Forum RPG + 18 ans Guerre d'espèce
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

C'était fermé, j'me suis dis que je pouvais entrer (Ft. Axel Norellsen)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: les faubourgs réhabilités :: Les habitations luxueuses :: Manoir d'Axel Norellsen
MessageSujet: C'était fermé, j'me suis dis que je pouvais entrer (Ft. Axel Norellsen) Dim 11 Mar 2018 - 3:08

C'était fermé, j'me suis dis que je pouvais entrer
Axel ◮ Lyra

 
Je levais les yeux vers le voile grisonnant au dessus de ma tête, les nuages avaient envahis le ciel à une vitesse folle et à présent de fines gouttelettes s’écrasaient sur mon visage. Nul doute que la pluie allait s’intensifier et rester dehors par ce temps, en plein hiver, c’était pas franchement l’idéal. Et j’avais beau tenter de mettre mes préjugés de côtés, ce quartier puait l’argent et ses habitants ne devaient pas être très solidaires ni chaleureux, surtout vis à vis d’un humain. Les larmes du ciel ruisselaient sur ma peau, dans mes cheveux fauves et je me décidais à me remettre en marche. Le mauvais temps avait au moins comme avantages de n’encourager que très peu de monde à sortir de chez eux et pour cela j’aurais presque pu l’en remercier.
Cependant l’averse ne semblait pas prête de s’arrêter et le vent ne s’était pas levé pour repousser les nuages noirs, qui à présent dominaient. Mes vêtements étaient trempés, tout comme mes cheveux et je venais à m’ébrouer comme le ferait un chien pour chasser les gouttes qui perlaient à leurs pointes. Je frissonnais et claquais un peu des dents, l’air était froid, peut être pas glacial mais l’humidité ne m’aidait en rien à me réchauffer. Je devais faire peur avoir avec mon teint pâle, mes cheveux coller à ma peau et mes vêtements à présent si moulant que ça pourrait presque en devenir gênant si je venais à croiser quelqu’un. D’autant plus que je ne portais pas grand-chose, j’avais filé de chez mon ancien maître sans rien piquer et je ne possédais à présent que ce que je portais sur moi, à savoir un t-shirt blanc recouvert d’un sweat assez léger et un jean noir assez serré qui, avec l’humidité, commençait déjà à m’oppresser et à couper ma circulation sanguine.


Je m’engageais dans une toute nouvelle rue, lorsqu’une vive lumière zébra le ciel. Je sursautais, m’arrêtais en plein milieu de la route et regardais tout autour de moi. Je ne savais pas où j’allais m’abriter mais courir comme une dératée sous l’orage n’était pas l’idée du siècle. J’observais autour de moi, de grandes maisons, de grands jardins, de grands portails de part et d’autre. La faible luminosité ambiante me permettait de voir si les demeures étaient habitées, car si elles l’étaient, la lumière était allumée et je pouvais le voir d’où je me trouvais. Je fis quelques mètres de plus avant qu’une propriété n’attire mon attention. Elle était plutôt immense, même si je dois avouer ne pas être très objective parce qu’à mes yeux 10 mètres carrés pour survivre me semblent déjà suffisant.
Je reste plantée devant à la regarder, j’analyse, je détaille, je plisse un peu les yeux en tentant de voir si quelqu’un est à l’intérieur. Elle me semble vide, mais peut être pas non plus inhabitée parce que dans l’ensemble elle ne me paraît pas laissée à l’abandon. J’avise la grille haute d’au moins 3 mètres ainsi que les haies qui donne l’impression d’encadrer le terrain et pèse le pour et le contre. Passer au dessus de la grille me semble un peu compliqué mais pas infaisable, cependant je serais pas mal exposée au voisinage et je doute que tous ces gens ne me laissent entrer par effraction dans le manoir juste sous leur nez. Faire le tour me semble une meilleure idée, d’autant plus que l’accès me semble plus facile, je n’aurais qu’à me faufiler sous la haie.


Je marche un peu plus loin et balaye des yeux la haie devant moi, j’avise un espace suffisamment grand pour que je me faufile toute entière et me mets à plat ventre, commençant ainsi à ramper. Une fois de l’autre côté je me redresse, grimaçant en remarquant l’état de mon sweat couvert de boue et me dirige vers la première fenêtre que je vois. J’essaye de les ouvrir tour à tour, pour celles qui me sont accessibles, afin de voir si l’une d’entre elles n’est pas verrouillée. Après tout un oubli est vite arrivé. Je fais le tour pour éviter d’être vue et fouille le sol des yeux à la recherche d’une pierre suffisamment grosse pour casser la vitre. S’il y a quelqu’un à l’intérieur cela risque de l’avertir, mais tant pis, il pourrait tout aussi bien croire qu’il s’agit du vent et ne pas chercher à comprendre. Vu la grandeur de la propriété je pourrais forcément trouver un endroit où me cacher en attendant que le soleil pointe de nouveau son nez.
Finalement j’attrape un caillou assez gros mais pas lourd au point de gêner mes mouvements et m’approche d’une fenêtre à laquelle je file un coup suffisamment fort pour que la vitre éclate en morceaux. Quelques légères coupures sur les doigts mais rien de bien grave et j’ôte tous les petits bouts de verre encore encastrés dans la fenêtre afin que mes vêtements ne se voient pas réduit en miette. Je me hisse finalement sur le rebord et me traîne à l’intérieur lourdement. La chute n’est pas très haute, peu douloureuse mais par contre.. ça ne passe pas inaperçu. Je soupire entre mes lèvres, ramasse rapidement les plus gros éclats et pose le tout sur le rebord de la fenêtre. J’observe les murs autour de moi et me réjouis de la chaleur ambiante. Cela fait du bien d’être au sec, à l’intérieur et au chaud. Lentement, à pas de loup, je pars à la recherche d’une salle de bain et malgré la multitude évidentes de pièces, je tombe miraculeusement sur cette dernière et m’empresse d’ôter mes vêtements trempés.


Ce n’est déjà pas bien poli d’entrer chez les gens sans avoir l’autorisation mais alors… s’approprier une salle de bain toute entière est sans doute encore pire. Pour autant, je claquais des dents et je ne pouvais tout simplement pas rester comme ça. J’ôtais mes vêtements un à un, demeurant tout de même en culotte et conservant également mon t-shirt blanc quoi que l’un comme l’autre se trouvait être tout aussi humide. Je m’étirais devant le miroir que j’avais en face de moi en constatant les dégâts que la pluie pouvait faire. J’avisais de la douche derrière moi et mes lèvres s’étirèrent en un sourire. J’avais sacrément envie de m’offrir le luxe de fondre sous la douche. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu accès à une salle de bain pareille… là vie d’humain libre est relativement compliquée tout de même, peu de temps pour soi, peu de confort, je ne réfléchis pas plus longtemps avant de me séparer du reste de mes fringues.
L’eau coulait sur mon visage depuis maintenant plusieurs minutes, elle était douce et chaude, rien à voir avec la pluie glaciale du dehors. Je piquais du shampoing et m’en tartinait les cheveux jusqu’à ce que la mousse coule dans mon dos. L’eau détendait mes muscles et c’était en tous points agréable, moi qui avait couru un bon moment sous la pluie, ça me faisait sacrément du bien. Je dû bien rester vingts minutes dans la douche et lorsque j’en sortis la pièce était toute embuée et le miroir ne me permettait même plus de voir mon reflet. Mes vêtements étaient toujours sales et trempés, je ne me sentais pas de les remettre. Je serais bien sortie de nouveau afin de partir à la recherche de nouveaux vêtements que j’aurais pu emprunter au propriétaire du manoir mais je commençais de plus en plus à penser que ce lieu n’était pas aussi inhabité que j’aurais pu le penser. La preuve en était que le gel douche et le shampoing présent dans la douche appartenait bien à quelqu’un et que ce quelqu’un s’il n’était pas déjà présent, n’allait pas tarder à rentrer.
(c) Ivy
avatar

Fiche Perso
Sexualité :: Hétérosexuel
Âge: 18 ans
En bref !:
♔ Pet Indressable ♔
♔ Pet Indressable ♔
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 60
Date d'inscription : 30/10/2017
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: C'était fermé, j'me suis dis que je pouvais entrer (Ft. Axel Norellsen) Lun 12 Mar 2018 - 10:49
Le jeune hybride jeta un regard le long du couloir d'un air satisfait. Il avait enfin pu terminer son ménage. Bien que la fin de journée commençait à pointer le bout de son nez, il avait réussi à suffisamment s'organiser pour remettre un peu d'ordre dans son immense bâtisse. Les choses n'étaient plus aussi faciles qu'avant depuis qu'il vivait seul. Entretenir tout seul un aussi grand édifice était de plus en plus laborieux. Au moins, on peut dire que cela l'occupait une bonne partie du temps. En dehors de cela, Axel n'avait pas vraiment de passion ou même un job qui lui permettrait de se distraire de la solitude. Un jour, notre jeune ami devrait bien se bouger pour être un peu plus "actif". Mais en attendant, l'important était de garder cet endroit propre.

Une fois le matériel de ménage rangé, notre jeune ami regarda par une des fenêtres de son manoir et constata que les gros nuages noirs qui menaçaient depuis plusieurs heures se mirent à pleurer. Il ne fallut que quelques secondes avant que la pluie s'intensifie de façon significative. Axel décida de se retirer dans la pièce à vivre au fond du long couloir. Il ouvrit la porte de l'endroit et fixa la cheminée qui ne crachait plus qu'un petit feu timide. Il se décida à prendre une bûche soigneusement rangée dans une installation prévue à cet effet et la posa délicatement dans les braises ardentes. Il alla par la suite s'asseoir dans son fauteuil situé juste devant la cheminée et contempla les flammes qui commençaient à grandir. Il se saisit de son tisonnier et remua les morceaux de charbon rougeoyants. Le feu commençait à danser de plus en plus. Le reflet orangé et chaud reflétait dans les yeux d'Axel.

Tout en remuant les braises, notre jeune ami était plongé dans ses pensées. Il songeait à son avenir. Difficile de se trouver une voie dans le monde du travail quand on a passé une grande partie de sa vie à assister quelqu'un. Peut-être que ses connaissances du monde de l'entreprise lui permettraient de sortir la tête de l'eau. Il irait sûrement en ville dans la semaine, histoire de prospecter quelque part. Et puis... peut-être qu'un peu de compagnie lui permettrait de se reprendre en main. Même si l'idée d'avoir un humain à son service le mettait quelque peu mal à l'aise, cela pourrait être une bonne alternative s'il voulait aider son prochain.

Un bruit de verre brisé sorti notre jeune ami de sa "méditation". Il se tourna lentement et se concentra sur ce qu'il venait d'entendre. Était-ce le tonnerre ? Non. Trop proche, trop net pour que cela vienne de l'extérieur. Après quelques secondes, il se décida à sortir de son fauteuil et retourna dans le long couloir. Au loin, il constata qu'une fenêtre avait ses rideaux qui bougeaient rapidement au rythme du vent. Axel après un bref moment d'hésitation s'approcha de l'endroit en question et aperçut avec stupeur que la vitre était cassée. Des traces de boue ornaient le contour de la fenêtre et le sol.

En plus d'avoir réduit plusieurs heures de ménage en miettes, notre jeune ami se demanda quel malotru pouvait bien s'introduire dans sa demeure. Qui que ce soit, il constaterai rapidement qu'il n'y avait pas vraiment d'objet de valeur dans ce manoir. Après quelques secondes à analyser cette fameuse scène de crime, Axel entendit un léger bruit d'eau provenant de la salle de bain. Le fautif après s'être introduit chez lui par effraction semblait vouloir prendre du bon temps avec une douche. Au vu de la boue qui était éparpillée un peu partout, il y avait fort à parier que cette personne recherchait juste à se mettre à l'abri par ce temps de chien.

Notre jeune ami afficha un petit sourire. Il était presque amusé de la situation. Frapper simplement à sa porte et demander aurait certainement été plus simple, et aurait pu éviter de faire des dégâts. Axel se dirigea devant la salle de bain et entendit que la douche ne coulait plus. Il hésita à rentrer. Mais après tout, c'était chez lui non ? Ni une ni deux, le jeune hybride ouvrit la porte. La fumée s'échappa de toute part. La pièce était recouverte d'une épaisse buée. Une fois ses yeux habitué à ce brouillard, Axel aperçut des vêtements sales éparpillés par terre. Son sourire devint de plus en plus important en constatant ces circonstances des plus cocasses. En revanche, il perdit rapidement son air amusé lorsqu'il aperçut une silhouette féminine qui paraissait quelque peu... dénudée.
Contre toute attente, notre jeune ami garda son calme et essaya de ne pas paraître trop intrusif envers la personne. Il se contenta de refermer lentement la porte avec un air quelque peu gêné. Histoire de sauver les apparences Axel tenta de créer un contact avec cette femme pour éviter que la situation ne dérape. Après tout, il n'avait vu d'elle que sa silhouette.

"Il vous faut des vêtements propres, je reviens"

Il fini par refermer complètement la porte et se dirigea dans le dressing non loin d'ici. Il saisit un peignoir ainsi que quelques vêtements oubliés invitées de son ancien maitre. T-shirt, manteau, imperméable, chemisier, pantalon, jean, chaussures de ville, espadrille, bref, il y avait l'embarras du choix. Après avoir saisit quelques-uns de ces vêtements, notre jeune ami les plia et les disposa soigneusement sur une table. Il revint par la suite en direction de la salle de bain, entrouvrit la porte et tendit le peignoir à la jeune femme. En prenant soin de ne pas la regarder.

"Il y a ... une cheminée à côté. Si vous voulez vous réchauffer un peu"

Le jeune homme savait pertinemment que cette personne n'était peut-être pas chargée que de bonnes intentions. Mais en attendant, tout ce qu'elle avait fait de mal fût de casser une vitre et prendre une douche. En somme rien de condamnable aux yeux d'Axel.
avatar

Fiche Perso
Sexualité :: Hétérosexuel
Âge:
En bref !:
♔ Mâle gentil & attentionné ♔
♔ Mâle gentil & attentionné ♔
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 140
Date d'inscription : 26/02/2018
Revenir en haut Aller en bas
C'était fermé, j'me suis dis que je pouvais entrer (Ft. Axel Norellsen)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» SYSIS • J'suis désolée c'était pas fait exprès !
» Noob, je suis un noooob!
» La «frontière» est-elle carrément fermée entre Haïtiens et Dominicains même au Q
» ATTENTION K-PLIM JE SUIS CONTRE TOUT RECYCLAGE DE RENE CIVIL...JWET SE JWET ...
» Il était une fois... Carrefour!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Domination Hybride :: les faubourgs réhabilités :: Les habitations luxueuses :: Manoir d'Axel Norellsen-
Sauter vers: