre l’esclavage, qui était forcément une sorte de cage ? Comment donner un avis objectif quand c’est tout ce que l’on a toujours connu ? La vérité, c’est que je m’en moquais pas mal. Ainsi allait la vie, chacun faisait avec sa merde et se débrouillait comme il le pouvait. Il fallait juste veiller à ne pas dépasser certaines limites, limites que malheureusement les deux camps franchissaient régulièrement, comme en témoignaient les dires de la jeune fille, ou l’hématome mal caché de la femme venue libérer Shadow.

J’avais bien remarqué sa soudaine crispation, et je ne m’en formalisai pas. Je fis ce que je voulais faire, c’est-à-dire montrer un peu de compassion. Faire partie des hybrides ne m’en privait pas, quoi qu’on en dise... Et même si j’avais effectivement de gros manques au sein de mes émotions et qu’elles étaient souvent plus... violentes que celles des autres. J’essayais pourtant toujours d’être juste, refusant la cruauté inutile... Cela ne voulait pas non plus dire que j’étais la gentille fille qui se laissait marcher sur les pieds : j’étais manipulatrice et j’aimais à penser que je maniais correctement les mots. Observatrice et calculatrice. Les hommes diraient probablement que j’avais un sale caractère, avant d’énumérer toute une série d’adjectifs fleuris qui mériteraient qu’on leur coupe la langue et les couilles.

Je laissai la jeune fille s’habiller, l’interrogeant néanmoins sur ce qu’elle avait passé sous silence. Elle me demanda juste un peu de temps, celui qu’elle prendrait pour s’habiller. Je suppose que je pouvais laisser passer ça, même si techniquement, elle devrait obéir quand on le demande, et pas quand ça lui chante. Cela dit, ce n’était pas réellement un ordre, mais une manière d’apprendre à la connaître. Si elle continuait de refuser à parler, il faudrait simplement lui rappeler qu’elle n’avait plus de vie privée et que ce qu’elle était, son passé et son avenir, appartenait à la personne qui la prendrait en charge, comme les hybrides l’avaient été par le passé. Ce ne serait même pas un rappel cruel, une vengeance ou autre, c’était simplement ainsi que fonctionnait les choses. Je pouvais être patiente, ce n’était pas le cas de tout le monde.

Et puisqu’elle voulait prendre le temps de s’habiller, je pris ce moment là pour expliquer comment les choses se dérouleraient une fois que nous serions sorties d’ici. Il y aurait d’autres choses à expliquer, comme donne le nom de Grace et des autres, la mettre réellement en garde contre Lucien, même s’il ne serait pas un réel danger tant que je gardais mes distances avec l’humaine. Shadow sortit donc de sa petite cachette pour se poster à mes côtés, parlant et racontant succinctement sa vie, me faisant pencher la tête sur le côté. Certes, son dossier n’était pas aussi complet qu’on aurait pu le vouloir, mais ce qu’elle racontait n’était pas non plus un secret. Non pas que je souhaitais qu’elle me raconte des secrets.

- Tu n’as vraiment pas envie de dire ce que tu aimes, n’est-ce pas ? Je déciderai pour toi, dans ce cas. Quant à mon nom... Antarès Al Niyat. Je laisse à ton jugement la manière appropriée de me nommer : tu sembles dégourdie.

Je n’avais surtout pas envie de commencer à expliquer que j’étais une femme aujourd’hui, mais qu’il en irait peut-être différemment demain, et que le « madame » de circonstance aujourd’hui ne le serait donc pas demain. Elle comprendrait en me voyant. Tant qu’elle restait respectueuse, elle pouvait m’appeler par mon prénom, à moins que je ne lui signifie le contraire... Et dans ce cas, elle ne pourrait que difficilement se tromper. Maîtresse me ferait bizarre néanmoins, principalement parce que je n’avais jamais eu d’esclave depuis le temps que la Révolution avait eue lieu. Patron, ou patronne, ça pourrait encore aller... Bah, elle trouverait bien elle-même. Je lui fis signe de me suivre, retournant dans la salle principale, et allant directement chez Quentin qui avait toujours le casque de ma moto. Je le récupérai, signai le document relatif à l’acquisition de la demoiselle, sa prise en charge, son dressage, bref, le contrat. Et on put sortir.

- Je ne suis pas dresseuse, mais chasseuse. Mes activités pourraient t’amener à me suivre, mais lorsque ce n’est pas le cas, tu resteras avec Grace, ma colocataire.

Ou comment dire subtilement que s’il lui prenait l’envie de se carapater, je pourrais la retrouver, et je risquerai de ne pas apprécier ce manque flagrant de politesse. Je lui donnais également le nom de l’autre hybride qui habiterait avec nous, mais taisant toujours celui de Lucien. Son cas était sans doute trop particulier pour une première discussion entre dames. Je soulignais également qu’elle pourrait être seule, mais sous la garde de quelqu’un d’autre, en somme que j’avais une vie et que je n’attendais pas qu’elle me suive partout comme un caniche. Je devais la dresser, je ne devais pas la pouponner.

- En attendant, direction coiffeur, vêtements et chaussures.

Elle était présentable, elle n’avait probablement pas réellement besoin d’aller chez le coiffeur, mais un passage dans un magasin d’humain, une vie dans la rue et tout le reste, ça ne donnait pas forcément la possibilité de se doucher et laver les cheveux comme on le désirait. Elle n’avait sans doute pas de parasites, mais un soin capillaire ne saurait lui faire de tort. Quant au reste, il était évident qu’elle n’allait pas que porter cette tenue. Je lui tendis le casque, alors qu’on arrivait à hauteur de la moto. J’ouvris le siège avec la clé, pris le deuxième casque et grimpai, invitant la jeune femme à se mettre derrière moi. La queue ne poserait pas trop de problème : je pouvais la déplacer sur le côté. Ce n’était pas aussi agile qu’une queue de félin, mais c’était suffisant.

@feat joueur Des petites notes ici
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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptyVen 9 Aoû 2019 - 2:14
Elle insista sur le fait que je ne veuille pas dire ce que j'aimais mais ce n'est pas que je ne voulais pas mais c'est que je ne savais pas mise à part retrouver mon frère. Ou bien c'était banal et sans grand intérêt. Je pus enfin connaître son nom mais elle me laissait le choix de la nommer. Ne la connaissant pas ''madame'' me parut le plus approprié. Je la suivis sans rien dire mais un regard moqueur m'échappa de manière volontaire quand on croisa Quentin. Antarès signa un papier et enfin je goûtai depuis si longtemps l'air extérieur.

Les sorties n'existaient absolument pas. Le choc avait été quelque peu violent, cinq ans dehors ou alors dans des maisons abandonnées ou des chantiers -tout autant bon pour se protéger et avoir un toit et un mur contre lequel s'appuyai était un luxe qu'on ne pouvait rarement s'offrir quand nous vagabondions. Et se retrouver enfermée, enchaînée 24h sur 24, mon esprit avait eu beaucoup de mal à le supporter. Alors là, sentir les rayons du soleil réchauffer mon visage, c'était du bonheur.

 - Cela m'avait tellement manqué -lâchai-je en souriant tandis qu'une brise me fit frissonner.

Je passai ma main dans mes cheveux qui avait pas mal terni tout comme mon teint pour ainsi dire et continuai d'écouter celle qui m'avait sorti de cet enfer. Pour une fois et je ne sais pour quelle raison je n'avais pas ce pressentiment de retomber dans un autre enfer. Mon instinct s'était-il atténué ? Elle m'expliqua qui elle était plus précisément et me parla de sa colocataire. Sa révélation venait de mettre en quelques secondes tous mes plans à l'eau. J'avais entendu pas mal de choses sur les chasseurs et ça ne m'arrangeait pas. Je devais trouver une autre solution pour réussir à retrouver ma liberté ainsi que mon frère et Amarok. Je fis une légère moue quand la chasseuse énonça que je serais toujours sous la garde de quelqu'un. Oui, je m'étais déjà dénudée mais jamais entièrement en présence de quelqu'un car j'étais quand même assez pudique et puis être constamment avec un chaperon sur le dos j'avais déjà donné au magasin. J'avais besoin de moment pour moi, juste pour moi. Marcher dans la forêt ou au bord de l'eau ou juste être seule dans mon coin. Mais véritablement seule et puis si la personne devait me surveiller elle avait intérêt à être sportive. Malgré ça je n'avais pas réellement à me plaindre je serais toujours bien plus libre que dans une cage avec une laisse au cou. Mais sa conclusion me laissa stupéfaite : ''coiffeur, vêtement et chaussures'' alors ça je ne m'y serais jamais attendu. Je restai quelques secondes abasourdie avant de bégayer avec un grand sourire de surprise :

 - pardon ? Enfin... je veux dire merci, ce n'est vraiment pas une chose à laquelle je m'attendais ! Merci beaucoup !

Antarès me tendit un casque et je découvris l'engin : une superbe moto. Habituée des sportives, des roadsters ainsi que des cross grâce à une passion fraternelle je me mis à inspecter chaque détail. Ma main glissa sur les carénages. Et je me revoyais faire la course avec les motos de mes aînés. Evidemment, je n'avais pas l'âge pour des moteurs aussi puissants mais qui a déjà respecté quelque chose qui n'était pas de son âge ? Et lorsque j'étais trop petite en taille pour atteindre les commandes mon frère me prenait derrière lui et monter dans les tours. Jamais en dessous de trois chiffres ! Bon le problème se posait quand il fallait réparer. J'avais le boulot de l'infirmière instrumentiste en bloc opératoire. Mais j'avais tellement appris qu'aujourd'hui je saurais parfaitement me débrouiller, surtout pour démarrer sans clé. -oups-. Je regardai la jeune femme aux yeux vairons s'installai sur la bécane :

 - Je peux en partie répondre à votre question. Ce n'est pas que je ne voulais pas, c'est juste que je n'avais rien qui me venait en tête. C'est vraiment banal et sans importance mais je suis passionnée de moto et d'équitation ainsi que de danse. Je suis une grande amatrice de vitesse depuis petite. J'aime courir et heu... vous aurez sûrement d'autres réponses plus tard quand ça viendra à mon esprit - dis-je avant qu'une nouvelle brise apportant à mon nez, les effluves d'un restaurant à proximité, mon estomac ne tarda pas à grogner et la gêne me monta aux joues tandis que j'enserrai mon ventre- oh ! Pardon ! Et je crois que je ne serais pas non plus contre un vrai repas et une douche surtout....

J'enfilai mon casque et m'assis derrière la conductrice. Même si la queue de scorpion ne me gênait pas je ne savais pas trop où positionner mes mains.
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MessageSujet: Re: une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] une sérieuse folie [Shadow Fire/Antarès Al Nyat] EmptySam 10 Aoû 2019 - 12:31
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